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 But now I'm bound by the life you left behind.

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CASSIEjump and touch the sky

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MessageSujet: But now I'm bound by the life you left behind.   Ven 16 Mar - 13:38


ϟ Peter & Cassie ;
« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


Aussi lentement que possible, j’ouvre les paupières afin de laisser le temps à mes prunelles de s’habituer à la lumière du jour qui filtre à travers les rideaux. Confortablement enroulée dans une couverture, je n’ai nullement l’envie de sortir du lit. C’est samedi, je peux avoir un peu de repos après toute cette semaine difficile. J’adore les études que je fais, mais, ce rythme est beaucoup trop dingue, d’autant que j’ai pris plusieurs options. C’est un peu de ma faute, j’aime faire plusieurs choses en même temps, on m’a apprit comme ça. Maman disait toujours qu’il faut dépasser ses limites, et c’est ainsi que l’on devient plus fort. Je sais pas trop si c’est vrai. Depuis ce temps, j’ai pas l’impression d’avoir eu une force supplémentaire. Enfin, peu importe. Malgré tout ce que je dis, je me lève quand même. J’ai jamais réussi à traîner au lit, j’aime pas ça. À la limite, dix ou vingt minutes passent encore, mais pas des heures entières.
Les cheveux en bataille, je bâille et m’étire comme un félin en me levant. La maison est calme, comme bien souvent. Je ne sais même pas si papa est là. Je ne l’entends jamais, comme si il avait apprit à ne faire aucun bruit dans toute sa vie. Bon, par contre, lorsqu’il s’agit de mes sorties, étrangement, je l’entends beaucoup. Cette pensée m’arrache un mince soupir avant que je n’ouvre le reste de mes volets ainsi que la fenêtre, laissant l’air frais entrer dans ma chambre. Chambre que je quitte ensuite afin de me rendre en bas, pour prendre mon petit déjeuner. Je ne commence jamais la journée sans avoir quelque chose dans le ventre. Et cette fois-ci, la douche passera après, j’ai du temps devant moi après tout. « Papa ? » appelai-je en descendant. Aucune réponse. Bon, tant pis. Soit il dort, soit il est déjà de sorti, je n’en sais trop rien, en fait.
Une fois à la cuisine, je me hisse sur la pointe des pieds, ouvre un premier placard duquel je sort un bol, avant d’en ouvrir un autre où j’attrape une boite de céréales. Et bien évidemment, une autre tombe au sol. Pour une fois, j’ai de la chance, elle ne s’ouvre pas. Je soupir, la ramasse et la range rapidement. Je prends une bouteille de lait dans le réfrigérateur et me prépare mon bol en chantonnant une chanson que j’ai entendu la veille à la radio. Peu importe, je chantonne toujours n’importe quoi quand mon humeur est assez bonne. J’attrape une cuillère et m’installe au comptoir de la cuisine, sur un tabouret. Le silence... il peut être parfois angoissant, mais je l’apprécie toujours. Je balance mes pieds dans le vide, réfléchissant à ce que je pourrai faire ce week-end. Autant dire que ce n’est pas une tâche facile. Dans le pire des cas, un canapé et un livre me suffiront amplement.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Ven 16 Mar - 21:16

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »

Cinq heures vingt-huit minutes et quarante-six secondes. Je pourrais la porte de la maison en essayant de faire le moins de bruit possible. La discrétion n’a jamais ma plus grande qualité. En même temps, je n’ai pas eu à partager mon petit coin. Un véritable changement pour un homme qui n’a jamais connu la « colocation ». Certains parleraient d’un enfer, moi je parlerais de bonheur. Bien que je garde mes manies. La venue de Cassie a été une véritable surprise. Un changement radical. Mais un changement qui ne pouvait que me faire du bien. Adieu la vie en solitaire, bonjour la vie de père. J’avais réussi à arriver jusqu’en bas de l’escalier sans la moindre encombre. Et boum, mon pied tapant dans l’un des meubles. Je plaquais ma main sur ma bouche pour éviter de crier une tonne de vilains mots. Quelques secondes, et j’étais enfin dans ma chambre. Une bonne douche et je me laissais tomber sur mon lit. Une soirée plutôt calme à l’organisation. L’heure le montrait clairement. Je m’en voulais de laisser chaque fois Cassie seule. Ça m’angoissait plus que jamais mais je prenais sur moi. Du moins, c’est ce que je faisais voir. J’avais équipé la maison d’un matériel pour être sûr de ce qui se passait et ne pas revenir un jour pour trouver ma fille morte. Je ne supporterais pas. Rien que l’idée me rendait malade.

Quelques heures et voilà que j’entendais la douce de voix de Cassie dans l’escalier. Papa ? je me tournais en enfilant ma tête sous mon oreiller. Pas déjà. C’était ça le souci maintenant. L’organisation me prenait toutes les nuits et avant, j’avais mes journées me reposaient. J’aurais pû agir de la sorte mais quel genre de père aurais-je été si je continuais dans ce sens. Je voulais pouvoir avoir un jour une véritable relation père-fille. Une relation formidable et pleine de vie. Prenant mon courage à deux mains, je poussais les draps et me sortait du lit avec difficulté. J’enfilais un tee-shirt et passait ma main dans mes cheveux. Deux à deux se descendait les marches pour arriver dans la cuisine. Elle était sur le comptoir entrain de manger un bol de céréales. Ah non, je n’avais pas le droit de lui laisser faire ça. Je me rappelle de mes samedis lorsque j’étais enfant, lorsque ma mère me préparait de délicieux pancakes avec une tonne de chocolat, des fraises et de chantilly. Cinq ans et je n’avais jamais encore partagé un moment comme ça. Sacrilège. J’attrapais son bol et le déposait dans l’évier en lui lançant seulement sa cuillère pour qu’elle finisse sa bouchée. « Ah non, on est samedi. Aujourd’hui, c’est des pancakes. Et tu n’as pas le droit de refuser. » Je fouillais dans les placards et en sortit un gros saladier. En face d’elle, je préparais la pâte. D’un mouvement du poignet énergique, je faisais disparaître les grumeaux. C’était comme les monstres, un bon coup de fouet et ils disparaissaient. Pas aussi facilement ce qui aurait été un grand avantage. La facilité n’existe pas dans notre monde. On vit dans un monde de batailles, de chagrins et de sang. Chaque jour, on doit se battre un peu plus pour rester en vie, pour rencontre le bonheur, pour protéger notre entourage, les gens qu’on aime. Heureusement, il reste encore des moments comme ceci. Des matins où on peut se réveiller tranquillement et pouvoir partager un moment avec sa fille. Tout ce que j’espère, c’est que les choses ne vont pas dérapées comme d’habitude. Et oui, on a des différents ce qui est de plus en plus présent lorsqu’on est tous les deux. Elle a le même caractère que moi. Et je le vois chaque fois que ça part en vrille. « Alors tu as passé une bonne soirée ? » dis-je en déposant des pancakes dans une assiette. Je la fis glisser jusqu’à elle en n’oubliant de lui déposer tout un tas de nourritures pour qu’elle puisse faire les pancakes à son gout. Lorsqu’une assiette fut assez remplit. J’en posais deux dans une assiette pour moi. J’attendais sa réponse en avalant une grosse bouchée qui fit un bien fou à mon petit estomac. Chaque fois que je la regardais, j’avais l’impression de voir sa mère. Et on pouvait dire que la mélancolie me gagnait. J’aurais aimé pouvoir la voir derrière une fois avant qu’elle ne disparaisse. Parfois, je voulais demander à Cassie si elle avait réussi à être heureuse au moins. Mais chaque fois, je faisais marche arrière de peur que ça lui rappelle de mauvais souvenirs.

