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 SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.

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CASSIEjump and touch the sky

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MessageSujet: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Lun 14 Mai - 15:39

‟ Spencer Black & Cassie Prince ”

« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



Je lance un regard à l’horloge murale qui se trouve dans la salle de dessin de l’université et je me rends compte qu’il est déjà largement tard. Bon, pas de quoi en faire un drame, mais assez pour qu’il ne reste qu’une petite poignée d’étudiants qui se trouvent ici. Les autres ont filés depuis longtemps, ce que je peux comprendre. Néanmoins, si il y a bien une chose qui me motive à être ici aussi tard : c’est le dessin. J’ai pris cette matière en option parce que je suis passionnée par l’art et que je dessine moi-même souvent. Seuls les professeurs ont eu l’occasion de voir mes griffonnages, pour les autres, je n’ai pas une assez grande confiance en moi. Alors, dès que je rentre à la maison, je range le tout dans un coin de ma chambre. De toute façon, je sais que mon père ne fouillera pas ma chambre, ce serait dramatique et nouveau prétexte à nos disputes incessantes.

Je range mes affaires dans mon sac et quitte la salle, me retrouvant ainsi dans tous ces couloirs. Il arrive que je me perde ou que je me trompe de chemin. Parfois, je suis vraiment une tête en l’air. Et là, par exemple, il faut bien évidemment que je tombe sur les sportifs qui terminent l’entrainement du jour. Ces mecs-là, je suis incapable de les voir, je les trouve lourd et suffisant. Ils pensent vraiment que les muscles sont un atout majeur dans une prétendue séduction, qui en fait, n’en n’est rien. Ils draguent comme des lourds, même un éléphant pourrait être plus délicat que ça. Et comme d’habitude, un sportif me colle : Jason. Ce type vraiment bizarre qui me suit partout où je vais. Malheureusement pour moi, nous avons même des cours en commun, mais je crois qu’il ne comprend pas le sens du mot « non ». Parfois, il me force même à fuir en courant, comme la dernière fois. C’était terrible.

MERDE IL M’A VU LE GROS DÉBILE ! OK, respire Cassie, ce n’est pas grave. Je jette mon sac sur mon épaule en faisant demi-tour rapidement. Il n’aura pas encore l’audace de me suivre alors que je le recale à chaque fois, pas vrai ? « CASSIE ! HÉ ! Attends-moi, Cass ! » hurle-t-il alors que j’entends ces pas qui se rapprochent de ma fine silhouette. J’accélère la cadence, en priant intérieurement pour qu’il se casse la gueule et qu’il se fasse très très mal. Le genre de blessure où on ne le verra plus avant une trentaine d’années. Du moins, le temps que je termine mes études dans cette université. Bon, plus de temps à perdre, il se rapproche. Je prends le couloir de droite et commence à courir comme une folle. Je suis pas très sportive, mais quand il le faut, je suis imbattable.

Rapidement, je trouve la bonne sortie de l’université et me retrouve dehors. Je traverse tout le campus en courant et m’arrête une fois le portail passé. Je me penche en avant, les mains sur les genoux et je respire un grand coup. J’ai eu chaud, encore un peu, et j’aurai vraiment eu envie de lui coller une droite dans les dents, histoire qu’elles tombent. « Oh, tu es là ! Je croyais t’avoir perdu ! » Je sursaute comme une malade et me retourne en voyant le Jason. Je vais pleurer. Je sens des larmes de rage qui montent et qui me brûlent. Je vais le tuer. « TU ME GONFLES, JASON ! » hurlais-je en lui balançant un coup de pied dans le genoux. Et de nouveau, je fuis le plus loin possible de ce boulet national. Si seulement il pouvait avoir des vues sur une nouvelle proie, ça m’arrangerait follement.

Putain, je suis où, là ? J’ai été tellement vite que je me suis complètement trompée de chemin. Heureusement, j’ai prévue que j’allais être présente tard à la maison. Mais quand même... c’est pas franchement un coin qui me rassure. Il fait sombre, les gens paraissent assez étrange et regardent les autres de côté. Je traverse plusieurs rues en essayant de m’orienter, mais avec moi, ce n’est pas une tâche facile à accomplir. Il faudrait que je trouve l’arrêt du bus, mais où se trouve-t-il ? La question demeure... Je tourne encore et cette fois, je me retrouve dans une ruelle qui mène à une autre ruelle et ainsi de suite. Bordel, j’ai peur. Et cette peur devient encore plus présente lorsque j’entends des pas qui ne se calquent pas aux miens. Peut-être est-ce mon imagination ? Mais oui, allez ! Je suis toute seule. Je respire et poursuit ma route, mais les bruits deviennent plus réels encore. Me dites pas que c’est le crétin qui m’a suivi jusqu’ici ? Non, il est pas si con que ça. Je m’arrête brusquement et tourne sur moi-même en regardant autour de moi, essayant de distinguer quelque chose dans la pénombre, mais c’est peine perdue. « Il y a quelqu’un ? » demandais-je d’une voix très craintive. Impossible pour moi de ne pas faire autrement. « Si il s’agit de l’autre boulet de l’université, je suis armé ! » dis-je pour me donner une certaine contenance. Puis, c’est vrai, j’ai une arme ! Un sac à dos... ça compte ?
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Lun 14 Mai - 16:24


Pris au piège, tu frappes dans les murs, tu deviens fou, tu n’en peux plus. Tu te dis que la vie est bien trop compliquée pour être comprise. Tu perds espoir, tu es entrain de couler, tu n’as plus pied. Alors, doucement, tu t’étends sur le sol et ferme les yeux. Tu t’abandonnes à tes pensées, tu rends les armes. Se battre est une chose bien trop épuisante, tu n’as plus la force de résister. Dieu sait que tu as essayé mais, lorsque les rêves laissent place à des cauchemars, tu perds ta force, tu perds ton envie de vivre et lentement, ce qui était ta chambre, devint ta prison.

Heureusement, ce n’est qu’un cauchemar parmi tant d’autre. Tu le fais souvent, ce n’est rien, ce n’est pas dramatique mais cela ne t’empêche pas de te réveiller en sueur, les yeux écarquillés. Sans le savoir, tu as dormi toute l’après-midi. Il est tard désormais et la faim commence à se faire ressentir. Ce n’est pas une faim ordinaire, toi-même tu ne l’es pas. Tu prétends être un exceptionnel et immortel mais il n’en est rien. Tu n’es qu’un Vampire en quête de vengeance. L’amour nous pousse à faire des choses idiotes : certains se suicident, toi, tu veux venger celle que tu as longtemps aimée. Ton « cœur » se serre à cette pensée. Il t’arrive parfois de songer à ce que serait ta vie actuelle si elle était encore là. Tu t’es juré de ne plus jamais retomber amoureux mais humain ou pas, tu n’échappes pas à la règle. Tu préfères l’éviter, l’ignorer. Doucement, tu sors de sous ta couette et prends le premier tee-shirt qui croise ton regard. Tu l’enfiles. Tu ramasses ton jean qui tu as jeté par terre, il y a de cela quatre heure. Tandis qu’il glisse le long de tes cuisses, tu penses à la faim qui te ronge un peu plus, c’est une sensation dont tu ne te lasseras jamais. Tu boutonnes ton pantalon, prends une veste et sort de ton appartement. Tu n’as pas vraiment d’idée, tu ne sais pas vraiment où allez, tu vas juste te laisser conduire jusqu’à ta prochaine proie. Tu descends les escaliers en courant et sort de l’immeuble. Instinctivement, tu bouches ton nez, fichu clochard. Tu fronces les sourcils et tu te mets à courir, te souciant peu de qui te regarde ou pas. Tes pas te mènent vers Baltimore, tu ne sais pas pourquoi mais tu as comme un pressentiment… oui, tu sens que cette soirée va être riche en émotion et en amusement. Cette pensée te fait sourire. Tu marches, tu croises de jolies filles qui te regardent, les yeux remplis de désir. Il faut avouer que pour un homme de cent trois ans, tu es plutôt bien conservé. Avant de devenir vampire, tu étais déjà convoité mais depuis que ta peau a blanchit, toutes les femmes te veulent. A ce qu’il paraît, tu es la cible d’un bon nombre d’étudiantes et ce n’est pas pour te déplaire.

