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 Kill me, kiss me [PV]

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MessageSujet: Kill me, kiss me [PV]   Dim 15 Jan - 22:21





    Tandis que le crépuscule combat, l'on voit le jour tombé. Deux gladiateurs du monde qui se parfairent sans se toucher. Cette petite mort raisonne, emplie le temps, imprègne l'air. Danse macabre aux allures si féeriques, mascarade indicible, attention, répétition, puis : extinction des feux, levée de rideau. SILENCE. Il est enfin l’heure. L’heure de la revoir, de crée un nouveau monde et de la faire succomber.

    M'enfonçant dans l'insalubrité du pays des songes, j'ai comme une impression de m'insurger dans le rêve d'une autre personne. M'infiltrant tel un malandrin dans ce qui ne m'appartient guère, je déchiffre et m'introduit de façon taciturne, dans la discrétion et le silence le plus total. L'environnement m'entourant n'est guère original. Un monde plein de couleur, un monde respirant la joie et la bonne humeur.

    Elle marche, elle marche et elle marche encore. Ce monde si coloré, ce monde si différent du nôtre. La musique lui bourdonne au creux des oreilles, elle lui rappelle son enfance. Cette musique irlandaise, qui voudrait nous faire danser au rythme de la musique, virevolté, sauté, courir. Elle ignore tout. Où elle est, pourquoi est-elle là, est-ce un rêve ou la réalité des choses. « Jazz. » Le vent murmure son prénom comme une mélodie. « Jazz ». Et elle se balade dans ses rues vides, dans ces avenues fantômes. De ma main je m’empare d'elle, de l’autre je lui agrippe avec tendresse le visage, la forçant à se retourner. Doucement, je me penche vers elle et l'embrasse, d'un baiser vrai, passionné, comme on ne le voit que dans les films. Elle ne sait rien de moi, ignore qui je peux bien être, mais tout les soirs je viens m’infiltrer dans « ses » rêves ou plutôt en créant une réalité alternative. Et mes doigts s’entrelacent dans sa chevelure bouclée, à la couleur de l'écorce. En me reculant, je ne peux de m'empêcher d'admirer son reflet, de la contempler dans ses grands yeux noisettes. Son visage respire le soleil, son teint de pêche fait ressortir ses magnifiques yeux noisettes. Elle est soudainement si belle, si rayonnante. « Tu es magnifique. » Délicatement, comme s'il s'agissait du plus beau trésor de ce monde, je pose ma main contre sa joue et un sourire prend place au creux de mes lèvres. L'amour, c'est si beau l'amour. Il est Hermès du monde imaginaire.

    Puis je m'enfui. Et je cours loin d’elle lui insistant à me rattraper. Des brides de verres façonnent le chemin interdisant le passage mais c’est mon monde et je désobéis à cette démarcation allant toujours plus vite. Je ne fais que courir ne prenant pas garde au bout de verre sur mon passage qui me menace à tout instant de me lacérer la peau mais je continue mon avancer. Je me fraye dans ce que je crois être un spectre torturé, malmené, lapidé. Rien qui vaille en somme. Et pourtant, je m'engouffre toujours et encore plus, créant une percée que je traverse aussitôt. Ce monde si coloré disparait pour donner place à un autre qui ne vaille rien. Et je me retourne pour voir si elle me suit toujours et je la vois trop proche, beaucoup trop proche. Elle est la derrière moi, elle n’a qu’à tendre la main pour m’attraper. Et je m’en veux de cette erreur grotesque, c’est mon monde, j’en ai le contrôle, je n’aurais pas dû la laisser ce rapprocher tellement de moi. Les bout de verre ne lui pas était d’une grande difficulté, de peur d’être rattrapé avant d’avoir atteint mon but, je fais naître un obstacle. Un obstacle, autre que les larmes de verre répandues au sol, s'affiche alors devant elle tel un enfant quémandant de l'aide. Il a ces même yeux, désenchantés et dramatiques, dans lesquels j'entrevois une once d'abandon. Entre temps, je cours toujours et je m’approche du but. Je la vois de loin cette ancienne usine délabrée. J’y suis enfin, il ne manque plus que de l'attendre. L'acte I pouvait commencer.


Dernière édition par Hermès T. Revenge le Jeu 19 Jan - 22:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Dim 15 Jan - 23:19



Journée pourrie. Arrête Jazz, positive. Ouais positive, j'en ai marre de positiver tout le temps. J'ai eu une journée pourrie et bha j'ai eu une journée pourrie. Même une semaine pourrie et c'est comme ça, point ! J'en ai marre. Se laissant tomber sur le canapé du salon/chambre, elle soupire tout en enfouissant sa tête dans l'un des coussins. Laissant échapper quelques grognements étouffés. pourquoi est-ce que je me bats encore ? Cette question revient sans cesse, la harcèle. Et comme tout harceleur même en quémandant, ça revient, toujours, sans cesse. Implorer ne fait qu'accentuer le problème. Relève toi ! Bordel ! Fait quelque chose ! Mais rien, pendant quelques secondes, sentant les larmes montées elle attrape la télécommande qui traîne au sol et allume bah, en toute logique la télé. Zappant, ne regardant même pas l'image puisqu'elle a toujours sa tête enfouit dans le coussin. Le journal télé et des nouvelles plus déprimantes les unes que les autres pourquoi pas faire un journal de nouvelles positives ? Ppff j'ai un sérieux problème, je suis une pessimiste et je réclame un journal de bonne nouvelle. Un soupir, un de plus. Après quelques chaîne, elle trouve un épisode de Friends Un sourire se dessine contre le coussin et doucement elle tourne la tête. Elle passe une petite heure à regarder la télé, à regarder parce qu'elle a enfin décider de tourner sa tête. Plus tard, elle change de chaîne, un reportage animalier pour trouver le sommeil c'est recommandé ? Attrapant une bouteille d'eau et un flacon, elle avale un comprimet puis elle s'installe plus confortablement. C'est ici qu'elle va passer sa nuit, elle sait qu'elle va avoir du mal à s'endormir et ça l’exaspéré. Pourtant, elle sait que son monde imaginaire sera plutôt heureux. Par le passé, ce monde n'était peuplé que de cauchemars, mais ces derniers temps il y avait quelqu'un dans ses rêves. Beaucoup de personnes, de jeunes femmes, de filles auraient aimé avoir ce genre de rêves mais le problème c'est que le réveil arrive toujours. Et alors, la solitude se fait encore plus pesante. Ces rêves étaient beaux au début, ils le sont souvent mais peu à peu Jazz ressent d'avantage de douleur que de plaisir. Parce que ça fait mal d'imaginer une vie qu'on aura jamais. Mais on a pas d'emprise sur ses rêves ? On est pas dans Harry Potter où on pourrait concocter une potion anti-rêves, ce serait trop facile.

