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 SORALYNE & SAVANNAH - Nothing you confess could make me love you less

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MessageSujet: SORALYNE & SAVANNAH - Nothing you confess could make me love you less   Mer 15 Fév - 22:38


Elle avait mis le temps à la convaincre, mais elle avait réussi. Sora avait cédé aux supplications de sa cadette. Savannah ouvrit les stores et tout sourire disparut de son joli visage. Le ciel était nuageux. Pas exactement ce à quoi elle s’était attendu. Même si c’était prévisible. Et la véritable poisse. La brunette se laissa retomber sur le lit, passablement déprimée. Elle s’était fait toute une joie de cette journée entre sœurs. Prenant une grande inspiration, elle se redressa, les poings sur les hanches. Une pluie toute juste potentielle et une température peu avenante n’aurait pas raison d’elle. Attrapant son BlackBerry blanc, très repérable au fin fond de son sac rempli d’un bordel sans nom (mais c’était l’idée, le blanc immaculé facilement trouvable), elle envoya un texto à Sora. Lui signifiant que le pique nique n’était pas annulé et qu’elle devait la retrouver là où elle savait.
L’endroit était un vieux belvédère, au fin fond du parc, près d’un petit étang dont l’humidité ambiante avait rongé le bois. Mais il y avait de larges banquettes et c’était abrité du vent. Savannah se souvenait y avoir passé les meilleurs moments de son adolescence (et accessoirement, perdu sa virginité, mais ce n’était pas le genre de choses que Sora aurait spécialement apprécié de savoir). Toutefois, malgré tout, il faisait très frais. La jeune femme mit un gros pull, un jean et des bottes fourrées. Le tout serait ensuite complété par un bonnet, une écharpe et son manteau. Elle prit aussi plusieurs gros plaids qui ne lui servaient presque exclusivement qu’à cela : les pique nique en hiver.

Débarquant dans la cuisine, elle constata que Athena était déjà partie. Au travail ou la fac. Ou peut être les deux. Peut importait. La blondinette lui avait laissé un mot sur le tableau noir de la cuisine. C’était une habitude qu’elles avaient : se laisser des messages à la craie sur ce fameux tableau qui n’était, au final, là que pour cela. Le plus souvent pour se souhaiter une bonne journée si elles ne se croisaient pas le matin. Ce qui était le cas ce jour là. Savannah l’effaça et attrapa la craie.

    Partie au parc avec ma sis’. OUI, j’ai réussi !!!!


C’était une plaisanterie entre elles, le soir, lorsqu’elles regardaient Grey’s Anatomy ou One Tree Hill, ou n’importe quoi d’autre de sentimental (c’était des filles, après tout). Savannah lui parlait de son overbookée sœur aînée, qui répondait à ses messages et ses appels, parce que c’était Sora et qu’elle était presque parfaite. Presque, parce qu’elle était trop occupée par son travail et n’avait que peu de temps à lui consacrer, guère plus qu’un appel téléphonique. Cette sortie était donc un miracle. Il fallait avouer que Savannah avait employé les grands moyens : elle avait menacé Sora de ne plus jamais lui adresser la parole. Et elle ne plaisantait pas. Elle était lassée que sa sœur se laisse accaparer par son travail à l’université. Mais l’ainée des sœurs Johnson semblait avoir parfaitement reçu le message.

Reposant la craie, non sans avoir ajouté des fleurs et des papillons à son petit message, Savannah ouvrit le grand panier en osier. Cliché, il est vrai, mais il n’en restait pas moins extrêmement pratique. Elle y fourra les bouteilles de vin, rouge pour Sora et rosé pour elle, ainsi que les salades, l’omelette, les sandwiches, les yaourts maison, les cupcakes maison aussi, et quelques fruits, ainsi que des assiettes, des verres, des couverts et des serviettes. Elle termina par une nappe à carreaux rouges et blancs, qu’elle posa sur le tout. Oui, il y avait à manger pour tout un régiment et oui, elle en avait pleinement conscience. Mais c’était toujours ainsi. Savannah apportait environ trois tonnes de provisions, et elles n’en mangeaient pas la moitié.