Alors que tu marches, tu fais attention à chaque personne que tu croises. Aucune proie intéressante et tu commences à tomber dans le désespoir le plus total. Tu te refuses à planter tes crocs dans la première nuque venue, il faut que ce soit amusant, intéressant. Tu es bien trop exigeant mais c’est tellement drôle d’insuffler la peur. Le bonheur d’être un vampire réside dans la chasse, ceux qui se nourrissent d’écureuils ne peuvent comprendre ce que c’est mais toi, tu le sais et jamais tu ne t’en lasseras. L’idée de ne pas prendre du plaisir à tuer te fait frissonner, ton instinct te pousse à allez t’aventurer dans une ruelle sombre. Effrayé ? Pas le moins du monde, qui pourrait te faire mal, franchement ? Après tout, briser une nuque est tellement facile pour tes doigts agiles. Tu marches sans vraiment savoir pourquoi. Tu commences à te sentir moins seul, il y a quelqu’un avec toi dans cette ruelle. Une femme qui semble partagée entre l’envie d’aventure et la peur. Cela te fait sourire, il semblerait que tu ais trouvé ta cible. Elle sent bon et cette odeur t’est familière mais tu ne saurais remettre un nom dessus. Une fille de l’université ? C’est fort possible. Devant toi, à quelques mètres, tu aperçois une silhouette. Elle s’est arrêtée. L’envie de jouer te prend soudainement, tu te déplaces sur sa gauche, tu espères qu’elle ne va pas gâcher ce moment avec un cri aiguë dont tu as horreur. Pourquoi les femmes se sentent-elles obligées de crier dès qu’elles ont peur ? C’est vraiment agaçant. Tu ravales ta salive et attends patiemment qu’elle fasse un mouvement mais rien, elle ne semble pas vouloir bougée. Elle observe autour d’elle puis elle se met à parler. Tu peux enfin remettre un nom sur cette odeur, sur cette silhouette, sur cette voix. Tu t’approches d’elle et pose une main sur son épaule en souriant : « Cassie. – Sans que tu t’y attendes, son sac à dos semble vouloir te frapper, tu l’évites et te met à sourire. – Voyons, ce n’est que moi… » Que toi. Ce petit jeu te fera toujours autant rire. Ah, Cassie. Quelle casse pied et pourtant, elle semble si… appétissante ? Oui. Une question te vint alors en tête, pourquoi n’as-tu jamais planté tes crocs dans sa jolie nuque ? Tu aimerais pouvoir y répondre mais tu n’y arrives pas… Pourtant, l’envie de la tuer t’as souvent traversé l’esprit mais tu n’as jamais mis ton plan à exécution. Elle se retourne et tu plonges ton regard dans le sien. Votre relation est tellement complexe mais elle se résume dans un regard, un regard remplit de haine et de désir. Même si elle se voile la face, tu sais parfaitement qu’elle ne te trouve pas aussi laid qu’elle le prétend, tu sais parfaitement qu’elle a envie de bien plus que de la haine, oh oui. Tout comme toi, elle veut bien plus qu’une relation basée sur des insultes, au détour d’un couloir. Peut-être que ce soir, tu vas pouvoir exaucée son vœu.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Lun 14 Mai - 19:32

‟ Spencer Black & Cassie Prince ”

« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



J’essaie de faire le vide afin que les bruits disparaissent de ma tête. Tout ceci est imaginaire. J’angoisse tellement que j’imagine des choses qui n’ont pas lieu d’être. Je respire un grand coup, je peux sentir une brise de vent qui court dans mes cheveux. Malgré ce que j’en dis, et malgré que j’essaie de m’en convaincre, la crainte me noue toujours l’estomac et perturbe mes sens. Je ne saurai dire ce qui m’effraie le plus, en fait. Mais, je compte bien être loin de cet endroit très vite. Et pour cela, il faut que je reprenne ma route. Mais, après les mots que j’ai prononcés, je suis incapable de faire un seul pas, comme si mon corps refusait obstinément de suivre les ordres de mon cerveau. Il me paralyse, il m’angoisse et je sens encore ce sentiment qui m’oppresse. Je suis ne pas seule ici, je le sais, je le sens. Je ne suis pas folle et je sais quand une personne se trouve près de moi.

Et lorsqu’une main se pose sur mon épaule, aussi délicat que soit le geste, j’ai un réflexe qui me connait bien ; mon sac devient une arme et j’essaie de frapper la personne avec. Je ne reconnais sa voix que plus tard et je maudis intérieurement de faire sa rencontre ici. Spencer, un cauchemar. Et lorsqu’il parle de nouveau, je serre les mâchoires. Son ton m’énerve énormément, et je sens déjà une pointe de colère qui monte en moi et qui traverse mes veines. Parfois, j’ai envie de hurler quand je suis en sa présence. Juste hurler. Rien de plus. Pas un mot, un geste, un regard. Un hurlement qui continuerait durant de longues minutes afin qu’il comprenne à quel point il m’insupporte avec ses remarques, ses mots, ses gestes, sa voix. Et son regard.

Il ne suffit que d’une seconde pour qu’ils se rencontrent. Je me retourne et je me plonge dedans. Il me déstabilise immédiatement. Je ne sais pas faire autrement. Je faiblis un instant alors que mes yeux refusent de voir autre chose. Dans cette pénombre, il est la seule chose que je sois en mesure de voir correctement. « Toi, c’est déjà trop. » dis-je en prenant un ton ferme et sans appel, qui se veut être cassant. Mais, parfois, c’est peine perdue. Si ma bouche lui affirme une chose, mon regard lui dit tout le contraire, et cela m’énerve. Je me reprends durant un instant, c’est presque un effort surhumain, mais je parviens à reprendre un air hautain et qui se veut haineux envers lui. Parce que ce n’est pas autre chose. Il m’exaspère et je n’en peux plus d’être sa cible favorite, bien que je le lui rende assez bien.

« Je n’ai pas de temps à perdre. Il faut que je rentre. » affirmais-je en lui lançant un bref regard. Mais, cette proximité nouvelle dans cette ruelle sombre me perturbe légèrement. Mon cœur rate un battement et je fais un pas en arrière, comme surprise. Il faut que je parte le plus rapidement possible. Mais, où suis-je encore ? Cette question n’a toujours aucune réponse depuis tout à l’heure. Je ne sais même pas dans quel coin de la ville je me trouve. « Qu’est-ce que tu fais là, d’abord ? » demandais-je pour gagner un peu de temps. Ridicule après mes affirmations précédentes. Mais, je réfléchis, du moins, j’essaie de le faire. Allez Cassie, tu es dans une ruelle sombre, il est tard et il faut que tu sois chez toi. Pense à ce que tu dois faire.

Le fait que je me parle à moi-même me donne une idée brillante. Il suffit simplement que je téléphone à mon père, et lui, il viendra me récupérer, peu importe l’endroit où je me trouve. Les mains tremblantes, je tâte les poches de mon jean, mais je ne trouve pas mon cellulaire. Merde ! Je glisse mes mains dans les poches de ma veste, mais toujours aucune trace de ce fichu appareil de malheur. Calme, je respire, tout est cool. Dans mon cas, il n’y a rien, je le sais parce que je ne mets jamais mon portable dedans. J’ai du l’oublier quelque part, mais je ne sais pas où. Peut-être ce matin, avant de partir. C’est fort possible, je suis trop tête en l’air. « Pour une fois, tu pourrais faire un bon geste et me prêter ton portable ? » demandais-je à tout hasard, pas réellement convaincue qu’il ferait preuve de bonne foi, mais ne sait-on jamais. Je ne peux pas être présente ici plus longtemps, il m’énerve, il me perturbe, il me rend dingue et ce, juste par un regard.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 11:22


Elle parle, tu l'écoutes d'une oreille distraite. Elle tente de te déstabiliser, de t'abaisser plus bas que terre mais ses propos ne t'atteignent pas. Il en faudrait bien plus pour te toucher, pour te blesser. Elle ignore tout de toi, que connait-elle réellement ? Un prénom, un visage. Elle te déteste autant que tu la désire. La haine et le désir sont réciproques. Elle le sait mais elle préfère nier la vérité, c'est tellement plus simple. « Je n’ai pas de temps à perdre. Il faut que je rentre. » Cette phrase ne te concerne pas, après tout, la retiens-tu ? Non. Ton regard se pose discrètement sur elle et du coin de l’œil, tu l'observes. Elle semble pressée, elle semble anxieuse. Malgré l'anxiété, les traits de son visage restent doux, elle essaie de ne pas le montrer mais tu l'intrigues, tu en es fier. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas de l'amour, c'est purement physique. Tu ne connais que trop ce qu'elle ressent. Cette anxiété, cette peur qu'il arrive quelque chose de mauvais. Comme le jour où ta fiancée t'as mordu, tu étais tellement effrayé, tu essayais de te montrer brave, de te comporter en homme mais plus d'un se serait enfuit à ta place. Pas toi. L'amour nous pousse à faire des choses étranges. « Qu’est-ce que tu fais là, d’abord ? » Tu n'as aucune réponse à lui fournir, tu pourrais très bien lui répondre que ton instinct t'as poussé à t'aventurer dans cette ruelle sombre mais pourquoi dire la vérité quand il est si simple de mentir ? Et dire que tu étais venu ici avec un seul objectif en tête : te nourrir. Tu en as l'occasion alors pourquoi ne lui sautes-tu pas dessus ? Tu refuses de céder à la facilité, tu as envie de jouer avec ses nerfs, jusqu'à ce qu'elle craque. Oh oui, ce serait tellement drôle. Tu esquisses un léger sourire à cette pensée. Plantée là, elle semble totalement perdue. C'est le cas, elle ne sait sans doute même pas dans quelle partie de la ville elle se trouve. Tu aimerais l'aider mais... non. Elle est drôle, ainsi. C'est bien la première fois qu'elle ne semble pas apte à essayer de te rabaisser. Elle te regarde du coin de l’œil, comme pour te surveiller, aurait-elle peur que quelque chose lui arrive ? Tu ne violes pas, tu te nourris mais, elle n’est pas censée le savoir.