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Sam 17 Mar - 13:58


ϟ Peter & Cassie ;
« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


Je regarde par la fenêtre tout en mangeant mes céréales. Il commence à faire bon, les arbres bourgeonneront très bientôt, l’herbe se fera plus verte, le temps sera plus doux. J’aime faire de longues balades lorsque la météo me le permet. Généralement, j’en fais le matin, lorsque la ville dort encore. Je me promène durant une petite demi-heure avant de revenir à la maison. À New-York, je ne pouvais pas vraiment me le permettre. Premièrement, selon maman, j’étais trop jeune pour cela, et ensuite, c’était une ville bien trop dangereuse pour qu’une adolescente de quinze s’y promène seule en toute liberté. Du coup, souvent, j’y allais avec Jake, c’était amusant. Mais maintenant, je suis grande, et je me permets ce genre de balade, même le soir. Seulement, on se doute bien que ça cloche avec papa. Il est toujours sur mon dos lorsqu’il s’agit de sortie nocturne. Je ne demande pas la lune. Parfois, je me fais juste une séance de cinéma et je rentre. Quoiqu’on en dise, je connais mes limites, et j’aimerai qu’il ait davantage confiance en moi.
En parlant de lui... je ne l’avais même pas entendu descendre. Mais, pas difficile de remarquer sa présence puisqu’il me prend mon bol de céréales et me donne juste ma cuillère afin que je termine ce que j’avais déjà pris. Un gémissement plaintif sort d’entre mes lèvres, avant que cela ne fasse place à un regard pour le moins surprit. « Ah non, on est samedi. Aujourd’hui, c’est des pancakes. Et tu n’as pas le droit de refuser. » Mais que se passait-il aujourd’hui ? En cinq ans de cohabitation, c’est bien la première fois qu’il proposait de faire des pancakes. Et moi, je restai là, regardant tour à tour mon bol de céréales et mon père. Le ciel lui est donc tombé sur la tête ? « Mais... mais... OK ! » fis-je en arquant un sourcil. Puisque je n’ai pas le droit de refuser, autant ne pas le contrarier. Après tout, je n’ai pas envie que l’on se dispute de nouveau. C’est le matin, je suis facilement sur les nerfs, mais aussi, facilement sujet à avoir des migraines douloureuses après ces disputes incessantes. De ce fait, autant que cela se passe bien, pour une fois.
Alors, je me concentre sur ce qu’il fait. Et, en le voyant préparer la pâte, j’eus un sourire attendrit. Je me souviens de ces moments où maman et moi faisions la cuisine en duo. C’était toujours très amusant. À la fin, la cuisine ressemblait à un véritable champs de bataille. Nous faisions des batailles de farine et autres ingrédients. Bien évidemment, nous ne le faisions pas souvent, mais assez pour que j’en garde de bons souvenirs. J’adorai ces moments avec elle. Habituellement, elle travaillait beaucoup afin de pouvoir tout payer. Le loyer, les factures et des choses pour moi. Même si je ne lui demandais jamais, elle avait toujours des petits cadeaux lorsqu’elle revenait. Je lui disais toujours que cela n’était pas nécessaire, mais elle ne pouvait pas faire autrement. Elle faisait toujours passer mon bonheur avant le sien... et maintenant... « Alors tu as passé une bonne soirée ? » je revins rapidement à la réalité en entendant sa voix. Je vis l’assiette qu’il glissa jusqu’à moi et eut un mince sourire. « Merci. » répondis-je avant de prendre un morceau de pancake et le porter jusqu’à ma bouche. Je le mange lentement, plisse légèrement le nez et finalement, incline la tête de côté en haussant doucement les épaules. Dans mes petits gestes habituels, cela veut dire que j’aime bien.
« Oui, elle était tranquille. J’ai fais tous mes devoirs en regardant la télévision... j’ai pas bougé d’un pouce de la maison. glissai-je en jetant rapidement un regard vers le salon où se trouve encore quelques bouquins sur la table basse. Je crois que j’étais tellement épuisée que j’ai oublié de les remettre dans ma chambre. Peu importe, je le ferai après. « Et toi ? Je ne t’ai pas entendu rentrer cette nuit. » demandai-je à mon tour en lui lançant un petit regard. Depuis le temps, j’ai pris l’habitude de passer quelques soirées toute seule. Papa n’est quasiment jamais là. Et lorsqu’il l’est, nous nous disputons. Dans le fond, je ne sais pas ce qui est le mieux.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Sam 17 Mar - 21:50

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
Les efforts se font à deux. Et parfois, il faut pouvoir faire le grand saut. Pas vraiment grand. Ce n’est que quelques pancakes. Rien de bien sorcier. En même temps, une recette que je connais sur le bout des doigts. Et pas la seule. Je suis peut-être un homme mais je suis aussi un cuisinier pas très mauvais quand je me mets derrière les fourneaux. J’ai tendance à le faire rarement, ne prenant pas le temps à concentrer à ce petit don. La bagarre c’est plus mon style. Ratatiner un monstre prend le dessus sur la cuisine. Je joue le grand papa et je ne la laisse pas choisir. Et oui, parfois les parents ont raison, pas tout le temps mais de temps en temps, c’est le cas. Mais... mais... OK ! Elle aurait voulu sortir quelque chose. Trop tard, son bol était déjà dans l’évier. Impossible de le récupérer. A un moment, j’ai bien faillit lui demander de venir m’aider. De venir battre cette pâte pour partager avec elle les joies de la cuisine. Le temps que j’en prenne conscience, j’avais déjà terminé à la faire. Alors je lui lançais une question ordinaire. Une question du type « police » en tout cas. Car j’essayais de me renseigner sur ce qu’elle faisait, qui elle fréquentait. Odieux père ! Merci. Je la regardais déguster mon petit-déjeuner. Je sais que le gout n’était pas le même que celui de ma défunte mère. Vu son geste, elle n’était pas très bien ravi, elle aimait bien c’est tout. L’enfant a toujours le gout de la nourriture de sa mère. j’étais persuadé que ça n’égalait pas la cuisine de sa mère. Oui, elle était tranquille. J’ai fais tous mes devoirs en regardant la télévision... je n’ai pas bougé d’un pouce de la maison. elle avait cette différence avec moi. Elle étudiait et prenait tout cette partie de sa vie au sérieux. Chose que je n’avais pas fait. L’école n’était pas mon truc. J’ai essayé de rentrer dans le moule et de suivre des études de sociologie. Pas pour moi. Des études de criminologie. Pas pour moi. Alors j’ai fait comme une multitude de personnes, j’ai tout abandonné. J’ai tout abandonné pour commencer des petits jobs à droite et à gauche. Rien de bien glorieux. Mais quand on ne peut pas, on ne peut pas. Serveur, mécanicien, livreur, jardinier… jusqu’au jour où je trouve ma véritable voix. L’armée, le déclic dans ma petite tête. Ça m’a forgé, ça m’a construit, ça m’a permit de grandir. Et puis, ce destin a fait en sorte de mettre sur leur route, à avoir cette première confrontation qui changea tout. Cette confrontation soudaine avec le monde de la nuit et de la douleur. Mais je respect ces choix. Je respect le fait qu’elle préfère passer une soirée devant la télévision. Et oui, de cette façon, je suis sûre qu’elle est en sécurité au sein des murs de notre maison. L’égoïste d’un père qui ne pense qu’à protéger sa fille. Et toi ? Je ne t’ai pas entendu rentrer cette nuit.

Je fus surpris. J’avais joué la carte de la douceur en rentrant. Pourtant mon pieds avait frappé violement un meuble. Ça aurait pu réveiller une maison entière, cependant rien de son côté. Elle dormait profondément surement. Ça aurait pû être n’importe qui rentre par effraction et qui s’en prenne à elle. Calme-toi Peter ! La folie d’un père pour sauvegarder sa fille. J’avalais une autre bouchée en essayant de trouver quelque chose. Je lui avais déjà parlé du fait que je travaillais de nuit. Mais jamais je n’avais fait illusion à ce faux travail ou bien au réel. Elle n’avait pas besoin d’avoir ça dans sa vie. La vie était assez dure pour avoir une nouvelle couche de noirceur. Non, je n’avais pas le droit de lui conter des choses aussi néfastes, aussi destructives, aussi monstrueuses. « Oh la routine. On ne peut pas dire que j’ai passé la plus merveilleuse des soirées. » dis-je en faisant mine que la soirée avait été d’une banalité. Et pourtant, ça n’avait pas été une soirée si banale que ça. J’avais eu le droit à une bonne raclée, à une bonne torture de créature. Sous mes doigts, j’essayais de faire sortir des mots, faire sortir des plans et autres conneries qu’il pouvait préparer dans leur esprit machiavélique. Les coups. Le sang agrémenté d’une touche de sel et vous faites des miracles. Ou pas. Je n’avais pas eu la chance d’apprendre une information importante qui me servirait. « Je trouve bizarre que tu n’es entendu. J’ai fait un boucan affreux qui aurait pû réveiller n’importe qui. Ça me rappelle ton grand-père. Tu as prit ça de lui et seulement ça. » dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Sam 17 Mar - 22:31