Guillerette, Savannah gara sa voiture dans le parking et en sortit tout son matériel d’expédition avec une joie presque palpable. Elle traversa le parc d’un pas décidé, croisant les rares promeneurs qui avaient plutôt tendance à rejoindre leurs véhicules. Arrivée au belvédère, elle fut ravie de constater qu’il n’y avait aucun kamikaze. Elle commença par étaler les couvertures et à en laisser deux de coté, de façon à ce que Sora et elle puissent s’emmitoufler dedans. Puis elle s’assit sur le sol de bois et attendit sa sœur.

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Dernière édition par Savannah E. Johnson le Sam 31 Mar - 10:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SORALYNE & SAVANNAH - Nothing you confess could make me love you less   Mer 7 Mar - 13:47

Saralyne Ҩ Savannah
« Nothing you confess, think or do, could make me love you less »


Biiiiiiiip!

Vous avez un nouveau message.
Un nouveau message de ma sœur, évidemment. Me disant que je n’avais pas le droit de sécher notre pique-nique d’hiver, évidemment. Elle me connaissait trop bien, évidemment. J’étais là, assise devant la fenêtre, regardant les gros nuages gris de pluie voleter à gauche et à droite dans le ciel. Ce n’était pas une merveilleuse idée d’aller pique-niquer dans une journée qui s’annonçait comme médiocre côté météo, mais je savais d’expérience que Savy y comptait beaucoup, beaucoup plus que moi, dans ce cas présent. J’adorais ma sœur, aucun doute là-dessus, mais j’aurais quand même préféré rester ici, couchée dans mon lit, à dormir. Parce que je n’avais pas dormi de la nuit, encore, mais si je savais d’or et d’ores que j’avais ce pique-nique aujourd’hui. Le labo m’avait gardé en vis jusqu’aux petites heures du matin, c’est qu’à ce moment-là que je me suis rendue compte de l’heure tardive qu’il était. J’avais encore sacrifié ma nuit de sommeil à une cause qui ne pouvait pas être sauvée dans l’immédiat. C’est Peter qui allait être frustré. Mais peu importe, ça me permettait d’oublier, ce qui était l’essentiel, du moins pour moi.

La nuit avait été froide, même dans les profondeurs des labos, donc je ne doutai pas un instant que la journée sera froide, voire glaciale à certains moments. Mais Savy aurait tout préparé, sans doute aucun, pour que le froid ne nous atteigne pas trop. Et puis le parc où nous allions était à l’abri du vent, donc c’était déjà un tracas de moins. Mais je devais quand même choisir des vêtements chauds, au cas où. J’avais quand même du chemin à faire jusqu’aux tables à pique-nique, ces genre de grandes banquettes hyper confortable durant un moment où on pouvait autant manger en grand groupe qu’avoir un minimum d’intimité. Bon, jeans, t-shirt, un par-dessus en laine et de gros bas confortable en minou, c’était mon habillement pour la journée. Rien de plus vedge, dans mon cas. Sans oublier mon manteau, mon bonnet et mes gants, sans oublier un parapluie. Enfilant le tout, je me fis la réflexion qu’il était temps de partir. Mais avant que j’aie même eu le temps de franchir le seuil de la porte d’entrée, j’entendis gémir. Maya savait que je m’en allais, et comme toujours, elle voulait m’accompagner. J’avoue que ce n’était pas marrant pour elle de rester enfermer tous les jours dans la maison, même si le petit voisin Dylan venait la voir et la faire faire une promenade.

« Tu veux venir voir Savannah, toi aussi, Maya? Ennnh, mon pitou d’amour. Allez, viens ici, gros bébé, que je te mettes dans laisse.. »

Certes, il n’y avait pas à dire, je parlais à mon chien comme à un humain, et alors?! Attachant Maya par sa laisse, je l’amenai jusqu’à la voiture, où elle sauta avec joie. Allant chercher une bouteille d’eau, un petit bol de croquettes et les bols de Maya, ainsi que sa balle dans la maison, je revins dans la voiture, fin prête. Durant tout le trajet jusqu’au parc, qui n’était pourtant guère trop long, je réfléchis. Il avait fallu que Savannah me menace pour que j’accepte de sortir avec elle. C’était ça qui m’avait ouvert les yeux. Pourtant, je ne croyais pas l’avoir délaissée depuis si longtemps. Pour moi, il y avait à peine de semaines que je l’avais vu. Mais il semblerait que ce n’était pas le cas. Deux mois, qu’elle m’avait asséné en pleine face, deux mois que je ne l’avais pas vu et passer du temps avec elle. Elle disait que je lui manquais, que je la négligeais. Ce qui était atrocement vrai et ce dont je ne m’étais pas rendue compte. Je la délaissais comme je délaissais mon chien, au profit de l’enseignement et de recherches dans un labo inconnu de tous. J’étais un être cruel, non?