Tu détournes le regard et observe le sol, mains dans les poches. Tu sens des mouvements devant toi, tu tentes un regard discret. Elle cherche quelque chose et tu ne tardes pas à devenir ce qu’elle semble avoir perdu ou oublié. « Pour une fois, tu pourrais faire un bon geste et me prêter ton portable ? » Pour une fois ? Aurais-tu déjà été mauvais envers elle ? C’est fort possible. Tu sors les mains de tes poches, un sourire satisfait aux lèvres. Elle est entre tes mains, elle est presque mûre, il ne te reste plus qu’à la cueillir, ne tarde pas trop. Doucement, tu t’approches d’elle, la faisant reculer contre le mur derrière elle. Tu hausses un sourcil, feignant la surprise. Tu le sens, elle te rend dingue et de toute évidence, c’est réciproque. Tu aimerais lui répondre quelque chose de cinglant mais tu as plutôt envie de la faire chanter. Ton regard se plonge dans le sien, vos visages sont trop proches pour s’arrêter en si bon chemin. Tu le sens, tu le sais que vos corps se rapprochent, comme des aimants. Pourtant, tu mets fin à cette proximité en t’éloignant légèrement pour te mettre à la recherche de ton portable. Tu le sors de ta poche et lui tend avec un sourire narquois. Sa main tente de saisir l’objet mais en vain, tu le lâches et celui-ci s’écrase sur le sol. Un bruit de verre brisé te fait comprendre que l’écran n’est plus en état de fonctionner. Ce n’est qu’une partie de ton plan. Prenant un air désolé, tu te baisses pour ramasser les débris de ton cellulaire. Elle semble marcher, serait-elle aussi naïve que ça ? Une fois les restes de ton iPhone rangés dans l’une des poches de ta veste, tu plonges ton regard dans celui de Cassie. « Je suis désolé… - Tu es très doué pour jouer la comédie mais est-elle obligée de le savoir ? – Comme quoi, je ne suis pas doué lorsqu’il s’agit de faire une bonne action. » En une phrase, tu viens de dévoiler tes intentions. Ta phrase était remplie d’ironie. A nouveau, vos corps se rapprochèrent. Elle tenta de reculer mais son corps se heurta au mur, une nouvelle fois. Vraiment, tu aurais aimé l’aider à s’enfuir, si tu avais été toi-même, si tu avais été l’ancien Spencer. Celui-ci était mort depuis bientôt cent ans, maintenant. Tu esquisses un sourire et approche ta main de sa joue, tu écartes une mèche qui semble vouloir cacher ses yeux et la met derrière son oreiller, toujours le sourire aux lèvres. Tu te mords doucement la lèvre et approche ton visage du sien, vos nez se touchent presque, tes lèvres frôlent les siennes. C’est bien trop doux, cela ne te correspond pas mais elle ne le sait pas. Délicatement, tu saisis son bras avant de te mettre à la serrer, un peu plus fort à chaque seconde qui passe. Son visage s’écarte alors du tient, peut-être faudrait-il qu’elle pense que le mur se trouve derrière elle et qu’il n’est pas bon pour sa santé de s’y heurter ainsi. « Voyons, Cassie. – Ton ton est froid, séducteur et moqueur. – Je sais parfaitement que la haine que tu me voues n’est qu’une cachette pour dissimuler tes réels sentiments à mon égard. » Tu ne parles pas d’amour mais bien de désir, il ne manquerait plus qu’elle tombe amoureuse de toi. Cela te ferait sans doute rire, oh oui…

Tu colles ton front au sien et l’embrasse sans lui demander son avis. Peut-être que si elle est performante, tu lui laisseras la vie sauve. Il suffit qu’elle te le prouve : une chose est sûre, votre relation ne sera plus vraiment la même, après ça. Tu n’espères qu’une chose, pour elle : qu’elle ne cherche pas à te résister et qu’elle se laisse faire car après tout, c’est tellement fragile une nuque, tellement facile à briser.

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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 13:26

‟ Spencer Black & Cassie Prince ”

« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



Pourquoi est-ce qu’il ne parle pas ? Pourquoi ai-je l’impression angoissante de n’être qu’une proie, un jeu ? Comme si le monde cessait brusquement de vivre, je ne vois plus que lui. Il est le seul que je sois en mesure de voir et d’entendre. Il pourrait y avoir des cris de l’autre côté de la ruelle, je n’y prêterais aucune attention. Même si je m’en cache autant que possible, je me sens anxieuse lorsque je suis en sa présence. Il a ce truc qui fait que je suis déstabilisée. Et à cause de ça, je me montre méchante et j’essaie de faire en sorte qu’il m’oublie, qu’il me lâche et qu’il disparaisse. Mais ce soir, je me sens prise au piège. Je me sens toute petite. Je suis vulnérable et je déteste cette sensation. Je suis à l’image d’une poupée de porcelaine que l’on manipule à sa guise et que l’on brise quand on le souhaite. Face à plus fort que moi, je suis incapable de sortir victorieuse d’une bagarre, même si celle-ci n’est faite que de mots, mais présentement, je sais qu’il y a autre chose.

J’angoisse, et plus les minutes filent, plus mes mains tremblent et deviennent moites. Le monde s’écroule et mes barrières psychologiques se baissent une à une. Il parvient à le faire, je ne sais comment. J’ordonne à mes jambes de fuir, mais elles ne répondent plus de rien. Je reste immobile, comme si je lui disais silencieusement de faire ce qu’il veut, que je ne bougerais pas, j’en suis incapable. Et lorsque mon regard rencontre de nouveau le sien, je me sens perdue. Mes prunelles colorés se mélangent aux siennes et j’ai l’impression d’être ailleurs, de vivre dans une autre dimension. C’est à l’image d’une hypnose, mais il n’a pas besoin de mot pour le faire. Son silence est suffisant. Son silence m’apaise et m’angoisse. Son silence me réconforte et me rend nerveuse. Spencer me donne cette boule au ventre, mais en même temps, parfois, c’est comme si j’avais des ailes. Il me fait ressentir des choses contradictoires. Je le hais et en même temps, il m’attire.

Quoi ? Non, c’est impossible. Je ne peux pas admettre une telle stupidité ! Il m’attire ? Et puis quoi, encore ? Je préfère encore qu’on me brûle les yeux plutôt qu’avouer cette chose immonde. Je ne peux être attirée par un homme que je hais continuellement, un homme que je ne supporte pas qui me donne des envies meurtrières dès que je le croise. Il faudrait que mes yeux ne rencontrent plus jamais les siens. Que nous devenons de parfaits fantômes l’un pour l’autre, je suis sûre que cela arrangerait les choses. Et présentement, il faut que je disparaisse de cette ruelle. Que je trouve le moyen de rentrer tranquillement chez moi, me claquer la tête contre un mur afin que ces idioties en sortent et me coucher avec un gros mal de tête. Je crois que ce plan, bien que douloureux, soit le plus parfait que je n’avais encore jamais eu.

Mais, il semblerait que le destin ait choisit de me rendre folle. Pas de portable, pas de père. Pas de père, pas de voiture. Pas de voiture, pas de maison. Pas de maison, présente dans cette ruelle sombre. Et qui dit ruelle, dit Spencer. Et en lui demandant son cellulaire, je ne sais même pas ce que j’avais en tête. Comme si il était capable d’une bonté soudaine envers moi. Il s’approche de moi, instinctivement, je me recule de quelques pas, mais il avance et le mur m’arrête brusquement. J’évite son regard, mais il est comme un aimant pour le mien, je me plonge dedans. Je suis stupide et je n’ai aucune bonne volonté. Reprends-toi, Cassie ! Et lorsqu’il s’éloigne un petit peu, un soupir m’échappe. Il vaut mieux que cette distance soit conservée sous peine que je ne perde définitivement le contrôle de mes actes. Mais, je l’observe. J’évite expressément son regard et lorsqu’il me tend son Iphone, je ne réalise pas de suite. L’espace de quelques secondes, j’y ai cru. Je tend la main afin de le prendre, mais celui-ci tombe sur le bitume et se brise. Je peste intérieurement en le voyant ramasser les morceaux. J’ai envie de le frapper, de lui faire mal, de lui dire à quel point je le hais, mais je reste muette et je ne bouge pas. Pourquoi faut-il que tout aille de travers ?

« Je suis désolé… » me dit-il et je n’y crois pas une seule seconde. Croit-il vraiment que je sois naïve ou stupide à ce point ? Certainement pas. Je sais encore reconnaître une personne qui est désolée et une qui ne l’est pas. « Comme quoi, je ne suis pas doué lorsqu’il s’agit de faire une bonne action. » Je peste de nouveau et une petite grimace déforme un instant mes lèvres. Je réalise que je suis vraiment prise au piège, comme je l’avais pressenti tout à l’heure. Et son ton ironique m’exaspère, au moins autant que ce nouveau rapprochement. Je recule de nouveau, mais cette fois, mon dos heurte violemment le mur. Je suis frêle, je suis fragile, je ressens déjà une petite douleur dans mes omoplates, mais je ne dis rien. Je ne veux pas qu’il sache. Je ferme les yeux lorsque de sa main, il replace une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Le frôlement de ses lèvres contre les miennes m’arrache un cri muet, qui reste au fond de ma gorge. Je déglutis lentement et rouvre les yeux afin que mon regard s’ancre de nouveau au sien, je n’ai plus le choix. Il me tient.