Ses paupières se faisant de plus en plus lourdes, elle se concentre sur la gazelle qui court dans la savane. Et le marchand de sable semble prompt a être gentille ce soir. Le sommeil la gagne rapidement. Gigotant de temps à autres, cela ne la réveille pas et tant mieux. Pourtant son sommeil est agité, dans son premier rêve elle court, court à en perdre halaine dans des ruelles. Et puis soudain le paysage change. Les ruelles sont moins sombres, elle sent les écouteurs dans ses oreilles. Une musiques fort sympathique s'y échappe. Un sourire aux lèvres, ce rêve lui plaît d'avantage. Elle gigotte moins. Son sourire s'agrandissant, on l'appel. Une voix. Cette voix. Il apparaît, l’agrippe et l'embrasse sans qu'elle n'est eu le temps de réaliser. C'est agréable. Si agréable. Gardant les yeux ouverts, elle a peur qu'il disparaisse. Certes, il disparaîtra à son réveil, mais pour le moment il est encore temps de rêver.

Son sourire s'agrandit. Ça à l'air si simple ici. Tout est beau, la vie y semble agréable et simple. Sentant sa main contre sa joue, la demoiselle ferme quelques secondes les yeux. Les rouvrant elle n'a pas le temps de dire un mot qu'il part. Et sans réfléchir, elle le suit, lui court après. Dans la réalité elle n'arrive pas à courir, mais là c'est si simple. C'est agréable, sentir le vent sur son visage, des obstacles apparaissent : qu'importe. C'est une sensation si agréable. Un rire lui échappe, elle a une impression de liberté. Un sourire se dessine sur son visage, mais celui-ci disparaît. Elle se rend compte que le monde a changé. Alors elle s'arrête, elle observe autour d'elle. La couleur semble disparut, c'est sombre. Ce n'est pas bon signe. Elle se met à marcher, doucement, scrutant les horizons, elle a peur. Peur de la suite, elle a peur de revoir l'agression de son amie sous ses yeux. D'un côté elle veut se réveiller, se réveiller pour ne pas revivre cet accident. D'un autre, cela pourrait ne pas arriver et elle pourrait voir encore un peu ce jeune homme. Alors, elle avance prudemment. Arrivant dans le bâtiment, elle se fige. Croyant avoir entendu un bruit à l’extérieur, elle se retourne. Non, ça ne se répétera pas. Pas ça. Ça ne se répétera pas. C'est un murmure, un murmure pour s'apaiser. Pourtant elle a toujours peur. Elle se retourne, fait un pas, encore un autre. Il est là, devant elle.
Le regarder, voilà ce qu'elle fait. Pas de mot, rien qu'un regard. Peu à peu, la tête lui tourne, elle a peur, peur que tout se répète encore une fois, tout ce sang par terre. Pourtant, son regard est toujours encré dans le sien. Le suppliant presque de l'aider, l'aider pour que le cauchemar ne vienne pas. Mais la tête lui tourne toujours, son corps lui paraît de plus en plus lourd. Je suis fatiguée. C'est sortit tout seul. Ses yeux clignent plus souvent. qu'est-ce qui se passe ? Elle se réveille ? Le cauchemar arrive ?
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Jeu 19 Jan - 22:10






    Elle était face à lui, et son cœur s’arrêta pendant quelques instants. Son visage, fin & enfantin, encadrés par des mèches batailleuses de cheveux bruns, était parfaitement dessiné. Elle était irréelle, comme le chef d’œuvre d’un peintre italien. Elle était si belle. J’étais fascinée par elle. Puis elle avait souri, illuminant encore un peu plus son visage de poupée de porcelaine. Lentement son souri s’effaça pour laisser place à de la peur. Les mots prononcés de sa bouche rosée avaient claqué sur moi comme un fouet de plumes. Comment avait-il pu la ramené dans un endroit aussi sombre ? Comment avait-il pu la faire peur ? Une folie passagère qui perce l'air et coupe le souffle. Hermès, cette nuit, était de ces brumes sombres et ternes que l'on imagine faire de l'ombre à côté. Il était lui, son autre, ils étaient eux dans un seul corps, "Un jour je m'attendrai moi-même, entre les portes qui claquent, pour me dire, bonjour, puis aurevoir. Me croiser et vous entendre. M'attendre moi-même et ressentir ce que tu ressens." Il dit vous, sans toutefois lui-même en saisir le sens. Il n'avait pas de limite à son langage, vertige de la langue que l'on ne prononce pas. Implacable non-dits qui donne de la langueur à la scène qui se tourne. Cette nuit, même dans les longueurs et entre les interstices, il pensait à autre chose, à l'ardeur infinie qu'il croit pouvoir pénétrer puis posséder. Il pensait à elle, à sa clavicule, sa nuque et la chute de ses reins. Il pensait trop fort, et la pensée percutait les murs absents. Un son s'élève alors, il voudrait connaître cette musique-là, cette expression de l'indescriptible : à qui appartiennent ces corps à moitié nus et pourtant si habillés. Il la prend dans ses bras. Etreinte scandaleusement mélancolique. Tout son corps hurle ou chante, on ne saurait dire, il appelle à l'aide ou appelle à plus encore. La pluie cesse. Un silence de plomb s'installe, Hermès la fixe, oeil pour oeil, sans répandre l'infamie, sans pousser à l'ignominie, un baiser sur ses phalanges, qui roulent sur sa joue. C’est si beau. Le décor change, ils sont assis, l'un en face de l'autre, dans une sale d'une blancheur immaculée. Et il ne voit que sa beauté alors que ses yeux hurle de l’aider. Elle est sa candeur cristalline quand lui ne voit que la beauté de ses formes. Et ses yeux éperdus ne demande que de l’aide alors que son corps ne peut la soutenir, son cerveau lutte pour rester éveillé près de lui alors que son corps ne veut qu’une chose : dormir. Et il a peur, il ne veut pas la voir partir. Non pas tout de suite, il ne fallait pas quelle parte, il ne fallait pas qu’elle se réveille. Car à la fin du rêve, débute le cauchemar. Et il la veut. Silence incontournable, imparable. Calme insoutenable, blafard. L’ambiance blême m’éprend, et je m’y fonds, sans doute le premier dedans. Et je la voulais. Ici, maintenant, dans cette pièce. Et pourtant si je voulais avoir son corps, je devrais partir la conquérir avec passion et tendresse, dans un écoulement du temps las et impatient. Qu'importe la durée qu'il me faudrait ; une semaine, un mois, un an, car j'en avais fait ma plus belle et délicate de mes courtisanes, se refusant à porter atteinte à sa pureté par le joug d'une main trop violente ou une approche malhabile. Mais je n'en pouvais plus. Je sais cette échappée vaine, depuis le début où nos rétines brulantes se sont croisées. Ô horreur, mes tempes battent et me brûlent l’encéphale, mon palpitant n’a de cesse de frétiller dans ma poitrine démuni car ses yeux clignent plus souvent que ce passe –t- il ? Non, reste. Et dans un regard, je croise les flammes de l’enfer et la gueule de Lucifer dans cette bouille d’ange qui m’observe. Comme si une balle d’argent venait se loger dans mes organes digestifs, le sang perlant, mes mains sont rouges : non ne pars pas, ne me laisse pas. Et je voudrais hurler au monde qu’elle est mienne. Et d’une passion macabre, seul un fou meurtrier, transi par sa grande passion pouvait ainsi trouver de telles pensées : car il la voulait pour lui, dans son entier, corps et âme. Elle ne devait pas s’en allait car seule dans le rêve elle voudrait de lui. Que serait-il à la réalité ? Il est pareil, exactement identique si ce n'est qu'il semblerait moins romantique et intense ? Il ne serait plus le prince charmant, elle le verrait-elle le monstre qu’il était surement.