ϟ Peter & Cassie ;
« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


« Oh la routine. On ne peut pas dire que j’ai passé la plus merveilleuse des soirées. » J’eus un mince sourire à sa réponse en continuant à manger mes pancakes. Plus je mangeai, et plus j’aimai sa façon de les faire. Certes, cela est bien différent de ceux de maman, mais je pense que je suis parfaitement capable de m’y faire sans le moindre problème. D’autant que le geste compte énormément. Le fait qu’il les aient préparés aussi pour moi change la donne. Ils sont, de ce fait, encore plus délicieux. Et même si habituellement j’ai un appétit d’oiseau -ma silhouette le prouve-, je vais faire l’effort de tous les manger, même si j’ai l’impression qu’il a cru que j’étais une ogresse vu tout ce que j’ai dans l’assiette. Bon, peut-être pas tous, mais la quasi totalité, ce sera déjà mieux que rien, pas vrai ? De toute façon, le repas du matin est le plus important. Mais pour en revenir aux réponses de papa en ce qui concerne son travail, elles sont toutes identiques ou presque. Je n’ai jamais une vraie réponse qui en dit plus sur ce qu’il fait. Je ne sais pas pourquoi, et je dois dire que j’hésite à lui demander d’autres informations. Il a l’air tellement secret...
« Je trouve bizarre que tu n’es entendu. J’ai fait un boucan affreux qui aurait pû réveiller n’importe qui. Ça me rappelle ton grand-père. Tu as prit ça de lui et seulement ça. » Un nouveau sourire étire doucement mes lèvres. Il est vrai que certaines nuits, je dors tellement bien que je n’entends plus rien du tout. Et parfois, je dors avec de la musique dans les oreilles. De ce fait, lorsqu’il s’agit d’entendre quelque chose, qu’on ne compte pas sur moi, j’en suis incapable. Par contre, lorsque je suis angoissée ou triste, je ne dors quasiment pas. Mon organisme me fait parfois souffrir, mais je m’y suis faite depuis le temps. « Je devais trop bien dormir. Et puis, je suis... enfin, j’ai été habituée au bruit. Tu sais, New-York, même la nuit, cette ville ne dort jamais. Le bruit était comme une berceuse. » lui dis-je en souriant légèrement. Il est vrai que même la nuit, nous pouvions entendre les voitures, de la musique, des gens qui parlaient et riaient en passant sous les fenêtres. À force, on prend l’habitude, et cela avait quelque chose de rassurant. Comme une routine qui ne changerait jamais. Mais au final, tout change. Les premiers temps, ici, tout me semblait être tellement calme que mon sommeil en était plus que perturbé. Je n’arrivais pas à me faire à l’ambiance de la ville. Je crois avoir pleuré des semaines entières, priant intérieurement pour que l’on me ramène chez moi. Mais maintenant, je ne regrette pas d’être ici.
« J’aurai bien aimé les connaître, tes parents. » dis-je avec sincérité. Je n’avais connue que les parents de maman, et ils étaient incroyable. J’adore mamie parce qu’elle me faisait toujours rire. Nous adorions toutes les deux les longues promenades. Alors que papi, lui, il me racontait toujours des tonnes d’histoires. Il avait une grande imagination. Ils me manquent eux aussi. Ils étaient comme des piliers dans ma vie. Malheureusement, ils m’ont été retirés bien trop rapidement. Je ne regrette rien, j’ai eu la chance de vivre de bons moments avec eux et j’en garde des souvenirs qui ne disparaitront jamais. Je baisse un instant les yeux. Pour le coup, j’ai une tonne de questions qui se poussent dans ma tête. « Dis, p’pa... » je commence ma phrase, mais je ne trouve pas les mots pour la terminer et lui poser une question qui me brûle les lèvres depuis qu’il est dans ma vie. En fait, je voudrai juste savoir pourquoi maman m’avait dit qu’il était mort et pourquoi elle nous as privés l’un de l’autre durant toutes ces années. Elle n’était pas méchante et n’a jamais eu le fond mauvais. Forcément, je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qu’il y a eu entre eux et cela m’intrigue. Mais finalement, je me lève, ouvre un placard et attrape le pot de beurre de cacahuètes que j’ouvre après m’être réinstallée sur le tabouret. « Heum... tu en veux ? » demandai-je en lui tendant le pot. Certes, le changement de sujet est radical, mais, je ne me sentais pas la force de poursuivre dans ma lancée. Puis dans le fond, même si j’ai envie de savoir, de l’autre côté, je ne sais pas trop. Cela pourrait être douloureux, je ne sais pas. J’aimerai quand même avoir une réponse, mais... rah tout est trop contradictoire chez moi.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Lun 19 Mar - 15:40

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
Je n’ai pas l’habitude des rations ou des proportions. Je fais un peu trop par rapport à moi. Pourtant, je sais très bien qu’elle n’est pas du genre à manger énormément. Mais comme je le dis, il faut mieux trop que pas assez. Si elle en jette, ça ne me fait rien. Je ne suis pas porter sur l’argent du moins, je n’ai pas besoin de l’être. Vous me direz comment je fais pour avoir un salaire convenable. Mes années dans l’armée, je les ai économisés. J’ai eu l’héritage de mes parents. Un héritage qui me permet d’avoir un salaire stable. Je possède ainsi quelques maisons que je loue, j’ai aussi un petit magasin en ville et l’usine de mon père. Rare sont les personnes qui savent que ça m’appartient. On peut dire que j’en récolte juste les fruits en laissant quelqu’un tout faire à ma place. Je ne suis pas fainéant. J’aurais repris l’entreprise familiale si je n’étais pas occupé avec l’organisation. J’ai des employés en qui j’ai confiance et qui font bien plus de miracles que moi. Je ne suis pas vraiment fait pour être directeur d’une usine. Déjà, je n’arrive même à m’imaginer habiller en pingouin. Je l’ai fait quelques fois mais je me sens trop mal à l’aise dans ce genre de vêtements. Je devais trop bien dormir. Et puis, je suis... enfin, j’ai été habituée au bruit. Tu sais, New-York, même la nuit, cette ville ne dort jamais. Le bruit était comme une berceuse. parfois, j’oubliais qu’elle avait vécu à New-York. Une ville que je ne connaissais guère. Mais si je me rappelle bien, j’étais le rêve de sa mère d’aller vivre là-bas. Quand on se promenait main dans la main, et qu’elle me parlait de l’avenir. Elle ne cessait de dire qu’un jour, elle aurait un appartement en plein New-York. Je souris face à ça. Au moins, elle avait réussi à faire quelque chose qu’elle avait tant souhaiter. En la quittant, je l’avais peut-être poussé à réaliser ses rêves. C’est ce que je voulais. Je ne voulais pas qu’elle m’attende, qu’elle s’inquiète constamment de savoir si son petit-ami reviendrait vivant du combat. Elle ne méritait pas ça. C’était une femme extraordinaire qui méritait tout l’or du monde et je n’étais pas celui qui allait pouvoir en mettre dans sa vie. « Désolé. Parfois, j’ai l’impression que tu as toujours vécu à Baltimore. » Cinq années seulement qu’elle était avec moi. Et pourtant, parfois, j’avais l’impression que ça fait bien plus. Pas dans le sens que je la connaisse par cœur ou qu’on est une relation parfaite. Non, c’est juste qu’elle avait réussi à s’adapter avec tant de faciliter, du moins, c’est ce que je voyais. Peut-être que je me trompais et que c’était tout le contraire.

Dormir avec n’importe quel bruit, elle l’avait pris de son grand-père. Et c’était la seule chose quand on ne pouvait pas dire que mon père était un homme magnifique. Ma mère me disait souvent que jeune, les gens lui disaient qu’elle avait épousé la bête. Je n’irais pas jusqu’à là. Il ne se préoccupait pas de lui comme je le fais. Et puis qu’est-ce que ça pouvait faire puisque ma mère avait craqué pour lui. L’amour ne se calcule pas. J’aurai bien aimé les connaître, tes parents. Mes parents étaient morts lorsque j’étais en mission avec l’armée. Il avait eu un accident de voiture alors qu’il partait en vacances en amoureux. Je n’ai pas pû assisté à leurs funérailles et je m’en veux tellement pour ça. Je n’avais pas le choix. J’ai tout fait pour me rattraper et j’ai couvert leur tombe de millier de fleurs. Je sais bien que ça ne rattrape rien mais j’aurais voulu être là pour eux. J’aurais voulu être dans l’ambulance qui a ramené par ma mère à l’hôpital. Si j’aurais été avec elle, elle aurait peut-être été plus forte et elle se serait battue avec mon aide. J’avais été égoïste. « Tu n’avais que quelques années quand ils ont perdu la vie. Si tu veux, au grenier, il y a pleins d’albums photos sur eux. » Cette maison était la maison de mes parents. Et je sais que ma mère gardait tout. Elle avait gardé des photos d’eux mais pas seulement. Il devait bien avoir des photos de moi et de la mère de Cassie. Je n’en étais pas sûr alors autant ne rien dire. Dis, p’pa... Je m’attends à ce qu’elle continue sa phrase, qu’elle me pose une question. Mais non, elle ne continue pas. Je me remets à manger. Des blancs qui existent souvent entre nous. Pourtant, je pourrais lui parler de pleins de choses, lui poser des questions sur son enfance, sur sa mère. Mais je me tais. Heum... tu en veux ? je la regarde pour voir ce qu’elle veut me faire passer. Du beurre de cacahuète. Un truc pleins de cochonneries mais je ne me vois pas sans un pot dans les placards. Je l’attrape. « Merci. » Je sens un truc vibré dans la poche de mon bas de survêtement. Je glisse ma main et regarde l’écran. Numéro inconnu. J’avale ma bouchée. Puis appuie sur le bouton pour décrocher. « Non, je m’en occuperais ce soir. Enfermez-le dans l’une du fond…. Faites attention ces saletés sont intelligentes, elles savent ce qui se passent dans votre tête.» C’était un appel de l’organisation. Et j’avais parlé comme si j’étais seul dans la pièce. Relevant mon visage du comptoir, je croisais celui de Cassie. Non, non. Je venais de faire la pire erreur. « Je dois raccrocher. On voit ça plus tard. »