Et ce, dans tous les sens du terme. Sa main serre mon bras et m’arrache une nouvelle grimace de douleur. Je recule mon visage du sien et le mur reçoit l’arrière de ma tête. Quelques larmes montent et scintillent dans mon regard, mais elles ne couleront pas. Pas pour lui, pas comme ça. « Voyons, Cassie. » bien que son ton soit froid, je frissonne bien malgré moi. Tout se bouscule dans ma tête, tous mes sens deviennent fous et incontrôlables. « Je sais parfaitement que la haine que tu me voues n’est qu’une cachette pour dissimuler tes réels sentiments à mon égard. » Je serre les mâchoires et le regarde, je secoue négativement la tête. « Tu te trompes, Spencer. - je marque une légère pause, ma voix se brise. - Je te hais. Et cette haine ne fait que s’accroitre avec le temps. » dis-je en essayant de m’en convaincre en même temps. Il est hors de question qu’il soit convaincu que je ressente la moindre chose pour lui !

Malheureusement, il ne suffit que d’un baiser pour que mes paroles disparaissent dans la nature. Ses lèvres entrent en contact avec les miennes, et c’est à l’image d’une tempête dévastatrice qui détruit tout sur son passage. Tout s’envole, tout éclate, tout disparaît. Il n’y a plus rien, juste ce contact qui me maintient encore debout. Mon côté rebelle veut que je me débatte un peu, et je le fais. J’essaie de le repousser à l’aide de mon autre bras, mais je n’ai pas une grande force. Mon corps se mouve pour briser cette étreinte forcée, mais cela n’a plus d’effet que cela. Et finalement, je m’abandonne entièrement au contact de ses lèvres qui dansent avec les miennes. Je le hais, je le hais, je le hais... Ces mots sonnent dans ma tête, comme si je voulais encore m’en convaincre, même si mon manque de résistance prouve une chose ; il avait raison. Ma haine cache autre chose : un désir inavouable. Un désir qui pourrait m’être fatal dans ma haine envers lui et ce qu’il représente.

« Ne fais pas ça... » murmurais-je en reculant doucement mon visage, rompant le contact de nos lèvres. Mes mots n’ont presque aucun sens, je suis déconnectée de cette réalité qui me semble être si absurde. Je veux m’enfuir, mais en même temps, je veux être là, avec lui. Je n’oppose plus la moindre résistance, je suis comme une poupée de chiffon, cette fois-ci. Encore plus manipulable que l’autre, beaucoup moins forte, mais toujours aussi fragile dans sa façon d’être.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 14:27


Un lien étrange vous unit, préférant le nier, tu as commencé à lui vouer une haine indescriptible. Ton instinct t’a poussé à pénétrer dans cette ruelle sombre à l’aspect douteux, peut-être aurais-tu du t’abstenir. Le piège s’est refermé, vous êtes piégés comme des oiseaux dans une cage. Elle tente de te repousser, elle tente de mettre fin à cette étreinte qui vous lie mais en vain, tu n’en as que faire. Tu l’as veux, tu l’as désire et c’est réciproque. « Ne fais pas ça... » Dit-elle en murmurant, éloignant son visage du tient, rompant ainsi le contact de vos lèvres. Elle n’en pense pas un mot, elle n’a qu’une envie, même si elle refuse de se l’avouer : que tu continus. Il y a quatre-vingt ans, tu aurais sans doute reculé, te confondant en excuses mais tu n’es plus ce garçon sans ambitions, sans courage. La souffrance t’a fait grandir, elle t’a endurci. Tu dis que rien ne t’atteint mais il n’en est rien, tu n’es peut-être pas humain mais tu n’en restes pas moins fragile. Combien de fois as-tu voulu pleurer en repensant à son visage ? Tu essais, chaque soir, de te souvenir de sa voix mais les souvenirs s’effacent lentement, un par un, laissant place au vide. Tu ne veux pas l’oublier, tu ne veux pas oublier celle que tu as aimée pendant si longtemps. Tu aimerais croire que les sentiments ne s’estompent pas avec le temps, avec l’absence mais c’est faux. Pourquoi cherches-tu tant à te convaincre que le mensonge est la seule solution à ta situation ? Tu n’es pas aussi courageux que tu le prétends, au fond, tu restes le jeune homme adulte doux et attentionné que tu as toujours été. Tes yeux sont fermés, tu ne peux pas, tu ne veux pas repenser à ce passé si douloureux. Tu n’as jamais réussi à vivre dans le présent alors pourquoi essayer maintenant ? Cassie et Emily se ressemblent tellement, elles ont le même caractère, la même façon d’être. Tu as osé la comparaison et tu te détestes pour ça. Tu ne peux pas comparer la personne que tu aimes à une personne que tu hais. Pendant quelques secondes, tu te demandes qui est qui. Après tout, ta Vampire de femme t’a abandonné, elle t’a laissé te noyer dans la douleur et dans la tristesse. La colère monte, tu bouillonnes. Jamais tu n’as pensé que c’était de sa faute et pourtant, c’est le cas : elle n’a pas voulu partir de Londres. Tu lui avais vivement conseillé mais, têtue, elle n’a pas voulu t’écouter. Tu commences à douter de l’amour qu’elle éprouvait pour toi. Et si tu n’avais été qu’un objet manipulé avec habilité ? Tu penses que c’est idiot mais cette pensée ne te quitte pas. Pourquoi se serait-elle sacrifiée pour te garantir la vie d’immortel que tu convoitais tant ? Ce jour-là, tu aurais dû mourir mais ce ne fut pas le cas. Tu ne veux pas y penser, pas maintenant, jamais.

La tête baissée, perdu dans tes songes, tu cherches une réponse à tes interrogations mais tu n’y arrives pas. Sa présence, elle te déstabilise, elle te rend fou. Tu n’as aucune idée de pourquoi mais c’est plus fort que toi, maintenant que tu as gouté à ses lèvres, tu as du mal à t’en passer. Elle te fait l’effet du sang, elle te fait l’effet d’une drogue. Pour la première fois depuis longtemps, tu n’as pas envie d’être brutal, tu as juste envie d’être toi-même. C’est pathétique, tu fais pitié mais tu n’en as pas conscience. Tu es trop occupé. Ta main froide glisse sur sa joue, tu l’as sent frissonner sous tes doigts et cela te fait sourire. Vos regards se croisent, ton cœur se met à battre plus vite, vos lèvres se touchent, ton cœur s’arrête l’espace de quelques secondes. Elle te fait un effet que tu aurais préféré ne jamais connaître ou plutôt, retrouver. Elle est faible mais elle n’est pas la seule à être dans cette situation, tu l’es tout autant. Tu te laisses aller, tu ne te soucies pas de ce qui pourrait arriver par la suite. Vos lèvres jouent un jeu dangereux, tout comme vous. Il est fréquent pour toi de t’engager dans des chemins qui ne te mèneront nulle part mais, pour une fois, tu n’as pas cette impression, tu n’as pas l’impression d’être perdu. Malheureusement, le moment de plaisir est de courte durée : tu as faim et c’est une chose à laquelle tu ne peux échapper. Tu romps votre baiser et dirige tes lèvres vers son cou. Ta main glisse de sa joue à sa nuque. Tu as du mal à résister, tu n’en peux plus et tu aimerais que tout cela s’arrête. Tu ravales ta salive, fermes les yeux et embrasse son cou. Elle frissonne sous tes baisers. Avec les autres filles, il était si facile pour toi de te contrôler, le désir n’était pas autant présent, elles n’étaient que des objets que tu manipulais comme bon te semblaient mais là… ce n’est pas le cas. C’est autre chose, quelque chose que tu n’arrives pas à définir malgré tes efforts. Tu as envie de planter tes crocs dans sa nuque, tu as envie de la vider de son sang mais en même temps, de la garder en vie. Si elle venait à apprendre ce que tu es, elle te frapperait sans doute avec son sac-à-dos. Les yeux fermés, tu essais de ne pas perdre de vue ton objectif mais tu te rends compte que celui-ci est déjà loin depuis bien longtemps. Si tu n’avais pas repensé à ta faim, si tu n’avais pas cherché à lui embrasser le cou, tu n’y aurais sans doute jamais repensé. Bon sang, pourquoi faut-il qu’elle soit appétissante ? C’est la question que tu ne cesses de retourner encore et encore dans ta tête sans parvenir à trouver une réponse. C’est comme ça, c’est tout, tu es mal tombé. Pourquoi lui faire du mal te dérange tellement ? Votre relation est basée sur la haine et cela doit rester comme ça. Tu essais de te convaincre, tu ne cesses de te le répéter mais en vain.