    HERMES – « On ne joue jamais avec le feu lorsqu'on n'est pas certain d'en sortir vainqueur, j’aurais du le savoir. »
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Ven 20 Jan - 17:41


Regarder. LE regarder. Regarde le, ne regarde pas ailleurs ! Regarde le ! Ne détourne pas le regard ! Tu peux y arriver ! Tu peux contrôler ton rêve. Oui d'ailleurs c'est mon rêve. Pourquoi suis-je aussi consciente dans mon rêve !? A cette réflexion, elle fronce légèrement les sourcils. C'est vrai, pourquoi se sent-elle aussi consciente ? Pourquoi ce sont les rêves où il est là dont elle se souvient le mieux ? Pourquoi, bordel, ces rêves sont aussi récurrents. POURQUOI ! Il y a des matins où elle s'énerve la-dessus. Au mieux elle passe à autre chose, au pire, elle s'énerve et se déclare folle. Mais pour le moment, dans ce rêve, il n'y a que lui et elle. Pourquoi se sent-elle attirée par lui ? Pourquoi !? Toujours ce même mot, un mot à la con, dirait la demoiselle. Y a trop de pourquoi dans sa vie, trop de questions et il est loin d'arranger ce fait. Mais pour le moment elle s'accroche à lui, du moins à son regard. Elle s'y attache comme s'il pouvait la sauver. mais personne ne peut me sauver ?! Son regard change, sa tristesse laisse place à une sorte de vide. C'est difficile à décrire, c'est comme si toutes émotions l'avaient quitté. Le renoncement, elle renonçait. Ne voulant plus se battre, elle se décontracte. Ce qui doit arriver arrivera, ce n'est qu'un putain de rêve ! Les corps arriveront, le bruit des balles, ce sang partout. Pourquoi se battre si on ne peut y échapper ?

Cependant, elle continue de s'accrocher à son regard sachant pertinemment que, dans quelques secondes elle y sera arraché. La conscience d'un fait n'empêche pas de profiter de quelques secondes avant un événement que sa chère conscience a vu arriver. D'ailleurs n'est-ce pas celle-ci même qui va les faire venir !? Ah les joies du paradoxale. Et ce qu'elle prévu arriva. Mais la demoiselle ne bouge pas, stoïque, toujours le regard encré dans celui de son … partenaire ? Ami ? Compagnon de rêve ? Ce n'est pas le moment de se poser la question. La seule chose dont elle a besoin à cet instant, c'est de ne pas revoir les corps, ce sang et tout les détails inhérents à cette situation. Il pourrait lui faire une pichenette qu'elle s'effondrerait, il pourrait l'emporter comme un sac à patate qu'elle ne réagirait pas. Déconnectée. Complétement déconnectée. Puis, ENFIN tout change. Elle y a échappé, un fin sourire se dessine sur son visage. Infime, quasi-invisible, ses yeux semblent avoir repris un peu de vie. Mais elle reste stoïque, telle une statue. Ses cheveux la chatouillent, mais qu'importe. Malheureusement, elle ne pourra profiter longtemps de cette situation, de son sauveur. Du simple fait qu'elle est épuisée. Mais normalement quand on dort on est pas censé se reposer ?

Cet endroit ressemble à un hôpital psychiatrique. Ma folie m'emmène où je peux la soigner, la bonne blague ! Elle retient un rire. Son visage a repris vie. Et par la même occasion elle observe le reste de la pièce avant de retourner vers son visage. C'est seulement à ce moment que notre « pure et candide » demoiselle se rend compte que son expression a changé. Ainsi il ressemble à un prédateur. Serait-elle la proie ? Fort probable, mais elle préfère être le petit chaperon rouge et cela fait de lui le loup. Alors nous dirons que le prédateur est un loup. Son sourire s'agrandit, on peut faire ce que l'on veut dans un rêve ? Approchant, doucement sa main de sa joue, elle laisse ses doigts glissés, tout aussi lentement, sur sa joue. Son sourire s'agrandit et on aurait l'impression que mademoiselle pouvant représentée mademoiselle pureté semble encline à être une vraie tigresse. Malheureusement pour lui, il ne pourra savoir. Clignant des yeux de manière trop fréquente. Son sourire s'agrandit. Elle va le laisser en plan avec son désir. D'un côté ça l'amuse, d'un autre il faut l'admettre elle était curieuse de voir comment cela se serait passé. Et oui le petit chaperon rouge n'est pas aussi candide et pure qu'il n'y paraît.

Dans sa petite tête, elle entend une musique, plutôt forte et c'est par se bruit que, peu à peu elle quitte le rêve pour rejoindre la réalité. Un dernier éclat de sourire et puis adieu rêve, à bientôt. Se tortillant, sur son couchage elle se réveille en grognant. Cette fichue sonnerie l'a réveillé. La tête enfouit dans le coussin elle l'attrape, du moins tente d'attraper ce que l'on pourrait nommer le nouvel ami de l'Homme : le téléphone portable. Ne regardant même pas le nom de l'appelant, elle presse une touche et le pose contre son oreille. On lui parle vite, trop vite. Juste des grognements s'échappent de ses lèvres puis après quelques secondes, ses neurones reviennent en ordre. Et, de sa douce voix mais avec un ton irrité elle répond véritablement pour la première fois. «  Tu as toujours su appelé aux bons moments. Tu viens d'me réveiller bordel ! J'arrive dans une demie-heure et pas de mais. » son collègue de boulot est dépassé par les évènements et a donc besoin de son aide.
****
Les minutes sont passées, les heures ont passés même des jours. Tentant d'oublier son rêve et même ses rêves, elle n'y parvient pas à chaque fois. Cela l'exaspère. C'est une perte de temps ! Une perte de temps que de chercher à comprendre. A comprendre pourquoi ses rêves semblent si réels ? Pourquoi elle ressent autant de « choses » ? Pourquoi parvient-elle a interagir, réfléchir, penser comme si elle était éveillée ? Et pourquoi était-elle attirée par un rêve. Arf. J'ai déjà assez de problèmes comme ça. Alors pour éviter de se retrouver seule elle travail, encore et encore. Se shootant au RedBull ce qui fait qu'elle ne dort plus que quelques heures et de façon irrégulière. Épuisée, voilà l'état dans lequel elle était, se promettant que ce soir elle dormirait mieux. Mais bien évidemment, un serveur a planté et elle a dû passer une grande partie de la nuit au boulot. Ce sera pour demain la nuit de sommeil. Et ce n'est pas ce qui c'est passé en milieu/fin de matinée (elle ne connaissait pas l'heure) qui l'aidera à dormir. En effet, en pleine rue, elle a cru le voir. LE, son rêve. Un regard, simple et de quelques secondes. C'est impossible ! C'est impossible ! C'est du délire. En pleine rue, elle se met à rire, un rire nerveux et continue son chemin. Je deviens folle, folle, folle vraiment folle, folle.
****