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Lun 19 Mar - 16:26


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« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


« Désolé. Parfois, j’ai l’impression que tu as toujours vécu à Baltimore. » Pas moi. Avais-je eu envie de répondre, mais je n’en fis rien. Inutile que je remue de nouveau le couteau dans la plaie. Maman me manque assez comme cela. Parfois, je donnerai tout ce que j’ai présentement pour revenir en arrière et profiter pleinement de cette femme que j’aimais tant. Je lui dirai à quel point je l’aime et à quel point elle fut la mère la plus parfaite du monde. J’aurai envie qu’elle sache que tout mon amour est pour elle, et qu’à chaque jour qui passe, mes pensées sont dirigées vers elle. Que ce soit le matin, le soir ou bien, en plein après-midi, j’y pense continuellement. Elle me manque tellement que parfois, j’ai l’impression d’en mourir de douleur. Elle m’oppresse, me comprime mon organe vital et j’en souffre cruellement. Seulement, je ne le dis pas à mon père. Je n’ai pas envie qu’il se dise que je l’aime moins pour cette raison. Je l’aime tout autant... Mais il est vrai que nous ne sommes pas proches comme j’avais pu l’être avec ma mère. Pour dire, maman et moi ne nous disputions jamais. Je crois qu’on s’aimait trop pour cela.
Et en parlant des parents, je lui affirme avec sincérité que j’aurai aimé connaître les siens. Après tout, je m’entendais bien avec les parents de maman, ils étaient des repères pour moi. Mais comme toujours, nous finissons par tous les perdre. Ils disparaissent les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne. J’ai peur de ce jour où je serai seule. Je m’imagine un instant perdre mon père et cela me fait trop mal. Parce que je l’ai connu que très longtemps après ma naissance, nous n’avons pas encore profité assez l’un de l’autre. Enfin, je pense que ce n’est pas le moment de penser à de telles choses. « Tu n’avais que quelques années quand ils ont perdu la vie. Si tu veux, au grenier, il y a pleins d’albums photos sur eux. » Je lui souris légèrement et hoche la tête en le regardant. En cinq ans que je suis ici, je n’ai encore jamais mis les pieds au grenier. Ce serait stupide de dire que cela me fait peur comme endroit ? Je ne sais pas. Je ne me sens jamais à l’aise lorsque je suis dans un grenier. Un grenier ou une cave. Ça m’angoisse et me glace le sang. Du coup, j’évite le plus possible. Je pense que je demanderai à papa de me descendre quelques cartons quand il aura le temps... « D’accord, je ferai en sorte d’en regarder le plus possible... j’aime me plonger dans les souvenirs des gens. » répondis-je en avalant une nouvelle bouchée de pancakes. J’en mange le plus possible en prenant mon temps, mais il est évident que mon estomac commence à être serré. Néanmoins, je ne peux pas faire sans prendre un peu de beurre de cacahuètes. C’est un peu mon pêché mignon, je trouve ça tellement bon ! Puis, fine comme je suis, je peux bien me le permettre.
En même temps, j’allais poser une question à mon père, mais celle-ci ne voulu pas franchir la barrière de mes lèvres. Parfois je suis comme ça. J’essaie, mais il m’est impossible d’aller jusqu’au bout. Du coup, lorsque je reprends la parole, c’est pour lui demander si il en veut également. Il prend le pot, et son cellulaire sonne. Et là, comme si il était seul au monde, il décroche et ses paroles sont intrigantes. « Non, je m’en occuperais ce soir. Enfermez-le dans l’une du fond…. Faites attention ces saletés sont intelligentes, elles savent ce qui se passent dans votre tête.» J’arque un sourcil en le regardant, la bouche légèrement ouverte. Mais de quoi il parle, exactement ? Et avec qui ? Qu’est-ce qui se passe exactement dans cette ville de fou ? Mon regard se fait encore plus insistant lorsqu’il croise le sien. « Je dois raccrocher. On voit ça plus tard. » Évidemment, il n’allait pas tout dire devant moi ! Un nouveau face à face ? Possible, je ne sais pas. Le silence prend place dans la cuisine, je pensai qu’il allait dire quelque chose, mais non... « Il faut que je te regarde comme ça durant combien de temps avant que tu ne m’expliques ? » demandai-je alors que ma fourchette reste suspendue dans le vide, entre mes doigts. « Qui sont ces saletés intelligentes qui savent ce qui se passent dans nos têtes ? » ajoutai-je alors que mon regard reste ancré dans le sien, sans jamais le quitter un seul instant.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Mer 21 Mar - 10:16

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
S’il le fallait, j’irais moi-même au grenier cherchait ses cartons qui devaient être remplit de poussières et pas dans un très bonne état. Qu’elle ne puisse pas les connaître me donna un petit pincement au cœur. Tout le monde aimerait pouvoir connaître ses grands-parents. Mes parents m’en avaient voulu de ne pas être père et encore plus que j’avais annoncé que je rompais avec la mère de Cassie. Ils l’adoraient, ils disaient qu’on était fabuleux ensemble. J’aurais pû aller de l’avant et la garder près de moi. J’aurais pû la demander en mariage avant de partir à l’armée et faire ma vie avec elle puisque je l’aimais plus que tout. Cependant, j’ai toujours eu ce côté idiot de refouler le bonheur pour m’aventurer sur un chemin plus dangereux. Au lieu de faire un pas à l’avant, j’en faisais toujours cinq à l’arrière. Je reculais au lieu d’avancer. Seulement, Cassie était là désormais et je ne pouvais plus reculer pour une fois. J’avais fait le saut. D’accord, je ferai en sorte d’en regarder le plus possible... j’aime me plonger dans les souvenirs des gens. Elle mériterait aussi de se plonger dans mes souvenirs. Elle en rigolerait surement avec notre apparence des vieilles années. Moi, je n’ai pas la chance de pouvoir tenir dans mes mains en album qui puisse faire que je rattrape les quinze années où je ne connaissais pas son existence. La voir bébé, enfant. La voir dans les bras de sa mère. La voir marcher pour la première fois. La voir dire son premier mot. Tout ça, je ne pouvais pas le rattraper. Il y a certaines choses qu’on ne peut pas rattraper et pour ça, j’en voulais à sa mère de m’avoir rien dit. Et savoir qu’elle a dit à Cassie que j’étais mort, c’était encore pire. « Tu risques de trouver des albums de mon enfance et de mon adolescence. Si c’est le cas, je t’interdis de rigoler. » dis-je en plaisantant.