Tu ne sais plus comment faire, tu ne sais plus comment te comporter. Tu stoppes tes baisers mais il est trop tard, tu ne peux plus reculer. Elle ne comprendrait pas, elle s’arrangerait pour faire de toi l’homme qui ne va jamais au bout des choses. Tu ne peux te résoudre à la tuer et pourtant, c’est ce que tu feras, une fois que tout sera finit… si elle ne meurt pas au cours de votre ébat, ce qui, en y repensant, est fort probable. Encore une chose à laquelle tu n’aurais pas du penser. Tu t’écartes d’elle brusquement. Ce dilemme te prend la tête, tu perds doucement le contrôle de toi. Tu aurais pu très bien partir sans demander ton reste mais de toute évidence, elle ne semble pas de cet avis : elle vient t’embrasser, elle vient continuer ce que tu as commencé, se souciant peu de ce que tu ressens, appréciant sans doute le fait de te mettre mal à l’aise. Les femmes, des manipulatrices hors-pair…
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 15:08

‟ Spencer Black & Cassie Prince ”

« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



Je renonce à mes convictions, à mes pensées, à ma façon d’être. Je ne suis plus rien, je ne suis plus celle que j’avais été quelques instants plus tôt. Je voulais qu’il s’éloigne, qu’il disparaisse. Je voulais qu’il ne soit plus jamais présent dans ma vie et qu’il s’envole aussi rapidement que lorsqu’il était entré dans ma vie. Pourquoi dévaste-t-il tout dans mon esprit ? Pourquoi est-il cette tornade qui bouscule tout et qui me rend si fébrile ? Ma bouche lui affirme une pensée lointaine, alors que mon corps lui répond tout le contraire. Mes lèvres se mouvent avec aisance contre les siennes, comme si elles se connaissaient depuis des milliers d’années, comme si elles se retrouvaient après une longue séparation. Je ne comprends plus rien. Je ne veux pas le faire, je ne veux pas être une proie entre ses bras. Je ne veux pas être la souris et qu’il soit le chat qui me pourchasse, qui me traque jusqu’à ce que je tombe dans ses filets. Mais, il faut que j’admette la vérité ; je suis déjà prise dedans et je m’y enfonce davantage encore, malgré ce que j’en dis.

Je lui demande de ne pas le faire. Qu’il cesse et qu’il s’éloigne. Par pitié, oui, va-t-en, Spencer, laisse-moi reprendre mes esprits et séparons-nous maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Nous nous haïssons, on ne peut faire autrement et nous n’en n’avons pas le droit, même. Tu représente ce que je ne supporte pas, et pourtant, je ressens ce désir immense pour toi. Mais ça, tu l’ignorais jusqu’à maintenant. Il aurait fallu qu’il en soit ainsi à jamais. Pourquoi a-t-il fallu que tu me piège dans tes bras ? Je suis comme une prisonnière que l’on enferme entre quatre murs, je n’ai plus aucune sortie de secours, je suis enfermée. Le temps se suspend, tout s’arrête. Je te parle, mais tu ne m’entends pas. Je te parle mentalement pour évacuer tout ce que je ressens, tout ce que je voudrais te dire. Il faut que ça cesse. Libère-moi de ton emprise.

Le contact de sa main sur ma joue me rend folle, je frissonne. Ma peau réagit immédiatement, elle ne sait pas faire autrement. Mes yeux rencontrent de nouveau les siens et je pars de nouveau vers cet autre monde qui m’ouvre ses portes, qui m’accueille sans que je le comprenne réellement. Mes lèvres réclament les siennes, et ce nouveau baiser me fait l’effet d’une bombe. Une fois le baiser rompu, je sens sa main qui glisse jusqu’à ma nuque, ses lèvres qui rejoignent la peau de mon cou et je frissonne de nouveau, je perds le contrôle, je ne suis plus moi-même. Je suis à sa merci et il le sait très bien, j’en suis certaine.

Que dirais ma mère en me voyant ici ? Ce n’est certainement pas ainsi qu’elle a élevée sa fille. Et mon père, je présume qu’il ferait une attaque en voyant cette scène surréaliste. Et pourtant, je m’en moque. Ils n’existent plus. Dans mes pensées, tout est flou, tout se bouscule, c’est la fin. Je veux que cette haine revienne entre nous, que l’on se dispute, que l’on se fasse du mal. Je voudrais le blesser, lui faire comprendre que tout ceci n’est rien pour moi et qu’il ne compte pas, qu’il ne comptera jamais. Malheureusement, tout semble être contre moi. Les yeux clos, je ne pipe pas mot, je préfère sentir la douceur de ses lèvres contre ma peau et j’en frissonne, mon corps en réclame davantage encore. Mais lorsqu’il s’écarte, je reste incrédule.

Est-ce que le fait qu’il ce soit éloigné qui me perturbe, ou bien le fait que je me sente vide lorsqu’il n’est plus contre moi ? Je ne saurais le dire. Pas un seul son se fait entendre. Nous sommes silencieux, mais moi, je le regarde. Je l’observe attentivement et me demande si une guerre fait rage dans son esprit, comme c’est le cas dans le mien. Une bataille entre le bien et le mal, une bataille entre la conscience et l’inconscience, la responsabilité ou insouciance. Peu m’importe. Je me sens vide, je me sens seule, j’ai besoin de combler cet espace qui nous séparent. J’avance d’un pas, nos corps se touchent de nouveau et mes lèvres s’écrasent brusquement contre les siennes. Ma main droite glisse sur sa nuque et nos visages se rapprochent davantage encore. Quelques perles mouillées glissent le long de mes joues, elles sont incontrôlables et je ne sais pourquoi elles coulent ainsi. Je ne suis pas triste, je ne suis plus en colère. Je réalise simplement que cette haine n’était qu’un masque invisible pour cacher ce sentiment qui me ronge depuis que je le connais, depuis que nos regards ce sont croisés. Mon baiser se fait plus violent, plus sauvage, mes sens prennent le dessus sur mes gestes. Est-ce mal ? Est-ce bien ? Je ne sais pas et je m’en fiche tant qu’il se trouve là. Emprisonne-moi...
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 15:59


Tu aimerais lutter mais ce n’est plus possible. Désormais, tu n’es plus qu’un objet entre ses mains, qu’elle fasse ce qu’elle veut de toi, tu ne peux plus résister, tu ne peux plus ignorer ce sentiment qui te ronge. Depuis que vos regards se sont croisés, tu ne fais que penser à elle, la haïssant, essayant de te convaincre que tu ne ressens qu’une profonde haine à son égard. Ce n’est pas de la haine, c’est un sentiment bien plus fort, un sentiment qui complète si bien tout ce que tu as pu ressentir jusqu’à maintenant. Tes lèvres collées aux siennes, tu ne penses plus à rien, tu abandonnes le combat, tu en veux plus, beaucoup plus. Tu ne te soucies du mal que tu pourrais lui faire, tu n’y penses plus, tu veux juste sentir ton corps contre le sien, tu veux oublier tristesse, haine, tu veux tout oublier. Sa main droite glisse sur ta nuque, son baiser se fait plus violent et tu ne t’en plains. Grâce à elle, tu ne réfléchis plus et t’abandonnes à tes envies sans te soucier des conséquences, voilà bien longtemps que tu n’avais pas ressentit cela, trop longtemps. Tu te demandes ce que penserait Emily, en voyant cela. Voudrait-elle que tu refasses ta vie avec une autre ? Voudrait-elle que tu ressentes des sentiments aussi forts que ceux que tu avais pour elle, auparavant ? Tu te rends compte que son souvenir s’efface plus votre baiser s’intensifie, tu te rends compte que tu n’es plus le même, que tu es différent, doucement, tu reviens celui d’avant. Tu n’en as pas envie mais bordel, qu’est-ce que tu as envie de tes lèvres contre les siennes. Tu rends votre baiser beaucoup plus intense qu’auparavant, tu colles ton corps au sien de manière plus ou moins douce, la bloquant ainsi contre le mur derrière vous. Tu t’en fous d’être dans une ruelle sombre ou dans une chambre, plus rien ne compte. C’est une situation étrange dans laquelle tu aurais préféré ne pas t’aventurer mais, il est trop tard pour reculer et tu dois assumer. Tu romps le baiser et descend à nouveau tes lèvres dans son cou, le désir, l’envie de la mordre s’intensifie ce qui te fait devenir beaucoup plus ferme, plus brutal. Tes mains se baladent doucement sur son corps, sous son tee-shirt. Tes yeux se ferment, tu ravales ta salive, tes lèvres dans son cou, tu meurs d’envie de faire autre chose mais tu ne peux pas, tu n’as pas le droit. Doucement, tu commences à te rendre compte que tu ne pourras pas allez plus loin que des baisers, non, tu ne peux pas. Étrangement, tu ne veux pas lui faire mal, tu as envie de la protéger, pas de lui faire mal. Tu aimerais t’écarter d’elle mais elle te retient prisonnier. Tu mènes un combat sans pitié entre ta conscience humaine et celle Vampire. Ton bon et ton mauvais côté se rencontrent à nouveau. Tu serres le poing, la tentation est insupportable.