9h23 minutes plus tard soit : 19h49
Entre. Sort. Entre. Sort. Et … entre ! Doucement mais surement. Entre. Sort. Entre. Sort. Le geste devient de plus en plus lent. délicieux, ça fait du bien un Carambar de temps en temps. Elle le fait entrer et sortir encore plusieurs fois avant de finir par l'enrouler autour de son doigt et le finir. Et la touche finale: elle se lèche le bout des doigts. Cette scène ne passe pas inaperçu sur un quai. La demoiselle attend le prochain et elle n'a pas pu résister au paquet dans le distributeur. Elle était plongée dans sa dégustation qu'elle ne remarqua pas le jeune homme à sa droite. Ce dernier s'étant délecté du spectacle avec un large sourire au visage. Ça l'est d'avantage que la demoiselle a des allures innocentes. Une créature virginale habillée élégamment : moulée dans une robe bleue azure avec un trench-coat noir sur l'épaule et un grand sac camel à la main. Ses cheveux flottent dans l'air, se courbant à la volontés du vent. Sur son visage angélique vit un petit sourire. Un sourire énigmatique dont la signification n'est pas encore totalement connue. Et quand son sourire disparaît c'est pour chantonner sourdement. Pendant le deuxième couplet la voix mécanique de Madame le haut parleur interrompt. Le train arrive. Alors la demoiselle fait glisser son manteau de son épaule pour ainsi le mener à sa main et de l'autre elle agrippe un peu mieux son sac tout en entament le troisième couplet.
Sooooooooooooooooooooooooooo we put on our eyeliner And a bit of glitter dust Life at night is always finer Neon streets are full of lust Teenage kids and Soho Dolls, They make you want to cry Like my superstar they fall Some will be alright.
Le train arrive à quai, naturellement la demoiselle s'approche et pénétre dans le convoit. Le jeune homme de tout à l'heure la suit, il entend ainsi le quatrième couplet Don't you want to? Don't you want to be the one? Don't you want to? Bang bang bang bang bang bang bang Don't you want to? Don't you want to hold the gun? Don't you want to?Bang bang bang bang bang bang bang Jazz est dans sa bulle ne pensant pas une seconde être audible. Et ce couplet de Soho Dolls ne fait qu'émoustiller un peu plus le jeune homme. Et bien évidemment il se retrouve à quelques places d'elle. Le destin ? Arf, la demoiselle ne croit pas au destin. Mais pourquoi croirait-elle au destin à cette instant alors qu'elle n'a pas encore remarqué le jeune homme ? Elle continue de chantonner jusqu'à atteindre sa place où elle s'excuse d'avoir donné un petit coup de pied à celle qui sera sa compagne de voyage. Le jeune homme se retrouve à sa droite, deux rangée plus loin.

C'est fou ce qu'elle peut paraître élégante. J'ai l'impression d'être observée, je d'viens parano. Au cas où; elle regarde autour d'elle, un jeune homme la fixe mais elle ne se sent pas satisfaite, elle a l'impression qu'il n'est pas le seul à l'observer. Calme toi ! Respire ! Et quoi de mieux qu'un Carambar pour se détendre ? La même façon de le manger, le plus innocemment puisqu'elle n'a pas, mais alors pas du tout penser à l'allusion, au parallèle qui pourrait être fait. Dans son monde, la musique tourne toujours. Elle n'a que six arrêts. De quoi déguster son bonbon, écouter deux, trois chansons et puis voilà ! ça va être une bonne soirée ! Se rassurer ? Peut-être pourtant le programme n'est pas désagréable : une soirée entre filles, dans un bar. Bah quoi ? Les femmes/demoiselles/filles ont aussi le droit de se bourrer la gueule en bande, non ? Et un mixe avec une soirée drague ? Mais pour le moment Jazz était perdue dans ses pensées, heureusement elle « se réveille » à temps, se levant elle va jusqu'aux portes. Toujours cette désagréable impression d'être observée. Un nouveau coup d'œil mais toujours juste le jeune homme, mais y a plus que ça. parano, parano je suis parano. Cela la fait rire, légèrement. Et puis l'arrêt se passe et elle s'engouffre dans la station. Dix minutes de marche plus tard, elle se retrouve au point de rendez-vous : devant le bar. Deux amies sont déjà-là, il en manque plus qu'une, toujours la même, en retard bien sûr. Un sourire se dessine sur son visage et rapidement la conversation s'engage. Un quart d'heure plus tard, mademoiselle en retard arrive. Et enfin elles entrent dans le bar. Pendant une heure elles parlent de tout et de rien. Elles ont attirés des regards, deux ont tentés leur chance et sont repartis têtes basses. Une autre heure passe, d'autres conversations, d'autres tentatives de la gente masculine. L'un d'eux est venu pour Jazz et il est plutôt pas mal, semblant intelligent, amusant, plutôt beau même beau tout court. La conversation s'engage aisément. Un quart d'heure de paroles, il se montre plus insistant. Jazz préfère regarder dans le bar comme pour faire l'innocente. Et là, elle manque de tomber de sa chaise. C'est pas possible. Je deviens folle. Un rêve ne peut pas devenir réalité. C'est impossible ! Alors, elle retourne à sa conversation, mais elle ne parvient pas à résister et repose son regard sur lui. Clignant des yeux comme pour s'assurer que c'est la réalité. Et une fois de plus retourne à sa conversation. ça doit être l'alcool, j'en suis pas à mon premier verre après tout. Et « pour arranger ça », elle finit son verre cul-sec. Reste calme, continue de discuter avec … euh comment il s'appelle ? Ah oui Smith. C'est étrange Smith pour un prénom, un nom de famille comme prénom. Je m'égare.

Riverside 14 sinon désolée pour cette réponse un peu, beaucoup, passionément bordélique, si tu souhaites des modifications n'hésites pas :)
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Sam 11 Fév - 21:48