Parfois, je garde cette vieille manie de me croire seul. De croire que je peux parler à voix haute, que je n’ai rien à craindre. Et c’est ce que je fais en parlant à mon interlocuteur. Au moins, inconsciemment, je n’ai pas utilisé un vocabulaire qui puisse mettre sur la voix. Le mot vampire, démon ou loup-garou n’est pas sortit de ma bouche. Et fort heureusement, ça aurait encore pire. Moi qui voulais tant protéger ma fille de ce monde à cet instant, j’avais fait tomber la balance du côté de la découverte. Déjà, je n’étais pas discret avec mes nuits en dehors de la maison alors là, c’était la goutte qui allait peut-être faire déborder le verre. Il faut que je te regarde comme ça durant combien de temps avant que tu ne m’expliques ? Je range mon téléphone. Je reprends mon souffle. J’avais bien deviné qu’elle attendait une explication. Cependant, je pensais qu’elle allait abandonner l’idée au bout de quelques minutes. Idiot, elle était ma fille. Elle le lâcherait pas le morceau comme je pouvais le faire moi quand je voulais connaître quelque chose. Je me lève, pose mon assiette dans l’évier. Je n’ai plus vraiment faim. Qui sont ces saletés intelligentes qui savent ce qui se passent dans nos têtes ? J’entends sa nouvelle question et c’est là que je sais, que je vais devoir lui mentir. Que je vais devoir sortir un bon gros mensonge pour qu’elle oublie cette conversation et qu’elle ne pense plus à ça. Mais je vais devoir faire mieux que d’habitude, faire en sorte qu’elle pense que c’est bien vrai. C’est vrai que je pourrais rester comme je suis et avouer ce qui se passe vraiment. Lui raconter ses histoires de créatures, de dangers. Quel genre de père, je serais si je venais à parler de la noirceur de la ville, de cette folie. Mon devoir, c’est de la protéger. C’est de faire en sorte que rien ne lui arrive. Si elle apprend ça, elle va vouloir jouer avec le danger, elle va vouloir en savoir plus et se jetait dans la gueule du loup. Je sais comme ça peut-être envoutant de connaître les vampires ou autres créatures. Ils ne nous attirent pas leurs modes de vie, leurs différences. Et puis, elle voudra m’aider, rejoindre l’organisation. Non, je ne suis pas prêt à mettre sa vie en danger. Non pas encore. « Pas besoin de me regarder comme ça. Tu sais comme les concurrents peuvent être dangereux pour une entreprise. J’aime les appeler de la sorte parce que je les déteste. Ils ont toujours un coup d’avant alors ça m’énerve. C’est comme s’ils prenaient nos idées. » lâchais-je en n’étant pas sûr que ça allait fonctionner à merveille cette affaire. J’avais tout de même dit d’enfermer l’une d’elle dans le fond. Comment j’allais pouvoir expliquer ça. J’étais dans le pétrin à fond. Bon dieu, réfléchis Peter. J’avais beau réfléchir, j’étais perdu. J’étais perdu sur le mauvais chemin. Elle ne pouvait pas savoir ça. Je devais effacer l’empreinte de ce qu’elle pouvait penser. « Tu sais, il y a certaines choses qu’il est préférable de garder secrètes. Ce n’est pas contre toi, c’est seulement pour te permettre de mener une vie stable. » lâchais-je en la regardant avec cet petit regard qui montrait que je tenais à elle plus que tout.

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Mer 21 Mar - 21:08


ϟ Peter & Cassie ;
« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


« Pas besoin de me regarder comme ça. Tu sais comme les concurrents peuvent être dangereux pour une entreprise. J’aime les appeler de la sorte parce que je les déteste. Ils ont toujours un coup d’avant alors ça m’énerve. C’est comme s’ils prenaient nos idées. » Je lui lance un regard dubitatif à cette réponse. Se fichait-il réellement de moi ? Pensait-il vraiment que j’allais croire à cette explication plus que mensongère ? Non, certainement. Et je ne comprenais même pas qu’il me fasse l’affront de me mentir de nouveau. Je me doute bien que son travail n’est pas comme celui de monsieur-tout-le-monde, mais bien évidemment, je ne sais pas exactement ce qu’il fait. Je ne sais pas pourquoi il fait une telle chose. Merde, j’ai vingt-ans, je ne suis plus une gamine. Il est le seul à ne jamais me dire les choses telles qu’elles le sont. Et ça, ça me déplaît fortement. J’aimerai qu’il me considère comme une adulte, et non pas une gamine de huit ans ! Il m’a découverte lorsque j’en avais quinze et à cet âge, j’avais déjà atteins une certaine maturité. Cela m’agace fortement. « Tu sais, il y a certaines choses qu’il est préférable de garder secrètes. Ce n’est pas contre toi, c’est seulement pour te permettre de mener une vie stable. » Une vie stable ? La fourchette que je tenais entre mes doigts m’échappe et tombe dans un long bruit dans l’assiette. Cela m’arrache un léger sursaut, mais je m’en fiche. Cette fois, j’aimerai qu’il arrête, que tout cela cesse et que ces histoires prennent fin une bonne fois pour toute.
« Une vie stable ? » demandai-je en le regardant attentivement. C’est comme si j’étais dans un mauvais rêve habituel. Mais encore une fois, celui-ci reste vrai. Toutes nos disputes le sont, seules les vraies réconciliations sont des rêves. Mais, même si j’ai envie que tout s’arrange, là, je ne peux pas faire comme si je n’avais jamais rien entendu. « Ma mère est morte, tuée par des crétins qui voulaient de l’argent ! Aujourd’hui, et ce depuis cinq ans, je vis avec un père qui était sorti de nul part et qui me ment à longueur de journée ! Comment veux-tu que j’ai la chance un jour d’avoir une vie stable ? » répliquais-je en élevant à peine la voix, mais mon regard en disait bien plus long que tout le reste. Je ne veux pas être méchante, qu’il culpabilise ou autre, mais je n’en peux plus de tout cela, des non-dits et de tous ces événements qu’il préfère taire à chaque fois. Qu’il me parle des dangers et du reste, qu’il me dise tout. Je ne sais même pas exactement ce dont il parle, mais je suppose que ce doit être vraiment grave. Néanmoins, je n’aime pas vraiment l’idée d’être dans l’ignorance absolue.
« Papa... j’ai vingt ans. Je suis capable d’entendre beaucoup de trucs, tu sais ? Il suffit juste qu’on m’explique ! Mais je ne supporte pas ces choses secrètes dont tu parles. Nous n’arrivons jamais à rien parce que tu refuses de me dire ce que tu fais et à force, il est évident que je ne pose plus de questions... si j’ai droit à tes mensonges à chaque fois, cela ne m’intéresse pas. » ajoutai-je en haussant les épaules, alors que mon regard se faisait plus.. froid, un peu. Maman me disait tout, nous parlions de tous les événements qu’il y avait. Même les tragédies qu’on le voyait aux informations. Elle m’expliquait toujours pourquoi et comment, et à quel point il était dangereux de le faire. Forcément, je retenais toujours. Mais là, j’ai comme la sensation qu’il n’a aucune confiance en moi, peu importe ce qu’il en dit ! Le pire dans tout ça, c’est que je commence à me sentir mal à cause de ces disputes. Mes yeux me brûlent déjà, je peux sentir les larmes qui montent, mais hors de question qu’elles coulent ! Je suis trop en colère ou triste, je ne sais pas exactement quel sentiment est le plus fort des deux. Mais ça me ronge de l’intérieur. Par moment, je me dis juste que j’aimerai que ma mère soit là, qu’elle me prenne dans ses bras, me murmure qu’elle m’aime et que tout ira bien. Sauf que je sais aussi que cela n’arrivera plus jamais et ça me tue ! Il ne me reste que mon père que j’aime aussi très fort, mais dont je me sens parfois tellement loin...
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Sam 24 Mar - 21:17

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
[size=11][justify] J’ai toujours eu cette manie de préférer le mensonge à la vérité. Je ne sais pas. Si bien sûr que je sais. C’est une solution de facilité. Une solution qui m’empêche de me mettre en péril, de montrer la véritable facette. Je lance comme une feuille morte, un mensonge à la fois idiot et qui peut être véritable. Et au moment où je finis, je me rends compte que j’ai fais une monumentale erreur. Mais je garde la tête froide et je me dis qu’elle va y croire. Et voilà que j’annonce clairement qu’il y a quelque chose mais quelque chose que je ne peux pas lui dire. Une vie stable ? J’aurais dû m’en douter qu’elle ne voit pas ça comme moi. Quand on ne connaît pas le fond des choses, qu’on veut savoir à tout pris, on croit tout le temps que ce n’est pas si grave que ça. On ne se rend pas compte comme ça peut changer une vie et comme ça peut la détruire. Je connais cette partie et j’ai eu la malchance de la connaître dans les yeux des autres. J’ai vu sombrer des membres de l’organisation, j’en ai vu mourir. Et le pire, je crois, c’est la mort de mon meilleur ami. Ça m’a tiraillé les entrailles pendant des semaines et à ce moment, j’aurais aimé pouvoir ne pas connaître l’existence des créatures et croire qu’il était mort dans un accident. Je pense que j’aurais fait le deuil plus facilement et que je n’aurais pas eu ce regret de n’avoir rien pû faire. De n’avoir pas donné le meilleur de moi, de ne pas avoir pû prendre soin de lui assez bien. Je ne veux pas avoir encore ce genre de sentiment, encore cette peine. Et je ne veux surtout pas que ce soit elle, ma fille. Je tiens beaucoup trop à elle pour qu’on me la prenne alors que je n’ai eu le droit qu’à cinq années. J’en veux plus, beaucoup plus.