Prise de conscience. Tu as arrêté tes baisers, les lèvres au-dessus du cou de la jeune fille, tu allais la mordre sans t’en rendre compte. Tu t’écartes violemment, tu lui tournes le dos, tu ne veux pas la regarder, tu ne peux pas, elle te perturbe trop, la situation prend une tournure que tu n’aurais jamais osé imaginer. Tu ne sais plus quoi faire, tu es totalement perdu, elle te rend fou, tu es réellement entrain de devenir fou. Tu l’as sens s’approcher, tu te retournes et te retrouve nez à nez avec elle, les rôles s’inversent, elle te fait reculer jusqu’au mur, te bloquant, t’empêcher de t’échapper. Tu ne peux pas, tu aimerais tellement lui expliquer mais c’est impossible. Tu tentes de la repousser gentiment. « Cassie, arrête, on ne doit p… - elle te fait taire d’un baiser, tu y mets fin, écartant ton visage du sien, heurtant le mur – S’il te plaît, arrête, je t’en supplie… - Tu es au bord des larmes, tu n’as pas envie de lui faire du mal, tu ne peux pas et pourtant, tu crèves d’envie d’elle. Elle t’embrasse à nouveau, le désir reprend le dessus et tu y réponds, passant une main sur sa nuque, approfondissant le baiser avec violence. Tu es totalement perdu, tes sentiments prennent le dessus alors qu’ils ne le devraient pas. Ta prise de conscience te revient brutalement à la tête et encore une fois, tu mets fin au baiser. – Tu ne comprends pas, je ne peux vraiment pas, je… je ne veux pas te faire de mal alors pars, profite en… je t’en supplie… » Elle doit sans doute te croire fou, tu n’as pas envie qu’elle parte et elle ne le fait pas. Elle ne part pas, pourquoi est-ce qu’elle ne part pas ? Tu l’as pousse plus ou moins doucement et t’écartes d’elle au maximum, heureusement, elle n’est pas tombée. Tu fermes les yeux, tu lui tournes le dos, ta respiration se fait haletante, c’est bien la première fois que tu ressens ça. Faire l’amour avec d’autres filles ne t’as jamais gêné, tu t’en contrefichais de leur faire mal mais avec Cassie, c’est totalement différent. Tu ne veux pas la mordre, tu refuses de lui faire mal mais, pourtant, tu as une envie folle de goûter son sang, ne serait-ce qu’une fois. Tu t'appuis contre le mur à côté de toi et observe la jeune fille qui n’a pas l’air de comprendre. C’est comme si tu venais de lui faire une déclaration d’amour. Tu aimerais l’embrasser, juste une dernière fois, tu n’as pas envie qu’elle parte, tu n’as pas envie d’arrêter d’être avec elle, non, juste une dernière fois, juste une. Elle s’approche de toi et tu te redresses, tu ne sais pas trop ce qu’elle va faire et cela te perturbe. « Je n’aurais pas du t’embrasser, c’était déplacé. » Tu n’es pas convaincant, tu en crèves d’envie, ça se voit. Tu le sais parfaitement : si elle t’embrasse encore une fois, tu ne pourras plus la repousser. Tu n’es pas assez fort pour résister, tu ne t’es jamais entraîné car tu n’as jamais pensé qu’une chose comme celle-ci pourrait t’arriver.

T’es dans la merde jusqu’au cou et pourtant, ça te passe au-dessus de la tête. Tu te demandes comment tu vas t’en sortir, elle se colle à toi, tu commences à perdre tes moyens. T’as pas envie d’la tuer.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 18:36

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« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



Je m’abandonne entièrement à lui. À toi, ai-je même envie de dire. Comme depuis tout à l’heure, c’est silencieusement que je te parle, que je te dis tout ce que je ressens. Mes propos n’arriveront jamais jusqu’à toi, tu restera sourd à mes mots, à mes appels. Je me berce dans cette illusion que tu pourrais m’entendre et comprendre ce que je désire, mais, je sais aussi que ce n’est pas une évidence. Malgré mes pensées, mes désirs, tu ne peux savoir ce qui se passe en moi. Tu ignores que mes pensées se bousculent dans ma tête, qu’elles se heurtent les unes aux autres et qu’elles explosent et s’envolent en fumée. Tu ignores que ma conscience m’oppose une résistance en m’affirmant certaines choses avant de me dire son contraire le plus parfait. Ces contradictions me rendent folle. Tes lèvres me rendent dingue et je m’accroche à toi comme une naufragée s’accrocherait à sa bouée de sauvetage. Tu es l’île sur laquelle mon avion se crash. Tu es ce rocher à laquelle je m’accroche. Cette branche qui me permet de ne pas tomber encore plus bas. Tes lèvres me font tous ces effets, elles me sont précieuses. Je sais que dès à présent, j’en aurai besoin pour vivre et survivre. Aide-moi à reprendre le cours de ma vie. Je ressens ce besoin d’être près de toi, tu me fais du bien, tout comme tu me fais du mal. Pourquoi es-tu si contradictoire dans ta façon d’être ? Pourquoi suis-je aussi manipulable dans tes bras ? Qu’est-ce que tu m’as fais ? Quel sort m’as-tu jeté pour que je sois ainsi ?

Et lorsque tes mains s’aventurent sur mon corps, mon cœur heurt violemment ma poitrine. Il cogne à une vitesse folle, il ne s’arrête plus, il s’emballe. Je suis certaine qu’on pourrait l’entendre à des dizaines de mètres. Je suis convaincue que tu peux le sentir à travers nos vêtements, que tu l’entends battre à un rythme fou, comme si je venais de courir un marathon sans faire une seule pause. Il bat tellement vite que cela en est presque douloureux. Et pourtant, je te laisse faire. C’est comme si je t’appartenais, que j’étais totalement à toi. Je me suis abandonnée à tes mains, à tes lèvres, au contact de ton corps contre le mien. Suis-je folle de faire toutes ces choses ? Suis-je consciente de ce que je fais actuellement ? Oui, cela ne fait aucun doute. J’en suis tellement consciente qu’un soupir s’échappe de mes lèvres, que des frissons se dessinent sur ma peau. Mes yeux se ferment, ma main glisse le long de ton bras. J’ai besoin de ce contact entre nous.

Tu t’échappes et tu t’éloignes de moi, je ne comprends pas. Je te regarde, je voudrais comprendre. Mais tu ne m’offre que ton dos, même plus ton regard dans lequel je me plonge pourtant si facilement. Je ne peux pas être ainsi, immobile et ne voir que ton dos. J’ai besoin de notre contact visuel, que tu me regardes comme tu le faisais il y a encore quelques minutes. Qu’est-ce qui a changé si brusquement ? Je me sens orpheline, je me sens seule, je me sens petite quand tu n’es pas à mes côtés. Je me sens stupide, aussi. Je continue de te parler, mais je m’en fiche. Je m’approche de toi, je fais seulement quelques pas et tu te retournes vers moi. On se regarde, tu recules et j’avance. Tu te retrouve coincé contre le mur, comme je l’étais avant toi. Les rôles sont-ils inversés ? Suis-je devenue le chasseur et toi, la proie ? Je n’ose y croire. Tu n’es pas ainsi, tu ne l’as jamais été. Peut-être que cette situation nous perturbent trop tous les deux, mais je ne savais pas que j’aurai pu être déstabilisante pour toi.

« Cassie, arrête, on ne doit p… » Tu parles, mais je ne t’écoute pas. Le son de ta voix parvient jusqu’à mes oreilles, mais je ne veux pas entendre ce que tu me racontes. Tu as réveillé un feu en moi, un feu qui brûle et qui me consume. Je le sens, il est douloureux, j’ai mal. Je t’embrasse pour te faire taire. Ne dis plus rien, laisse-moi faire et poursuivons notre entretien si particulier. Mais, tu recules ton visage, ta tête heurt le mur. Je grimace doucement, je connais cette sensation. « S’il te plaît, arrête, je t’en supplie… » Sérieusement ? Tu me supplies ? Pourquoi le fais-tu ? Je me fiche de tes supplications, je me fiche que ce soit douloureux soudainement. Je veux te comprendre, mais je ne parviens pas à le faire. Je te regarde et mon cœur se serre, ton visage semble être hanté par quelques démons, peut-être des pensées contradictoires ? Mais je ne peux pas. Mon regard ne voit que tes lèvres qui lancent un appel aux miennes. Je n’y résiste pas. Je t’embrasse de nouveau et je me fiche du reste. Je veux que tu t’abandonnes à ton tour et que tout devienne comme ça l’était avant que tu ne t’éloignes de moi. Pourquoi ne ressens-tu pas que j’ai besoin de ça ? Tu me reviens doucement. Tes lèvres se mouvent avec les miennes, ta main glisse sur ma nuque et je me sens de nouveau prisonnière de ton étreinte. Malheureusement, tu le rompt de nouveau, je ne comprends plus. « Tu ne comprends pas, je ne peux vraiment pas, je… je ne veux pas te faire de mal alors pars, profite en… je t’en supplie… » Je reste interdite durant quelques secondes et je te regarde. Je suis perdue, tu réussi à me faire perdre la tête.