    J'avançais. Je mettais un pied devant l'autre, le cœur noué, l'estomac renversé, les idées perdues. J'avançais. La tête levée, le sourire aux lèvres, le regard fougueux ; je me perdais à Baltimore. Il n'y avait rien d'autre à faire que de se perdre. J'avançais, la tête en l'air, avec la furieuse envie de disparaître dans ces méandres, dans ces ruelles toutes plus sombres les unes que les autres. Je voulais disparaître, me perdre à jamais. C'était sans doute mon ultime but, la seule direction à prendre. Car je l’avais perdue, comme toutes les nuits. Elle, elle qui était devenue mon tout, mes pensées, et mes envies, ses formes graciles ne demeuraient plus que mes cieux dans lesquels j’avais foi, la courbe de ses lèvres vermeilles appelaient à un peu plus de gourmandises, sa voix cristalline n'était plus que ma sonata. Plus rien n'avait d'importance, l'égocentrique que j’étais déplaçais mon monde vers une autre personne ; encore une fois je ne voyais plus les autres, mais l'intéressée en question n'était plus moi-même : c'était elle, le centre de mon centre. J'avançais. Je marchais, je m'usais. Je souffrais. Je m'épuisais. Je sortais de mon inertie habituelle par la souffrance. C'était le seul moyen de se sentir vivant, de se mettre à vivre, légèrement. Il me suffisait de marcher, toute une journée, sans s'arrêter. Avancer. Ne jamais s'arrêter. Le meilleur moyen de fuir les ennuis, la vie, les paresses. Le meilleur moyen de passer le temps, d'échapper à cet espace-temps morbide, et voir que la nuit nous tombe dessus sans qu'on ait pris le temps de vivre. Je ne vivais que dans ses rêves, je ne vivais que pour la voir. Elle. Je veux sourire, je veux rire, je veux parler, je veux écouter, je veux m’amuser. Je veux vivre. Vivre avec elle, m'amuser avec elle, l'écouter, parler avec elle, rire avec elle et sourire avec elle. Mais ce n'ai pas possible ... Je n’étais plus qu’un déchet ambulant, drainée par mes illusions. Mes illusions qui me laissaient croire que ce n’était rien, que tout était normal, que tout allait bien. Mais rien n’allait. Je ne contrôlais plus rien. Est-ce juste une envie d’avoir son corps, une fois, et non une question sentimentale ? Mais dieu qu'elle était appétissante, dieu que je la voulais pour une nuit éphémère, ne serait-ce que dans mes songes ou dans une réalité illusoire. Je la désirais jusqu'au moindre soubresaut de mon cœur qu'elle m’arrachait par quelques fantasmes passionnés venant traverser mon esprit : deux corps suintant la transpiration de leurs organes, quant au creux de leurs reins brûlerait cette intense jouissance au déhanchement de leurs hanches dissimulées sous les draps. Des souffles chauds et des baisers mordants ; combien de fois je m’'étais dit que sa jolie poupée devait être une véritable tigresse gardienne de la luxure de ses draps ?

    J'avançais. La douleur s'insinuant dans ce corps que le vent froid caressait du bout de ses doigts. Le vague à l'âme, la conscience morte, j'avançais. J'avançais vers ma perte. J'avançais vers le néant. J'avançais vers l'absolu. J'avançais pour me convaincre de ne pas reculer. J'avançais pour mieux me perdre, pour mieux m'user, pour mieux me détester. Déteste ce monstre que j’étais. J'avançais vers ma perte. J'avançais pour noyer l'espoir. Tuer les vains murmures d'espérance. Les noyer sous les soupirs, les baigner dans la lassitude, dans l'abattement, dans la fatigue. Tout oublier pour savourer la douleur de ses muscles. Tout oublier par la souffrance du corps. Tout n'était qu'une question charnelle. Maltraiter son corps pour oublier le mal de sa conscience, les maux irrécupérables. Se concentrer sur la gorge qui brûle. Se concentrer sur le sang qui bouille. Se concentrer sur les muscles qui hurlent. Se concentrer sur la migraine naissante. Sur les maux qui se heurtent les uns les autres. Se concentrer sur l'oublie. L'oubli de soi. Et avancer.

    Se concentrer. Se concentrer sur le bonheur au coin des rues. Se concentrer sur ses lacets défaits. Se concentrer sur ces noms de rues inconnus. Et laisser son regard vagabonder. Capter la rapidité des gens. S'étonner de l'âge avancé du voisinage. Éviter les regards inquisiteurs, inquiétants, interrogateurs des passants. Tenter vainement de se fondre dans le décor d'un monde qu'on a du mal à habiter. Disparaître difficilement. Et se réveiller soudainement. Prendre conscience du froid qui s'insinue à travers mon gilet ouvert. Prendre conscience de la fatigue qui me tombe dessus comme une masse. Prendre conscience de toute la fatigue, l'épuisement, la réalité. Mais négliger les maux plus graves. Parce qu'il suffit de se réveiller, de sortir de sa torpeur, pour ne plus y trouver la moindre importance, pour se contenter du spectacle sordide de la vie minable que joue ce quartier sulfureux, soir après soir.

    Il y avait quelque chose de sordide dans cette soirée. Il y avait quelque chose de triste dans cette habitude de croiser les gens se faisant dégager des clubs écœurant du coin. J'évitais de les regarder, j'évitais ce spectacle du mieux que je pouvais. Pour y entrer dans ces bars car ce soir je voulais m’évader, entrer dans une effervescence capable de me faire grimper aux étoiles, je voulais m'envoler dans l'espace ou bien m'enfoncer dans l'oubli.

    Arriva le premier verre de vodka, suivit d’une sensation de chaleur aigu, puis un deuxième verre, suivit d’une euphorie presque jouissante, pour le troisième verre, ses yeux s'étaient arrêté sur cette silhouette. Je comptais m'éloigner de cette personne. Je comptais fuir toute présence, toute proximité avec le monde réel et sordide. Mais la curiosité eut raison de tout. Une étrange attirance m'avait menée vers cette femme. Le temps de chausser mes lunettes, le temps de se convaincre qu'il fallait fuir les problèmes, je me retrouvais, dépourvu, devant cette étrange beauté. Je n’avais pas saisi ce qui m'attirait autant chez cette jeune femme avant d’être assez proche d’elle pour la reconnaitre. Elle. Sa beauté, oh, sa beauté... elle était si impressionnante, si inquiétante. Si bien que je ne pouvais en détaché mon regard étonné, frottant ma nuque, faisant craquer mes phalanges. Comme si cette maigre agitation pourrait m'indiquer la marche à suivre. Car que dire ou que faire ? Les choses passaient, les idées s'enchaînaient trop vite pour que j'y prête une quelconque attention, trop lentement pour que je puisse trouver la bonne solution à temps. Et finalement, dans un soupir, j'esquissais une quinte de toux.

    Hermès – « Tu... Tu veux une cigarette ? »

    Généralement, les « légendes » (ou plutôt les rumeurs) disent que les pédophiles, juste avant de commettre un viol, demande à leurs proie si elles désiraient un bonbon, ou une sucrerie en tout genre.
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Dim 12 Fév - 18:52



It’s only a dream Alice ?


Le destin. Quelle belle histoire, une croyance. Comme toute croyance, certains y croit d’autres non. Jazz est de la seconde catégorie. D’avantage sceptique que non-croyante. Trop rationnelle sans doute. Aussi trop torturée. Car, si ce cher destin existait ce serait admettre que tout ce qui lui est arrivée serait, en quelque sorte, juste. Mais après tout elle n’y croit pas. Elle ne croit pas en grand-chose. Par exemple la symbolique des rêves, sur ce thème elle est plutôt dubitative que non-croyante. Car il s’agit d’un fait d’avantage scientifique puisque c’est notre cerveau qui construit nos rêves, en principe. Alors, ces quelques rêves auprès d’un inconnu n’étaient là que pour la distraire et rendre le réveil encore plus désagréable ?! Car il est bien triste de se réveiller enroulée dans ses draps seule après avoir cru ne plus l’être, s’en est même cruel ?!


Pour ne plus y penser, elle tenta de mélanger, superposer tout autres types de pensées. De la plus sensée à la plus loufoque. De la plus joyeuse à la plus triste. Et une fois de plus son cerveau ne fut « qu’un vaste bordel joyeux ». Parsemé ça et là de théories, pensées et réflexions loufoques. Mais dans un coin, une petite personne ne cessait de lui souffler à quel point elle était seule. Alors, pour l’étouffer elle encombrait d’avantage son cerveau, tentant de le remplir, comme le dit l’expression, comme un œuf.