Arrivée au parc, je tentai d’oublier tout ça, collant un sourire à mes lèvres. J’allais voir ma sœur, on allait faire un bon pique-nique d’hiver ensemble, et avec chance, il n’allait pas pleuvoir. Était-ce ça, le bonheur. Attrapant la laisse de Maya, je réussis tant bien que mal à la sortir de la voiture, la tenant bien serrée pour ne pas qu’elle parte à courir après l’écureuil que je venais de voir passer au loin, dans le parc. Me dirigeant vers les banquettes, j’aperçu Savy au loin. Toujours égale à elle-même, elle n’avait pas changé d’un poil, autant dans son accoutrement que dans sa préparation d’un pique-nique hivernal. C’est comme ça que je l’aimais, ma sœurette.

« J’espère que ça ne te dérange pas trop que j’aille amener Maya, elle s’ennuyait à mourir à la maison et avait envie d’une balade. Comment vas-tu, chichta? »

J'allai m'installer à côté d'elle, détachant Maya pour qu'elle puisse se dégourdir les pattes un peu.


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Dernière édition par D. Soralyne Johnson le Ven 29 Juin - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SORALYNE & SAVANNAH - Nothing you confess could make me love you less   Dim 25 Mar - 17:41


Savannah entendit des aboiements mais n’y prêta guère attention. Combien de promeneurs emmenaient galoper leurs compagnons à quatre pattes dans ce parc ? Même en ce jour un peu maussade, ils étaient relativement nombreux. Mais quand une grosse langue râpeuse et humide la sortit de la léthargie dans laquelle elle était plongée depuis de longues minutes, un sourire illumina son joli visage.

« Maya ! Ma grosse toutoune ! »

La jeune femme câlina la chienne, aussi ravie de la voir que sa sœur ainée. Mais rien que pour ces deux mois sans nouvelle, ABSOLUMENT aucune nouvelle, ce fut Maya qui eut la primeur de la tendresse de Savannah. Après quelques minutes de caresses, elle repoussa le remuant animal et serra Sora dans ses bras. Elle ne le méritait pas vraiment, mais Savannah n’était pas vraiment du genre rancunière.

« Je t’en aurais voulu si tu avais laissé ma toutoune toute seule, enfermée chez toi ! »

Elle lâcha enfin sa sœur, lui permettant de respirer convenablement, ce qu’elle ne pouvait plus faire depuis quelques minutes déjà. Les deux jeunes femmes regardèrent la chienne qui gambadait gaiement dans l’herbe, avant de plonger sans même y réfléchir dans l’étang. Savannah éclata de rire, observant la chienne qui se secouait et gambadait dans les alentours, sans vraiment se préoccuper de ce qui se passait autour d’elle.
Savannah détourna son attention de la chienne, qui ne s’éloignerait pas de leur champ de vision, et déboucha une bouteille de vin rouge. Elle sortit du panier deux verres ballon soigneusement protégés et les remplit avec un sourire coquin. Elle en tendit un à sa sœur, et prit le second, savourant avec délice une très longue gorgée. De toute façon, ce qu’elles allaient manger absorberait largement l’alcool et elles n’allaient pas prendre le volant avant un bon moment. Savannah avait bien l’intention de faire passer à son ainée un interrogatoire dans les règles de l’art.

« Comment s’appelle t’il ? Et ne fais pas celle qui ne comprend pas. J’ose espérer que c’est pour un homme que tu m’as délaissée, que dis je, rayée de ta vie pendant les deux semaines les plus longues de ma vie ! »

La petite brune but une autre gorgée, un sourire malicieux sur les lèvres. Sora ne s’en sortirait pas si facilement. Elle avait intérêt à avoir une sacrée bonne excuse pour avoir fait la morte si longtemps. Savannah s’était consolée un peu trop souvent dans les bras d’Hermès, et même si elle appréciait, à son grand regret, leurs corps à corps torrides, ce n’était pas vraiment un pêché qu’elle assumait. Loin de là. Mais ce n’était absolument pas le moment de penser à Hermès, aussi sexy soit il. Elle pencha la tête de côté, attendant une réponse qui tardait à venir.