Je voulais partir, tout à l’heure, je voulais fuir, mais tu ne voulais pas. Tu m’as retenu ici, tu m’as embrassé, tu m’as plaqué contre ce mur et dès à présent, tu veux que je m’en aille, tu me supplie même de le faire. Mais, je ne peux pas, c’est au dessus de mes forces. Tu recule et t’appuie contre un mur, moi, je ne fais que te regarder. Je n’ai pas dit un seul mot depuis tout à l’heure. Parce que je veux comprendre. Je veux savoir qui te pousse à me fuir soudainement. Je ne vois plus de haine dans ton regard et cela m’intrigue davantage encore. Je pensais à ce retour brusque, mais ce n’est pas le cas. Je m’approche d’un pas, je veux être avec toi, contre toi ; à tes côtés, tout simplement. Je veux qu’on soit proche parce que je me sens trop mal lorsque tu t’éloigne. « Je n’aurais pas du t’embrasser, c’était déplacé. » Je souris doucement en haussant les épaules, je trouve cette phrase ridicule au vu des circonstances. Alors, cette fois, je prends une grande respiration, l’air gonfle mes poumons, mais je ne me sens pas mieux pour autant. C’est comme si tu étais devenu mon oxygène, je suis pathétique, il me semble. « Je ne peux pas le faire. - de nouveau, quelques larmes me brûlent les prunelles, je les retiens. - Je ne peux pas te fuir, il est trop tard. » Ma voix est douce, je suis calme et je m’approche de nouveau de toi. Je me mord violemment la lèvre et attrape ta main, j’entremêle mes doigts aux tiens, je me sens prisonnière, comme à chaque fois. Mais cette sensation d’être dans une cage dorée me plait assez, dans le fond. Je ne dois pas être très normale, mais qui l’est réellement en ce monde ?

« Tes supplications n’y changent rien, je suis incapable de le faire. Tu ne le remarque pas ? - ma voix se fait plus faible, plus douce alors que je retiens ces larmes qui perlent de nouveau aux coins de mes yeux. - Toi et moi voulons la même chose, j’en suis certaine et tu ne peux pas dire le contraire. » dis-je finalement en ancrant mon regard dans le tien. Tu sais que j’ai raison, comme tu avais raison lorsque tu disais que ma haine caché autre chose. Un sentiment plus fort et plus profond. Mon corps se colle de nouveau au tien, et mes lèvres caressent doucement les tiennes. Je prend ta lèvre inférieure entre les miennes et la mordille avec délice avant de t’embrasser plus franchement, glissant mon autre main sur ta joue que je caresse du bout des doigts. Je ne peux plus faire marche arrière, je suis sous ton emprise et je lâche prise.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 20:23


Elle sourit et hausse les épaules. Tu es distrait, tu n’oses pas la regarder, tu n’oses pas croiser son regard. « Je ne peux pas le faire. – cette phrase résonne dans ta tête, tant de choses se sont passées en une demi-heure - Je ne peux pas te fuir, il est trop tard. » On dirait les derniers mots d’une condamnée à mort, cette pensée ne fait qu’augmenter ton angoisse, tu en frissonnes. Des litres de sang ont coulé par ta faute et cela ne t’as jamais fait peur, cela ne t’as jamais atteint. Pourquoi maintenant ? Cette question te hante, tu n’y trouves pas de réponse. Tu réfléchis à ce qu’elle vient de te dire, tu essais d’y trouver un sens mais, tu n’y arrives pas. Cette sensation, ce sentiment d’impuissance, c’est trop pour toi. Elle s’approche doucement de toi, tu ne cherches plus à reculer, tu ne cherches plus à t’éloigner, non, tu ne veux plus fuir. Elle entremêle vos doigts, une sensation de bien-être t’envahit. Vous êtes devenus si proches en si peu de temps, c’est étrange, tu as du mal à suivre, tu as l’impression d’être pris dans une danse endiablée ou la seule échappatoire est de danser jusqu’à saigner, jusqu’à souffrir, jusqu’à la mort. Non, ce n’est pas la dernière solution, il y en a forcément d’autres. C’est trop compliqué, tu ne comprends plus ce qu’il se passe. Il faut que tu trouves une excuse, personne ne t’avais jamais fait cet effet là avant elle, personne. Tu dois t’échapper de son emprise, tu dois trouver un moyen. Ton cerveau semble d’accord mais ton cœur ne le veut pas, ton cœur te fait confiance tout comme elle. Tu ne vas pas lui faire du mal, tu sais te contrôler, tu vas y arriver, il n’y a pas de raisons. « Tes supplications n’y changent rien, je suis incapable de le faire. Tu ne le remarque pas ? – sa voix semble différente, plus faible, tu préfères ne pas la regarder, tu as trop peur de ce qui pourrait se passer. - Toi et moi voulons la même chose, j’en suis certaine et tu ne peux pas dire le contraire. » Comment peut-elle affirmer cela avec une telle assurance ? Tout comme toi tu l’as fait auparavant, tout simplement. Tu as mal, tu te sens mal, ce bien-être t’as quitté, tu as du mal à respirer, le stress augmente au fur et à mesure qu’elle s’approche de toi. Si elle t’embrasse encore une fois, tu ne pourras plus reculer et il faudra te contenir. Tu sais parfaitement que tu vas lui faire mal, qu’elle va souffrir et tu n’en absolument pas envie. Tu as l’impression d’être dans un mauvais film de Vampire où l’humaine tombe amoureuse du Vampire constipé… non, tu n’es pas Edward Cullen et heureusement. Son corps se colle de nouveau au tien, ses lèvres caressent les tiennes. C’en est fini, tu ne peux définitivement plus reculer. Votre baiser s’intensifie, devient plus franc tandis qu’elle glisse son autre main sur ta joue, la caressant du bout des doigts.

Au fil de votre baiser, tu te sens t’échapper, t’évader, t’évaporer dans l’air frais de la nuit. Tu n’es plus rien. Elle est entrain de réduire à néant des décennies de travail, tu as tellement travaillé pour devenir l’homme que tu es : froid, distant, jamais atteint par quoi que ce soit. Tous tes espoirs, toutes tes croyances, elle est entrain de tout briser et toi, tu ne fais rien, tu ne dis rien, tu te laisses faire comme une vulgaire marionnette accrochée à des fils transparents. Tu penses, tu ne cesses de penser, tu n’arrives pas à t’arrêter de réfléchir, c’est plus fort que toi. Tu repenses à ta première fois, à la première que tu as tué une femme. Tu as du te contrôler pour ne pas tomber dans la folie, pour résister, pour ne pas tuer par envie mais par besoin. Alors que ta main passe sur sa nuque pour renouer avec ce contact qui t’as tant manqué l’espace de quelques minutes, le visage d’Emily te revient en tête comme une baffe en pleine gueule. Tu te souviens de ce jour où tu l’as perdu, où tu as cru tout perdre, ce jour où ta vie a prit un tournant que tu aurais préféré ignorer.

FLASHBACK.

« Emily, écoute-moi ! – Elle te lance un regard noir, elle ne t’écoute jamais, à quoi bon s’obstiner ? Tu fronces les sourcils. – Arrête d’être aussi têtue. J’aime Londres, tu le sais mais nous ne pouvons pas rester, nous n’avons plus notre place ici ! - Tu plonges ton regard dans le sien et glisse une main sur sa joue, elle essaie de te repousser mais en vain. Elle n’en a pas la force, vous n’avez pas le force de rester loin l’un de l’autre. – Je me suis fait passé pour mort aux yeux de ma famille et toi aussi, si quelqu’un n’aperçoit ne serait-ce qu’une mèche de nos cheveux, l’éternité risque de diminuer et tu le sais aussi bien que moi. – Elle affiche une mine boudeuse, elle sait parfaitement que tu as raison mais elle est sans doute trop fière pour l’avouer. – Ne fait pas l’enfant ! Je t'aime alors prépare tes bagages, nous partons à minuit pour les États-Unis. » Tu déposes un rapide baiser sur ses lèvres et t’éloignes d’elle à contrecœur. Sans le savoir, ce fut votre dernier baiser, votre dernière étreinte. Aujourd’hui, tu regrettes d’avoir été aussi dur mais c’était nécessaire. Elle ne t’a pas écouté, elle aurait du. Tu ouvres la porte de la chambre et sort avant de te diriger vers l’entrée. Ce soir, à minuit tapante, vous serez libre, personne ne pourra vous empêcher et enfin, l’éternité prendra un sens, enfin. Ton frère est âgé d’environ une cinquantaine désormais mais il ne croit pas à ta mort, il vous a vu, toi et ta dulcinée, à l’ombre d’une ruelle, tenant de vous faire discret. Il vous a vu, tu le sais. Il vous cherche, il veut vous tuer, vous n’êtes que des monstres pour lui alors qu’en réalité, vous n’êtes que des amoureux maudits, liés pour l’éternité.