L’alcool arrangea son affaire. Les verres s’enchaînant, son être se fit plus léger. Un sourire, cette fois sincère, s’installa sur son pâle visage. Et entre amies elles se racontaient un tas de bêtises. Echapper au monde extérieur en se créant une bulle confortables, c’était aussi ça leur but en venant se voir. Sachant chacune que les autres ne voulaient pas discuter des faits divers rappelant à quel point le monde est pourri. Préférant les blagues en tout genre, les plus nulles étant les meilleures. Des sourires et des rires, voilà ce qu’elles cherchaient entre elles. Et parfois du réconfort, en se tenant la main, massant le dos d’une, en s’étreignant. Ainsi pendant l’espace d’un instant la solitude semblait être repoussée.

Pas seulement la solitude fut repoussée, il y eut aussi le sexe opposé. Enfin pendant un moment. Elles voulaient s’amuser entre elles, se marrer. Un mec dans l’affaire aurait tout gâché. Mais « l’heure de la chasse arriva ». L’une d’entre elles voulait absolument se trouver quelqu’un pour la réconforter, ce ne serait pas difficile. Jazz était sans doute la plus distante, la plus mystérieuse sur les possibles relations qu’elle avait. Leur répondant toujours avec un sourire énigmatique. Mais elles savaient, savaient que sous ce petit visage d’ange pouvait se cacher une tigresse. Et elles n’étaient pas les seules à s’en rendre compte, certains mecs aussi. Ne ditons pas que les plus candides sont les plus sauvages ?

Un jeune homme se lança et cette fois-ci elle accorda sa chance. Mais il n’était pas très intéressant même pas charmant. Peut-être son jugement se fit-il aussi rude car un autre occupé son esprit. Un autre avec un verre de vodka. Pourtant, ça ne pouvait être réel. Ou alors il existait mais n’était pas le même que dans ses rêves. Cela ressemblait d’avantage à de la folie qu’à de la chance.


Alors un puis deux verres en plus. Pour être certaine que c’était une hallucination, elle buvait plus, c’est illogique mais c’est Jazz… Et même après ces deux autres verres il était encore là comme la narguant avec son verre de whisky. S’en fut assez ! elle délaissa « ce Smith » pour aller dans les toilettes. Sur son passage quelqu’un tenta de l’attraper, tenta de la charmer ce qu’il bien évidemment rata, c’était une technique à ne pas tester sur elle. Une grimace plus tard elle pénétra dans les toilettes et pu, enfin se passer un peu d’eau sur le visage. tu délires Jazz. Tu délires. Deviens folle ! un regard dans le miroir mais on est toujours pas avancé. Pas de problème de maquillage, elle en avait pas ! Un grognement plus tard, toujours pas de changement. Arf. Va prendre l’air ça ira mieux ! Hop on refait le même chemin mais à l’inverse, on accroche deux ou trois regards et on remarque la mine étonnée des copines. Un geste pour les rassurer et à nous l’air.

Un soupire de soulagement avec une légère ressemblance avec le plaisir. De l’air, enfin ! se déplaçant légèrement sur la droite pour pouvoir s’adosser au mur. Fermant les yeux elle amène un carambar à sa bouche après l’avoir débarrassé de sa feuille. Le même manège qu’à chaque fois. Un second soupire. voilà tu es plus calme. Et là, la voix. Aussi vite ses yeux s’ouvrir et Suuuuuuuuurrrrrrrprise ! retirant le bonbon de sa bouche, pour éviter de s’étouffer, elle le regarde. Un mélange de surprise, d’incompréhension et … de désir ? ça fait beaucoup pour un seul regard, mais c’est toujours possible, non ?
« les clopes c’est pas mon truc. Mais merci pour la proposition. »
c’est quoi ton truc jazz ? un petit sourire tout de même ainsi qu’un roulement des yeux. Et puis là, une sorte de déclic. tu sais Jazz t’as rien à perdre ! Allez amuse toi ! on vit qu’une fois ?. entre ses doigts elle enroule le carambar dans le papier. Quelle innocence ! ah ! Tout en l’enroulant, elle s’avance, doucement, naturellement mais peut-être comparable à l’approche d’un félin, un félin tranquille.


Arrivant à sa hauteur, elle relève légèrement la tête, pour le regarder. Pendant quelques secondes. Son sourire s’agrandit. allez amuse toi, ça se trouve c’est juste ta p’tit tête qui te joue un mauvais tour ! Levant sa main, tout aussi doucement, elle la porte jusqu’à la joue de ce jeune homme. Un jeune homme qu’elle a l’impression de connaître sans véritablement le connaître, c’est paradoxale, étrange et ça l’énerve un peu. Alors, comme pour faire un pied de nez à sa conscience, l’autre partie de son cerveau décide de jouer. Ses doigts glissent sur sa barbe de trois jours lui donnant un air faussement négligé. Son regard toujours accroché au sien. Étrangement, elle se sentit en paix, tranquille mais ça elle s’en rendra compte qu’après coup. Car pour le moment, c’est justement le moment qui compte.

Ses pieds se levèrent et inclinant un peu sa tête elle vint à la rencontre des lèvres de son interlocuteur, compagnon de rêve ? laissant glisser sa main dans son coup et apportant la seconde à nouveau dans cette barbe. Et, aussi doucement qu’elle est venue elle s’est reculée, mais pas retirée. Préférant s’approcher de son oreille, elle lui souffla ces quelques mots :
« je voulais ressentir quelque chose, je ne sais pas si vous existez tel que vous existez dans mes rêves. Mais je voulais juste ressentir quelque chose, désolée… »
Elle était désolée ! désolée du dérangement ?! Mais je pense que nombreux seraient comptant d’être dérangés ainsi. Mais ça, ce n’est que mon opinion. Inspirant une dernière fois son odeur elle se retira. Ses mains délaissant son visage. Et telle une petite fille prise en faute elle baissa les yeux et commença à se retirer. Il pourrait la rattraper, elle pourrait courir, elle pourrait pleurer, il pourrait l’embrasser, ils pourraient s’aimer ? oh c’est compliqué ça. Mais pour le moment, il est encore temps de la rattraper. D’autant plus que la lenteur est de mise, se mordillant la lèvre se traitant de folle.