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MessageSujet: Re: SORALYNE & SAVANNAH - Nothing you confess could make me love you less   Dim 15 Juil - 23:36

Saralyne Ҩ Savannah
« Nothing you confess, think or do, could make me love you less »


Ma sœur me manquait, affreusement même. Et la voir là, assise toute seule dans une léthargie sans fin me fit me rendre compte que le manque que je ressentais envers elle devait être mille fois pire de son côté. Quel genre de sœur pouvais-je bien être?

« Oh non, Maya, s'il te plaît! Pas la langue sur Savannah, quand même! »

J'éclatai de rire. Vraiment, ce chien me surprendrait toujours. Toute l'affection qu'elle pouvait donner, parfois, c'était vraiment fou.. Tout cette affection qu'elle donnait à tout le monde.. Sauf à moi, cela dit. Malgré que techniquement, je le méritais amplement. Après toutes ses semaines passées à l'extérieur de la maison pour me changer les idées, c'était plutôt le promeneur de chien qui bénéficiait de l'affection de Maya que moi, et il n'y avait aucune doute que j'y étais pour quelque chose. Mais comment faire comprendre à ma chienne que je n'avais pas assez d'affection en moi pour lui en donner un tant soit peu, quand je n'étais même pas capable de m'en donner un peu à moins même, d'aimer légèrement la femme que j'étais devenue avec les années? Et comment le faire comprendre à ma sœur, aussi? Elle pour qui j'avais eu tant d'affection et d'amour à donner dans le passé..

Serrant ma sœur dans mes bras, je sentis à quel point elle n'y croyais pas, à quel point elle se disait que je ne méritais pas qu'elle m'accorde cette attention sororale qui pourtant, me fit le plus grand bien. Je la serrai un peu plus contre moi, voulant garder ce moment de retrouvailles en mémoire, malgré mes yeux qui me piquaient atrocement.

« Je sais que tu m'en aurais voulu. Et je sais que Maya aussi m'en aurait voulu. Manquer une balade au parc? Jamais de la vie! »

Je souris. J'adorais imiter mon chien avant, et le refaire aujourd'hui mettait un peu de soleil dans ma journée, même si je sentais que je me cachais encore un peu, que je n'y croyais pas encore totalement. Comme si je n'étais pas encore arrivée à cette étape de ma vie où je dois oublier le passé et aller de l'avant. Prenant la coupe de vin rouge que me tendait Sav', je fis un effort pour me concentrer sur le moment présent, cet instant que je passais en compagnie de ma sœur, la personne que j'aimais le plus au monde.

Faisant tourner le vin dans la coupe, je regardai les petits courants créés par le liquide ambré, comme le faisait tout le temps mon défunt mari. Prenant une gorgée, je faillis m'étouffer dès la première question de Savannah. Comment avait-elle fait pour comprendre aussi tôt? Pas que Peter et moi étions rendus au stade de nous fréquenter, non pas encore, mais tout de même, je passais parfois plus de temps dans les laboratoires pour avoir la chance de le croiser plus longtemps. Quel est le mal là-dedans? Et s'il existe, où est-il?

« Tu... Tu me fais un genre d'interrogatoire? Comme l'a fait papa avec nos premiers petits amis? »

Je la regardai d'un regard septique avant de prendre une grande respiration.

« Si je réponds à tes questions, est-ce que tu vas faire pareil avec les miennes? Même si je me doute que je ne le mérite pas vraiment, après le silence que je t'ai fait vivre.. Au fait, je suis désolée de ne pas avoir communiqué avec toi, tellement désolée Savy.. »

J'hésitai. Et si elle pensait comme moi, que c'était mal de fréquenter quelqu'un d'autre après Allan? Que c'était malsain, que je n'avais pas assez fait mon deuil encore?

« En fait... Tu le connais probablement déjà.. C'est.. c'est Peter. Il était à l'enterrement. En fait, il était.. *déglutissement* c'était le meilleur ami d'Allan.. »

Je n'osai pas relever la tête, prenant une autre gorgée de vin.

« Et.. et toi, tu as quelqu'un? »


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