Ma mère est morte, tuée par des crétins qui voulaient de l’argent ! Aujourd’hui, et ce depuis cinq ans, je vis avec un père qui était sorti de nul part et qui me ment à longueur de journée ! Comment veux-tu que j’ai la chance un jour d’avoir une vie stable ? je me prenais une claque en plein visage. Et ça me faisait mal de savoir ça. Moi, qui essayais de faire en sorte qu’elle puisse garder un semblant de vie normale. Bien que je sais que vivre sans mère, ce n’est pas avoir une vie stable. Mais apparemment, ce n’est qu’une facette que je suis le seul à voir. Papa... j’ai vingt ans. Je suis capable d’entendre beaucoup de trucs, tu sais ? Il suffit juste qu’on m’explique ! Mais je ne supporte pas ces choses secrètes dont tu parles. Nous n’arrivons jamais à rien parce que tu refuses de me dire ce que tu fais et à force, il est évident que je ne pose plus de questions... si j’ai droit à tes mensonges à chaque fois, cela ne m’intéresse pas. Je pose mes mains sur les bords de l’évier en regardant à travers la vitre. Je regarde la petite voisine qui joue dans un gazon avec son vélo rose. Le voisin de gauche qui vient de finir son footing du matin et qui vérifie son courrier. Le coup de personnes âgées, qui vit au bout de la rue, et qui aiment se promener main dans la main comme des adolescents. Tous vivent une vie stable et simple. Ils sont en dehors de la noirceur, en dehors de la froideur des problèmes qu’on ne connaît pas. Je tape violement le plan de travail. Cassie n’a jamais dû me voir comme ça. Et très peu de personne ont eu cette chance. Je ne suis pas du genre colérique, j’ai trop vu de choses pour agir de la sorte pourtant là j’avais besoin de le faire. « Bien sûr une vie stable. Tu te rends pas compte de ce que je cache derrière mes mensonges. » dis-je en montant la voix. Je me retournais vers elle, la regardant droit dans les yeux. Une certaine colère s’emparait de moi, une colère que je n’avais pas contrôlé. J’étais prêt à exploser là tout de suite. Le contrôle que j’avais appris avec les années, et que je devais faire réapparaitre ici. « Que tu es dix ans, vingt ans ou encore soixante ans, ça n’a rien avoir. Ce que je veux, je veux te protéger et en te disant la moindre chose, j’ai peur. J’ai peur de te perdre comme j’ai perdu des gens proches. » Je fais une pause. « Tu mérites d’avoir une vie stable et de ne pas plonger dans la noirceur du monde comme moi. »

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Mar 17 Avr - 14:34


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« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


J’avais besoin de comprendre. Qu’il me dise tout. Pour une fois, une seule fois. J’ai besoin de comprendre et être en mesure de dire que mon père me fait confiance. Assez pour me confier toutes ces choses qu’il me cache depuis toutes ces années où je vis chez lui. Comment peut-il vouloir me protéger en me mentant ? On ne protège pas quelqu’un en lui cachant la vérité, au contraire ! Mais apparemment, je me trompais de nouveau. Je voulais vraiment que la situation s’arrange avec mon père, mais il semblerait vraiment que je sois la seule. Lorsqu’il donna un grand coup sur le plan de travail, j’eus un sursaut. Jamais encore je ne l’avais vu ainsi. Jamais encore je n’avais vu quelqu’un être en colère contre moi. Je sais que maman n’aurait jamais eu ce genre de comportement envers moi. C’était même hors de question. Elle préférait les mots à la violence. « Bien sûr une vie stable. Tu te rends pas compte de ce que je cache derrière mes mensonges. » Des mensonges, il le disait enfin ! Il me ment et ne se gêne même pas pour le dire, j’osais à peine y croire. De nouveau, je sentais les larmes qui me montent aux yeux et me brûlent les prunelles. Je faisais tout mon possible pour les retenir, mais cela devenait vraiment difficile. « Que tu es dix ans, vingt ans ou encore soixante ans, ça n’a rien avoir. Ce que je veux, je veux te protéger et en te disant la moindre chose, j’ai peur. J’ai peur de te perdre comme j’ai perdu des gens proches. » Mais moi aussi, j’ai peur de le perdre ! Il est ma seule famille restante, je n’aimerai pas qu’il lui arrive quelque chose. Et d’ailleurs, que devrais-je dire, moi ? Se fiche-t-il que j’ai cette crainte ? Il semblerait que oui. Je pense qu’il ne mesure pas l’impact des mots qu’il a envers moi depuis toutes ces minutes. Il me blesse et me fait énormément de mal. « Tu mérites d’avoir une vie stable et de ne pas plonger dans la noirceur du monde comme moi. » La noirceur du monde... Je la connais. Je ne sais pas si nous avons connus la même, mais je sais ce qu’elle représente. Je l’ai rencontrée brusquement à la mort de ma mère.
« Tu n’as aucune confiance en moi. Tu es incapable de me dire la vérité... Tu préfères les mensonges alors qu’ils aggravent tout bonnement la situation entre nous... À croire que tu t’en fiche complètement de moi ! » lâchais-je en haussant légèrement le ton, alors que des larmes perlent déjà aux coins de mes yeux. Je sais que je suis dur et certainement blessante, mais pour le moment, je ne voyais rien d’autre que les mensonges qu’il me sort depuis tout ce temps. Sur quoi me ment-il encore ? J’en peux plus des non-dits entre nous. C’est comme il me brisait le cœur à chaque fois en me considérant toujours comme une gamine. Jamais personne ne m’avait considéré ainsi avec lui. Même ma mère me parlait comme à une adulte, j’ai toujours été en mesure de comprendre toutes les situations. « J’aimerai qu’elle revienne... » dis-je faiblement en laissant échapper quelques larmes. « J’aimerai me lever un matin, qu’elle sonne à la porte et me dise que tout ça... c’était juste provisoire. Je voudrais qu’elle me prenne par la main, qu’elle me rassure, me console et m’affirme que tout va bien ou que tout ira mieux à présent. En quinze ans avec ma mère, jamais elle ne m’avait blessé autant que toi en cinq petites années. » affirmais-je en me levant du tabouret. Je n’en pouvais plus. Les larmes inondent mes joues et m’empêche de voir correctement. J’essuie mes joues du revers de la main, mais cela se révèle être inutile puisqu’elles coulent de nouveau, encore et encore. J’arrive aux escaliers et monte les marches en courant. Sauf qu’en haut, je glisse un peu et me tord légèrement la cheville. De fait, je tombe en avant et me rattrape sur les mains. Une nouvelle douleur me lance et me fait pleurer davantage encore. J’essaie de me relever, mais je retombe aussi sec sur les fesses. Pourquoi faut-il que je sois aussi maladroite ?! De qui je tiens, à ce niveau ? MERDE à la fin ! Je reste assise sur le petit palier des escaliers, relevant une jambe contre moi, versant mes larmes en silence.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Dim 6 Mai - 19:38