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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Mer 22 Fév - 18:22




    La silhouette gracile passa le seuil du bar pour se réfugier de ce monde d’un pas léger comme la brise. Son parfum la précéda, suave et vaporeux, comme une rosée du matin, et l’ombre de l’homme vêtu d’un t-shirt sombre et d’un jean se tourna vers la belle intruse, refermant d’un geste lent la porte qui émit un cliquetis léger. Il resta là quelques instants à la fixer de ses yeux de jais qui brûlaient de leur passion dévorante les omoplates de la jeune fille, contemplative des lieux préférer largement un bonbon à une clope. Sa chevelure d’or tombant gracieusement le long de ses épaules chétives avait des airs de rayons de soleil éclatés au ciel des tempêtes. Elle était l’astre doré, il était cet horizon noir et plombé de nuages gris. L’homme s’approcha d’un pas lent, sans que jamais son regard brumeux ne se détourne du dos opalin de la jeune fille, un léger sourire aux lèvres, tendre comme il ne l’avait jamais été. Dans ses prunelles luisaient ce sentiment dissimulé derrière les longs voiles sombres de la pseudo-indifférence, et pourtant chacun des gestes du jeune homme se voulaient douceur et caresses. Même sa démarche lente ne respirait plus les charmes sombres qu’il portait habituellement pour lui, du moins étaient-ils teintés d’une lueur d’humanité vraie. Il la contemplait, l’espace de quelques secondes qui lui paraissaient une éternité. Une délicieuse et délicate éternité, plombée de nombreux sentiments qui vinrent assaillir son cœur. Il avait vu en elle, Perséphone, maîtresse des Enfers. Il la veut, elle l'obsède, et ce n'est pas pour rien que dans cette pièce rien d'autre n'apparaît ; c'est elle, qu'il veut posséder. En un claquement de doigts, l’homme savait que maintes fois, il aurait pu la tuer. Mais si cela aurait été le cas, il ne s’agirait que d’un crime passionnel, et rien d’autre. Jamais, le jeune homme ne faisait part de ses sentiments, pourtant présents, cependant quelques signes venaient souvent trahir ce cœur qu’il s’évertuait de taire. La jalousie. L’infâme jalousie qui faisait naître en ses yeux sombres des lueurs assassines. Et cette possessivité constante, qui éveillait en lui une rage peu commune. Il ne supporterait pas de la voir avec un autre. Tout comme ce soir, près de cet homme il s’était imposé et l’avait fait fuir dehors sans prêté attention un instant à cet homme car elle était sienne, à lui et à personne d’autre. Et ce, non à cause d’une fierté mal placée, ou un caprice soudain, mais peut-être à cause d’un sentiment trop fort qu’il partageait.

    Elle reposait là dans la clarté à la fois bien trop pâle et bien trop belle. Vertueuse et lumineuse. Mais il était connu, que la vertu se meurt dans la pénombre de nos vices, de cette nuit noire où les crimes vomissent, de ces ombres fugaces, ...de ces néants humains. Jazz n’avait pas tout d’un ange, demeurant toujours aussi mystérieuse pour Hermès, il avait perçu en elle cette passion étrange, comme un feu délicat s’attisant la nuit venue. Mais elle demeurait humaine, derrière sa silhouette flottante et vaporeuse, son regard se tournant allant vers lui, arrachant à Hermès un sourire tendre et caressant, faisant naître dans ses prunelles ébènes une lueur enflammée. Epris, l’était-il vraiment ? Il ne se posa pas la question, pas lorsqu’il comprit dès lors, par ce cœur trop éteint qui battait trop vite, qu’elle lui avait manqué. Mais on ne devait pas pensé ce genre de choses, lorsque l’on était de ceux qui faisaient couler le sang à flot, ignorant jusqu’au plus noble sentiment qui l’animait en ce moment même. L’on ne s’autorisait pas même à un regard équivoque. Mais sur ce point, ce soir était l’exception. Les doigts fins et délicats de la jeune fille vinrent chercher les mains de Hermès, tant souillée de sang qu’il ressentit en ce moment même l’écœurant sentiment de la flétrir de ses crimes affreux, et de violer chaque parcelle de son corps qui à ses yeux apparaissait toujours aussi pur. Et sa main poursuit caresse brûlante, douce et mordante, pour glisser sous sa barbe de trois jours. La main de Hermès, froide mais délicate, se posa dans une caresse subtile sur la joue de la jeune femme, précédant le baiser tendre et suave qui alla se poser sur les lèvres de la belle Jazz. Et elle s’enfuit aussi vite qu’elle était venue. Tel une princesse courant loin pour sauver sa vertu, conserver sa frêle innocence loin de ce meurtrier. Il aurait dû là laisser partir et l’éloigner de ses crimes, ses paroles, ses menaces. Mais il la veut pour lui, pour nul autre, c’est elle qui veut. Il était loin d’être ce prince de ses rêves mais il était égocentrique et ne voyait pas le mal qui pouvait lui faire.

    HERMES- « J'ignore pourquoi tu m'obsèdes autant. Est-ce ton regard. Ton parfum. Ta démarche. Ton être entier qui se contorsionne de douleur sous l'effet de ton propre poison. »


    Sa voix se faisait sensuelle et voluptueuse alors que les paroles se teintaient d'une franchise licencieuse. Hermès était réputé pour ne jamais prendre les chemins les plus longs, allant droit au but, quitte à tout perdre, étonner, choquer, offusqué. Il ignorait ce qu'il voulait à l'instant ; qu'elle cède ou qu'elle s'enfuit, qu'elle se refuse ou bien qu'elle s'offre, mais il ressentait ce besoin de lui avouer cette obsession brûlante, cette aliénation passionnelle, ces pensées meurtrières et charnelles... Sans pour autant vouloir s'attacher, pas maintenant, pas ainsi... La peur de perdre sa liberté, d'aller plus loin, trop loin. De tomber amoureux. Et pourtant son myocarde s'agite et s'essouffle, son sang lui bat les tempes.


Dernière édition par Hermès T. Revenge le Lun 27 Fév - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Ven 24 Fév - 11:22

Il y a une évidence du parfum qui est plus convaincante que des mots, que l'apparence visuelle, que le sentiment et que la volonté. L'évidence du parfum possède une conviction irrésistible, elle pénètre en nous comme dans nos poumons l'air que nous respirons, elle nous emplit, nous remplit complétement, il n'y a pas de moyen de se défendre contre elle.
Patrick Süskind



Choix. On en fait tout les jours, toutes les heures, toutes les minutes, toutes les secondes etc. Du plus infime au plus grand. Celui définissant ce qu'on va manger à celui qui définira notre futur. Le choix qui signera notre mort comme le choix de rire bêtement à une blague pour ne pas froisser l'émetteur. On passe notre temps à faire des choix. Et Jazz excelle dans le choix. Tentant, du mieux qu'elle puisse, d'être la plus objective, bien que paradoxalement notre objectivité se base, définie par rapport à notre monde personnel. Alors, les choix de Jazz se base sur la peur, la peur de souffrir et d'être abandonnée. Logiquement, elle chercherait donc à éviter toutes sources de douleur, paradoxalement elle a un certain penchant à l'autodestruction. Ah Jazz... tout en paradoxes et en mystère.

Se mordillant la lèvre inférieure tout en triturant un pant de sa robe. La demoiselle semblait lutter contre un conflit intérieur. Un conflit lié à son désir. Si elle se laissait aller, si sa conscience se mettait en pause, sans doute lui sauterait-elle dessus et lui chuchoterait de l’emmener chez lui. Mais sa conscience est bien réveillée. Et tout un tas de pensées courent dans sa petite tête, se bousculent, se crient dessus. Il est donc difficile de faire un choix car la tentation est grande. Mais sa conscience reste sa conscience. Alors elle ne craquera pas complètement, enfin… pas pour le moment.