Il est minuit. Tu attends patiemment, elle n’est toujours pas là et cela commence à t’inquiéter. Que fait-elle ? Tu poses tes bagages et observe le clocher de l’église, minuit passé. Il lui est arrivé quelque chose, tu en es persuadé. Ton cœur se serre à cette simple pensée, les larmes au coin des yeux. Tu entends un cri, sans réfléchir, tu te précipites vers ce bruit, vers cette voix qui t’est familière. La voilà, ta belle, le sang au coin de lèvres. Tu n’es pas effrayé, tu t’approches doucement d’elle et lui saisit le bras. Elle te regarde et sans que tu comprennes pourquoi, elle te pousse avec force, tu t’écroules sur le sol, emportant quelques pavés avec toi. Tu jettes un regard vers l’endroit où elle se trouvait mais, tu ne l’aperçois pas. Tu te relèves et observe autour de toi, paniqué, tu viens de perdre ton repère, ta raison de vivre. Tu entends des murmures, des bruits de course, tout se passe très vite et sans comprendre pourquoi, le sang coule au bout de tes crocs. Une nuque se brise puis une autre. « Spencer ! » C’est Emily, elle se précipite derrière toi, tu entends un bruit nette puis quelque chose qui tombe sur le sol. Tu te retournes et aperçoit un homme, à terre. A côté de lui, une tête, celle de ta bien aimé. Ton cœur se serre à nouveau, les larmes se mettent à couler, elle s’est sacrifiée et tu n’as rien pu faire. La souffrance t’envahit, la colère se mêle à elle. Le massacre commence. Tu ne te souviens plus précisément mais tu sais que le sang a coulé et que tu as fais des dizaines de mort. Ton frère, cette ordure. Tu ne sais plus comment tu es rentré, tu ne sais plus comment tu t’es enfui, tu ne te souviens que des larmes, tu ne te souviens que de ton cœur brisé, tu ne te souviens que de la souffrance que tu as ressentit. L’amour est une chose que tu ne voulais plus vivre, à cette époque.

FLASHBACK.

Une larme coule le long de tes joues, une autre puis encore une autre. Tu mets fin au baiser et colle ton front contre le sien avant de l’embrasser à nouveau, de manière beaucoup plus douce. Tu le sais, tu viens de faire tes adieux à Emily. Lentement, la douleur de sa perte s’efface, tu te sens mieux, heureux même. Elle ne t’en voudra pas de reprendre une vie normale. Cela ne t’empêchera pas de te venger, cela te fera juste aller mieux. Tu n’as pas envie de l’oublier, elle sera toujours présente, quelque part, en toi, tu n’oublieras jamais son sacrifice ni tout ce qu’elle a pu faire pour toi mais tu dois te battre, tu dois l’oublier un peu, pour mieux vivre. Tu dois vivre dans le présent et enfouir le passé au plus, profond de ton cœur. Tu l’as aimé, c’est certain mais il faut parfois savoir laisser sa place. Tu glisses tes bras autour de la taille de Cassie, tu n’as plus envie de la tuer, tu n’as plus envie de la mordre ou de sucer son sang, non, tu te contrôles avec aisance. Comme quoi, le passé a du bon, parfois.
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MessageSujet: Re: SPENCER & CASSIE : « Try and cross me, take me, tease me. I want to fall.   Jeu 17 Mai - 21:20

‟ Spencer Black & Cassie Prince ”

« Try and cross me, take me, tease me. I want to fall »



Je ne sais pas dans quoi je me lance, et à vrai dire, je m’en fiche. Je m’y jette à corps perdu, comme si c’était la meilleure chose à faire. Non, en réalité, j’en suis convaincue, je dois le faire, il en est ainsi. Je ne sais pas où cette histoire nous mèneras, je ne sais pas ce qui va suivre après tous ces mots, toutes ces paroles, ces gestes entre nous. Mais, nous ne saurons plus jamais des êtres haineux l’un envers l’autre. Du moins, personnellement, je ne serai plus en mesure de le faire. Je sais que je vais souffrir, je le sens, c’est plus fort que toi, que nous. Mais en même temps, je m’en fiche. Qu’est-ce que la douleur ? Je la connais assez pour dire que je la supporte depuis plusieurs années. J’ai appris à vivre avec elle lorsque ma mère est morte, assassinée par des hommes qui voulaient de l’argent. Je sais que certaines différences se dessinent entre les deux situations, les douleurs sont différentes, mais elles font ressentir les mêmes choses. Les plaies qui saignent et qui ne cicatrisent pas toujours. Il faut que je sois forte, mais je ne pourrais pas l’être si tu n’es pas à mes côtés. J’ai besoin qu’on m’aide, qu’on m’élève un petit peu. Parfois, je rêve que je touche le ciel, et grâce à toi, j’ai cette impression. Et lorsque je suis trop près du soleil, je me brûle les ailes, mais peu m’importe cette souffrance. Tu es là depuis toutes ces longues minutes. Et cela me suffit. Je ne veux pas que tu partes, je ne veux pas que tu me demandes encore de fuir. Je veux que l’on soit tous les deux, coûte que coûte.

Je t’explique mon point de vue, je te dis ce que je ressens et j’espère que tu le comprends. Ma voix se perd parfois, se fait douce, tendre, apaisante. Je ne veux pas que l’on se dispute cette fois. Je ne veux pas que ce moment se brise, je veux qu’il perdure que nous soyons enfin sur la même longueur d’onde. Nous l’étions tout à l’heure et nous pouvons encore l’être. Toi seul peut le faire, toi seul a notre relation entre tes mains. Mes doigts sont entremêlés aux tiens, et je me sens bien. Je suis plus sereine lorsqu’il y a un contact entre nous. Doucement, mes lèvres effleurent les tiennes, elles se cherchent et se trouvent. Je joue avec elles, je veux que tu ressentes ce désir qui naît en moi. Ce désir que tu as fais naître, même si je ne voulais pas le dire, pas le montrer. Tu as su briser toutes les barrières que j’avais mises entre nous. Tu as franchis tous les murs psychologiques que j’avais bâti avec le temps. Je ne sais pas comment tu as fais, mais maintenant, je suis bien avec toi. Je ne veux plus que ça, et je te le prouve en t’embrassant de nouveau. Mes lèvres se mouvent contre les tiennes, notre baiser devient plus intense, plus fort. Mon autre main remonte sur ta joue que je caresse du bout des doigts. Je suis tendre, je suis comme ça. Je veux te transmettre tout ce que j’ai en moi, tout ce que je ressens. Je veux que, par mes gestes, tu saches tout de moi, de la personne que je suis et que je veux être.

Lentement, le monde s’efface, il n’y a plus rien. Juste toi et moi. Juste nos lèvres qui se rejoignent sans cesse, nos corps qui se frôlent et mes doigts qui se pressent contre les tiens. Je ne vois plus rien, je suis dans cet autre monde où je me sens bien. Nous ne sommes plus dans cette ruelle, nous sommes bien plus loin. Nous sommes dans un coin où il fait beau, où nos cœurs battent à l’unisson. Et le mien bat violemment contre ma poitrine, je crains qu’il ne sorte à tout moment de ma cage thoracique tellement ce sentiment est d’une violence sans nom. Je ne saurai mettre un mot précis sur celui-ci, mais il me satisfait pleinement. Le fait que tu ne me repousses pas me rend heureuse et me comble, je suis rassurée. Tu veux la même chose que moi. Tu le savais certainement bien avant moi, mais admettre une telle réalité peut prendre du temps et être douloureux, parfois. Après toutes ces semaines, ces mois de haine, nous en venons à être là. Nous nous embrassons et échangeons ces mots qui n’auraient eu aucun sens il y a encore quelques semaines. Mais ce soir, tout change.

Le contact de ta main sur ma nuque me conforte dans ces idées. Je suis certaine à présent que nous partageons les mêmes, cela ne fait plus aucun doute dans mon esprit. Je ne sais pas comment tu as réussi, cette question demeurera toujours en moi, mais je saurai la mettre de côté. Moi qui suis si spéciale habituellement, si réservée, je ne le suis plus en ta présente. Tu faisais ressortir le pire en moi, mais tu sais aussi faire ressortir le meilleur, le plus infime de mes sentiments que je gardais au fond de mon être. Je sens une perle d’eau qui s’écrase contre mon doigt, suivi d’une autre. Notre baiser se rompt et j’ouvre les yeux. Je te regarde alors que ces larmes inondent tes joues. Je n’ose pas te poser de questions, je n’ose pas te demander pourquoi tu pleures. Certaines choses viendront naturellement, comme le fait de nous confier l’un à l’autre si nous en ressentons le besoin. Rien ne presse, ce n’est que le début de quelque chose.

Je te regarde et t’offre un doux sourire avant que nos lèvres ne se retrouvent une nouvelle fois. Je serai incapable de m’en passer à présent, elles se mouvent trop parfaitement avec les tiennes, comme si elles avaient été faites les unes pour les autres. Mes propos sont stupides, mais je m’en fiche, tu ne les entends pas, je n’ai même pas besoin de m’en cacher, même si cette pensée me fait rougir que très légèrement, mais par chance, tu ne le verras sans doute pas. Il fait sombre et nous sommes trop occupés à dévorer les lèvres de l’autre. Tes bras épousent ensuite ma taille alors que ma main glisse sur ta nuque et remonte dans tes cheveux alors que l’autre se pose doucement contre ta taille. Mon corps se mouve instinctivement contre le tien, je me sens libre, je suis sereine, je suis bien. Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai la sensation d’être vivante et ça, c’est grâce à toi.
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