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« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
Je pouvais parfois me montrer brutal. Une brutalité qui sortait souvent d’un seul coup. J’avais tendance à garder tout pour moi. Et puis parfois, ça éclate. Un ballon qui gonfle encore et encore, et boum, il éclate. C’était un peu ce à quoi je ressemblais. J’avais tendance à garder mon calme, à ne pas paniquer dans aucune situation. Certains me disaient sans émotion à cause de ça. Je n’avais jamais pleuré. Je n’étais jamais arrivé à l’organisation sans un sourire. Mais là, c’était différent. C’était de la vie de ma fille qui était en jeu. Je tiens à elle et je ne supporterais pas de la perdre comme j’ai perdu sa mère. Pourtant, je vois bien que mes mensonges ne font que la blesser un peu. Je ne veux pas qu’elle laisser le fossé entre nous s’agrandir parce que je suis incapable de parler. Alors j’avoue des mensonges. J’avoue que c’est pour la protéger, que ce n’est pas contre elle. Le monde est trop noir pour que je fasse confiance aux autres. Je sais qu’elle pourrait se laisser manipuler par une créature et je la perdrais. Elle irait dans les abîmes de la terre. Au point de même vouloir devenir comme eux. Tu n’as aucune confiance en moi. Tu es incapable de me dire la vérité... Tu préfères les mensonges alors qu’ils aggravent tout bonnement la situation entre nous... À croire que tu t’en fiche complètement de moi ! elle annonçait ce que je pensais pas du tout. Voilà pourquoi je ne disais rien. Elle pleure et ça me tue. Mon cœur se voit meurtrie par les larmes dégoulinant sur ses joues de demoiselle. Je fis un pas pour commencer à m’approcher d’elle. Seulement, je restais de marbre. J’aimerai qu’elle revienne... je ne pourrais jamais la remplacer. Je ne pourrais jamais être comme elle. La douceur incarnée. La féminité. L’oreille attentive. Sa mère. J’aurais beau faire tout ce qui est en mon pouvoir, elle me verrait toujours comme le père qu’elle a connu tard et qui n’est même pas capable de lui dire la vérité. Je pourrais dire que ça me va. Mais non ce n’est pas le cas. Elle ne le sait pas mais je la protège plus que la terre entière. J’aimerai me lever un matin, qu’elle sonne à la porte et me dise que tout ça... c’était juste provisoire. Je voudrais qu’elle me prenne par la main, qu’elle me rassure, me console et m’affirme que tout va bien ou que tout ira mieux à présent. En quinze ans avec ma mère, jamais elle ne m’avait blessé autant que toi en cinq petites années. elle était froide. Elle était dure. Et je comprenais sa réaction. Elle savait maintenant que je lui mentais. Je la regarde descendre de son tabouret avec cette envie d’en faire plus pour elle, d’être celui qu’elle aussi fière. D’être comme sa mère. je suis incapable et j’aurais peut-être mieux fait de rester mort pour elle. Ne pas me dévoiler en allant la récupérer pour devenir son tuteur. Elle aurait été certainement mieux dans une famille d’accueil avec des gens formidables, ordinaires et adorables. Elle aurait une vie sans créature, une vie simple et comme j’avais toujours voulu pour sa mère. Elle aurait la vie que tout être humain mérite d’avoir. Je reste là dans cette cuisine en l’entendant monter les marches de l’escalier. Un gros boum.

Un boum soudain. Je ne perds pas de temps et me dirige vers l’escalier. Elle est là assise et elle est toujours en pleurs. Je m’installe juste à côté d’elle. Et pour la première en cinq années, je tends mon bras, le passe derrière son dos pour l’attirer contre moi. J’ai l’impression d’être pas très doué pour ça. Mais j’en ai que faire. Il faut bien se lancer pour une fois. « Je ne me fiche pas de toi. Loin de là. Je fais tout pour te protéger, pour ne pas te perdre. Parce que je ne le supporterais pas.» murmurais-je doucement en posant ma main sur sa joue pour essuyer ses larmes. Jamais, je n’aurais pensé être père. Jamais, je n’aurais pensé la réconforter. C’était un nouveau moi qui était tout l’opposé de l’homme qui dirigeait l’organisation. « Je ne doute pas une seule seconde qu’elle te manque. Et si ça ne tenait qu’à moi, je la ferais revenir juste pour te voir heureuse. » Je marquais une pause. Je revoyais la jeune fille que j’avais connu. Cette jolie brune qui avait fait battre mon cœur. Celle dont j’étais totalement amoureux. Celle pour qui j’aurais pû mourir. Elle avait été mon rayon de soleil, ma joie de vivre, mon étoile. Elle était celle qui me donnait envie de me lever. Et elle avait mis au monde le plus beau diamant. Un diamant qui lui ressemblait énormément. « Je sais que je peux être dur, idiot et pas très drôle à vivre. Tu peux m’en vouloir de te mentir. Et ne pense pas une seule seconde que c’est parce que je n’ai pas confiance en toi, c’est faux. C’est en ce qui se cache dans les recoins, dans le noir dont je n’ai pas confiance.»

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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Lun 7 Mai - 15:36


ϟ Peter & Cassie ;
« Dans une prochaine vie, papa, j’aimerais te reprendre comme père. »


Je voulais comprendre. Je voulais qu’il me dise toutes ces choses qu’il cache depuis des années. Je ne suis pas idiote, je sais que des choses se trament, et la conversation téléphonique que mon père a eu ne fait que confirmer mes soupçons. Néanmoins, malgré cela, il refuse de me dire ce que je souhaite entendre. Il met cela sur le fait qu’il veut être mon ange gardien, mon protecteur. Je veux bien qu’il le soit, cela ne me dérange pas. Après tout, il est mon père et c’est son devoir de le faire. Mais, il devrait aussi me dire ce que je risque là, quand je sors le matin pour me rendre à l’université. Quand je rentre tard le soir après des révisions. Croit-il qu’il sera toujours à mes côtés, m’épiant sans cesse ? Bien évidemment que non. Que fera-t-il lorsque je volerais de mes propres ailes ? Ses craintes se dissiperont-elles ? J’en doute fortement. Alors, pourquoi ne pas tout me dire ? Pourquoi ne pas me dire de quoi et de qui je dois être méfiante. Et je vis tellement mal tous ces mensonges, tous ces non-dits qui nous brisent cette affection qui nous lie. Je voudrais lui dire, hurler ; ne m’abandonne pas, ne me ment pas, respecte-moi pour ce que je suis. Lorsqu’il me raconte tous ces mensonges, j’ai l’impression d’être une idiote fini à qui on ne peut rien dire parce que je ne serai pas en mesure de comprendre. Et pourtant, j’ai cette capacité, qu’il me la donne, ne serait-ce qu’une fois...

Mais, de nouveau, notre conversation échoue et une dispute éclate entre nous. Cette dispute qui me fait mal et me brise le cœur à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Cette crainte qui me paralyse lorsqu’il frappe sur le plan de travail. Je ne supporte pas vraiment la violence, elle me fait peur. Je suis peut-être trop craintive, mais, je n’aime pas les hommes en colère, ils peuvent être dangereux. Il faut dire que je n’ai connue que la douceur de ma mère et de ma voisine, qui était sa meilleure amie. Et puis, la tendresse du fils de cette dernière qui était comme un ange avec moi. Alors, la violence, c’était juste à la télévision. Ma mère me mettait dans une bulle de tendresse et d’amour. Peu importe ma tristesse, même si elle était petite, elle venait vers moi et me prenait dans ses bras durant de longues minutes. Elle me disait à quel point j’étais belle, à quel point j’étais précieuse ; j’étais son bijoux, sa pierre précieuse. Elle m’aimait tellement que son amour me rendait plus forte et plus courageuse. Il me donnait cette force de me battre quotidiennement et d’affronter tous mes camardes à l’école. Elle était ce que j’avais de plus beau en ce monde.

Et c’est en pensant aussi à elle que je pleurs dans cet escalier alors que je me suis fais violemment mal à cause d’une chute. Cela la faisait toujours rire quand je tombais. Elle a toujours dis que j’étais d’une maladresse hors du commun. Je loupe les marches, ne voit pas les portes, rate les bordures... je suis une catastrophe humaine. Mais au moins, si cela amuse parfois, pourquoi pas ? Après tout, il m’arrive aussi d’en rire, lorsque je n’en souffre pas. J’entends les marches qui craquent et je devine aisément que mon père me rejoint. Je reste même surprise lorsque je sens son bras dans mon dos et qu’il me rapproche de lui. Frêle comme je suis, il n’a aucun mal à le faire. Je me laisse faire sans dire un mot, seules les larmes dévalent sur mes joues. « Je ne me fiche pas de toi. Loin de là. Je fais tout pour te protéger, pour ne pas te perdre. Parce que je ne le supporterais pas. » ce murmure m’apaise légèrement, et je ne dis rien lorsqu’il essuie quelques larmes qui roulent encore. Et même si le crois, parfois, je me dis tout le contraire. « Je ne doute pas une seule seconde qu’elle te manque. Et si ça ne tenait qu’à moi, je la ferais revenir juste pour te voir heureuse. » Cette fois-ci, un flot de larmes coulent de nouveau, alors que je repense à ma mère et à ces mots. Si seulement elle pouvait être ici, je serai sans nul doute la fille la plus heureuse du monde. J’aurai mes deux parents en même temps, cela aurait été miraculeux de les avoir à mes côtés, ensemble.

« Je sais que je peux être dur, idiot et pas très drôle à vivre. Tu peux m’en vouloir de te mentir. Et ne pense pas une seule seconde que c’est parce que je n’ai pas confiance en toi, c’est faux. C’est en ce qui se cache dans les recoins, dans le noir dont je n’ai pas confiance. » je souffle doucement en levant mon regard bleuté vers le sien. Mes prunelles sont brillantes de larmes et je respire difficilement tant les sanglots me nouent la gorge. « Je sais que certaines choses se passent. Je le sais parce que je le devine aisément... Je le sais parce que je suis attentive et que tes conversations ne sont pas anodines. » lui dis-je en haussant doucement les épaules. Même si je suis de nature discrète, j’ai des oreilles et elles me servent énormément. « Je ne te demande pas de me dire tout ce que tu fais ou ce que tu sais... mais juste... ne me ment pas, parce que c’est inutile. » ajoutais-je en essayant de sourire légèrement.

Je ne supporte vraiment pas les mensonges, et je crois qu’il l’aura comprit à présent. Et puis, je ne veux pas qu’il me dise tout de A à Z en passant par J et T, mais au moins, l’essentiel. Je suis grande, je suis mature, je suis sa fille ; ces affirmations prouvent bien que je suis apte à entendre les dires de mon père, même si cela peut être difficile pour lui. « Puis tu sais... il n’y a rien de pire que la cruauté des hommes. Ils sont les pires monstres que l’on rencontre. Eux, quand ils brisent quelqu’un, ils ne font pas semblant... » dis-je en baissant le regard, faisant référence à ce que les hommes ont fais à ma pauvre maman il y a de cela cinq ans déjà. Je pose ma tête contre l’épaule de mon père et je souffle doucement en séchant mes larmes une nouvelle fois. Il faut que je cesse de pleurer, cela devient vraiment grave avec moi. Mais, il y a quelques semaines, c’était la date 'anniversaire' de sa disparition et j’en souffre encore cruellement. « Et puis tu sais, ce que j’ai dis tout à l’heure... c’était pas pour être méchante. Je suis contente que tu sois venu me chercher quand elle est morte. Sans toi, je me serai vraiment sentie orpheline... puis... même si on se dispute, même si parfois, je te boude... bah, je t’aime quand même. Tu es mon père et pour rien au monde je ne voudrais qu’on m’éloigne de toi. » soufflais-je en lui offrant un petit sourire. Je ne supporte pas nos disputes, et je préfère quand les choses sont calmes entre nous. Et j’ose espérer que ces mots le toucheront et calmeront nos éclats de voix.
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MessageSujet: Re: But now I'm bound by the life you left behind.   Mer 16 Mai - 11:31

peter & cassie
« tu es devenu l'élément essentiel dans ma vie. je ne pourrais supporter qu'il t'arrive malheur. »
J’aimerais pour une fois, une unique et petite fois, que ça ne finisse pas de la même façon. Que l’on puisse afin avoir une conversation d’un père avec sa fille. Une relation seine. Cependant, cela veut dire que je ne serais pas le big boss de l’organisation. Et ça, je ne peux pas le changer. Bien que ma fille passe bien avant tout ça. Et je veux pouvoir lui faire comprendre. Alors dans cet escalier, je montre une partie de mon côté tendre, mon côté gros nounours que seul la mère de Cassie et Soralyne connaisse. Maintenant, c’est à Cassie d’en prendre conscience. Je me montre comme un homme indomptable, fort et sans sentiment. Cependant, au fin fond de mon âme, de mon corps, il y a cette partie de fragilité et de sensibilité. Cette partie cachée. Mes doigts sèchent ses larmes seulement elles coulent de plus belles quelques secondes après que je lui parle de sa mère. Et je m’en veux de ne pas avoir été là pour les deux. On aurait pû être une famille, une jolie petite famille. On aurait pû être heureux et j’aurais pû les protéger. J’aurais pu faire en sorte qu’elle est encore sa mère près d’elle. il me reste plus que des morceaux d’une enfance brisée, des blessures de la perte d’une mère. des choses pas toujours faciles à gérer.

Je sais que certaines choses se passent. Je le sais parce que je le devine aisément... Je le sais parce que je suis attentive et que tes conversations ne sont pas anodines. Il est difficile de faire le juste milieu. De sa voir ce qui peut être évoqué et le reste. Je sais de source sûre qu’elle en fréquente, qu’elle les côtoie sans le savoir. Et si je venais à lui en parler, elle deviendrait trop méfiante. Elle ne prendrait plus la peine de faire confiance. Elle rejetterait l’amitié tout court. Et je ne veux pas. Je veux qu’elle puisse continuer sa vie. Je le veux parce que je sais que je suis là. Et que je le serais toujours même si elle n’habite plus à la maison. Je serais toujours celui qui veille sur elle. Je ne te demande pas de me dire tout ce que tu fais ou ce que tu sais... mais juste... ne me ment pas, parce que c’est inutile. si je venais à parler de mon rôle de « chasseur » et de grand patron d’une organisation, ça n’irait pas. C’est un secret que l’on doit garder pour nous. Je ne veux pas la mettre en péril. Car je sais qu’au moment où je viendrais à lui parler des créatures. Ces saletés vont se mettre à la prendre pour cible. Faire du chantage en la faisant prisonnier, la faisant souffrir pour que je souffre. Je ne peux me permettre de la voir souffrir ou de m’imaginer une telle chose. Le mensonge est la seule alternative parce que un peu de la vérité ne ferait qu’éveiller sa curiosité et lui en faire découvrir toujours plus. On est tous curieux et ça serait amplement normal qu’elle est besoin de réponses à ses questions. Vampire ? Loup-garou ? Démon ? Ange ? Je suis persuadé qu’elle essayera même de se confronter à leur noirceur juste pour en apprendre plus. Puis tu sais... il n’y a rien de pire que la cruauté des hommes. Ils sont les pires monstres que l’on rencontre. Eux, quand ils brisent quelqu’un, ils ne font pas semblant... Les hommes sont cruels pourtant ils ne le sont pas autant que les créatures. Non pas du tout. Une créature vous fera souffrir pendant de longues heures en vous gardant en vie par des moyens. Elles peuvent rentrer dans votre esprit, découvrir vos secrets, les utiliser contre vous, en faire une arme rien que pour mettre leur plan en marche. Je sais de quoi elle parle et je voudrais pouvoir évoquer le fait que c’était des créatures. Mais au vue du dossier, ce n’était en aucun leur fait. J’ai eu beau le lire, le lire encore et encore, je n’ai pas trouvé une trace de la moindre créature. La cruauté des hommes. Et puis tu sais, ce que j’ai dis tout à l’heure... c’était pas pour être méchante. Je suis contente que tu sois venu me chercher quand elle est morte. Sans toi, je me serai vraiment sentie orpheline... puis... même si on se dispute, même si parfois, je te boude... bah, je t’aime quand même. Tu es mon père et pour rien au monde je ne voudrais qu’on m’éloigne de toi. ses petits mots m’apaisent, me font du bien. Même si je sais qu’une partie était vraie. Les mots qu’on sort, ont toujours une part de vérité, même si on y pense pas complètement.

« Je connais assez la curiosité pour savoir que tu voudras en apprendre plus, si je commence à te parler de certaines choses. mais sache que les gens ne sont pas toujours, ce qu’ils sont vraiment. » Je prends ses épaules et la regarde dans les yeux afin de lui faire comprendre les mots que je viens de prononcer. Je veux qu’elle puisse accorder sa confiance quand il le faut et pas à n’importe qui. Puis, je me retourne la reprenant dans mes bras. Lui montrant ma tendresse à son égard. « Je sais très bien que l’Homme est un être cruel. Et ceux qui ont tué ta mère, méritent la même chose et pire encore pour avoir bouleversé le destin d’une petite fille. Tu méritais d’avoir une vie mieux que celle-ci avec ta merveilleuse mère. » Je retire mes bras, me lèvent, descend une marche, me retourne et les mains dans les poches la regardent. Je n’ai jamais cru au destin ou aux prophéties. J’ai encore du mal à me faire à l’idée que des anges et des archanges sont encore parmi nous. La religion n’a jamais été mon truc. Je ne pense pas qu’il était écrit que Cassie devait revenir vers moi. Parce que c’est la pire chose qui pouvait se passer. Elle était bien où elle était. Elle n’avait pas de contact avec la noirceur. Venir la chercher a été difficile pour moi. Je voulais rencontrer ma fille mais en même temps, en l’amenant à Baltimore, je savais que je la mettrais en danger. Mon envie de la connaître a été plus forte que le reste. « Tu as le droit de le penser. Je ne t’en voudrais jamais parce que j’ai été absent de ta vie très longtemps. Mais quoiqu’il arrive, je ferais toujours tout pour toi, pour te protéger. même si pour ça, tu dois me détester.»

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