Mais… pour autant, elle a envie de se faire un petit plaisir. Une fois de plus elle s’approche et se colle à lui. Et comme la première fois elle l’embrasse, avec lenteur comme pour le faire mariner. Une de ses mains vient se joindre à une des siennes. Entremêlant ses doigts entre les siens, avec son pouce elle lui caressa le dos de la main. Et juste cela, créer un frisson. Un frisson qui lui traverse l’échine. Un frisson fort agréable. D’une intensité qu’elle a l’impression de n’avoir jamais connu. Et puis vient le moment de se retirer, il ne faudrait quand même pas s’étouffer. C’est donc à bout de souffle qu’elle s’écarte, légèrement, en profitant pour plonger son regard dans le sien. Un petit sourire né sur son visage. Un sourire énigmatique. Toujours doucement, elle s’approche de son oreille. Elle lui glisse, dans un souffle. si je finis dans tes draps, je veux être la seule. enfin, jusqu’à ce que tu me délaisses. Un sourire se dessine, mais cette fois-ci on a l’impression qu’il est triste. Et comme pour le contrer elle ajoute enfin … sauf si on est dans les mêmes draps au même moment !

Hein ? Je deviens barge … Elle a bien conscience de ne pas être la seule, du moins c’est ce qu’elle croit. je ne suis qu’une parmi d’autres. je ne durerai pas longtemps… il va se lasser et ira voir ailleurs. Déçue ? c’est étrange venant d’une personne qui ne croit pas en l’amour. Ce qui est aussi étrange c’est qu’elle se laisse aller, pas complètement, mais tout de même c’est beaucoup ! N’est-ce pas un signe révélateur ?

Le temps semble s’être mis sur pause. Mais son regard s’assombrit, la lueur de tristesse dans ses yeux a augmenté. Attristée d’être qu’une parmi d’autres. Elle retire sa main, brusquement. Comme si, soudain, elle se rendait compte de ce qu’elle venait de faire. Le plus simple serait de fuir, cela ne va pas tarder. Mais, sans savoir d’où vient cette force elle lui annonce. « j’ai promis d’aller en boîte avec elles –dans un murmure elle ajoute – comme si j’avais le choix, au moins c’est dans le coin. Si tu as pris ta décision ce soir, tu sais où me trouver… Dans ses rêves mais aussi en boîte, non ? ne vient-elle pas de lui dire que c’était dans le coin et y a qu’une boîte dans « le coin ». Sans doute inconsciemment a-t-elle lâché cette info.

Un dernier petit sourire et elle retourne dans le bar, comme si de rien n’était. Enfin presque, sans trop pouvoir le décrire, elle semble plus légère, presque heureuse mais en même temps, certains signes la montre triste. Quand elle se rassoit auprès de ses amis, cela ne leur échappe pas. Jazz se justifie simplement en sortant « j’ai appris une bonne nouvelle ». Pas très convaincues mais elles chercheront plus tard. Pour le moment elles veulent partir, elles n’ont pas trouvé leur bonheur. L’autre c’est avéré engagé, à cette nouvelle Jazz rigole, imaginant la réaction de son amie. Attrapant leurs affaires elles se lèvent pour partir. Malheureusement un jeune homme se met sur leur route, un large sourire au visage en regardant Jazz. Celle-ci fronce les sourcils, il parle et elle le rambard. Rapide, efficace … humiliant pour lui. C’est sur ce « coup d’éclat » et les rires de la bande qu’elles partent.

****


Une heure. Soixante minutes plus tard, elles sont bien en boîte. Sur la piste elles sont, excepté une qui a apparemment trouvé son bonheur et discute avec quelqu’un dans un coin. Jazz danse avec une de ses amies mais celle-ci décide d’aller voir ailleurs. C’est pour ça que la demoiselle voulait sortir de la piste, mais quelqu’un en décida autrement. En effet, un jeune homme débarque de nul part. Pas de si nul part que ça car il lui annonce qu’il l’a remarqué. Jazz sourit, elle ne veut pas être méchante après tout, elle veut s’amuser. Et puis il est charmant. Alors ils dansent, quelques minutes mais il s’approche, un peu trop. Il finit par lui proposer d’aller au bar pour discuter. Elle accepte, cette promiscuité lui était désagréable.

Il lui offre un verre, elle accepte, poliment. Ils discutent, enfin surtout lui, cherchant à la connaître. C’est bizarre, j’ai l’impression qu’il veut me connaître ?! il devrait pas juste me sauter !!?? Ses pensées se multiplient et elle s’y perd. Décrochant de la conversation, il le remarque bien vite et décide, pour la réveiller, de lui attraper la main. Et ça marche ! elle sursaute légèrement et hop la conversation repart. Et heureusement au bout d’un quart d’heure, tout de même, quelqu’un l’appel et il se sent forcé de répondre.

A nouveau la demoiselle se retrouve seule, mais ça ne dure pas. Une amie vient vers elle, tout sourire. « t’as trouvé ton bonheur ? » Pour seul réponse, un haussement d’épaules. Elle a pas envie de finir seule ce soir, c’est un fait ! mais elle sait déjà avec qui elle voudrait finir. Mais elle sait, enfin, elle croit savoir que ça ne se fera pas. Et alors que se dessine un sourire triste, son regard en attrape un autre. SON regard. Aussi vite, son sourire change de signification. « la terre appel jazz ! » Un petit mouvement de tête plus tard, elle revient vers son amie « je dois commencer à fatiguer. allez vous amuser, je verrais si je reste ou part, ne m’attendais pas. Et puis peut-être que je trouverais de quoi me divertir ! » Un sourire coquin se dessine, son amie en rigole. Elle la quitte, en profitant pour déposer un petit baiser sur sa joue.

Je n’ai pas rêvé cette fois ? il était bien là ?! Elle se lance à sa recherche, visuellement. Un constat s’impose alors à elle : elle s’est attachée à lui. Comment ? Et surtout pourquoi ? Puisque là, elle a ressentit un pincement en ne le trouvant pas. Jazz… qu’est-ce qui t’arrive … Comme pour se détendre, elle passe une main dans son cou…


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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Mer 14 Mar - 13:49




    Samedi aux alentours de vingt-trois heures ; là était fixé notre rendez-vous. Et quelle douce amertume de lui avouer ma crainte d'être retenu par des chaînes, moi qui ne supportais pas d'être enfermé dans une pièce quand je n'en avais pas la clé... Je n'étais guère claustrophobe, mais les effluves de mon enfance remontaient en moi lorsque je me sentais piégé par de lourdes portes. Je me souvenais de ces fois où ma mère, dans un élan perfectionniste et vicieux, m'enfermait dans ma chambre jusqu'à ce que livre soit lu, ou leçon apprise. Je me souvenais de sa terrible faculté à me voler mon enfance, me voulant adulte avant l'heure ; afin qu'elle soit fière de sa progéniture tellement plus intelligente que les autres. Alors les quatre murs m'oppressaient, dès lors que je me savais dans l'impuissance de m'en échapper, brimé et dépourvu de liberté, je dépérissais avant de me montrer violent. J'espérais donc que ma virulence et ma soif d'indépendance n'effraieraient pas la jolie Jazz, néanmoins il fallait bien que je lui offre à voir mes peurs, puissent-elle être ténébreuses car je la voulais au risque de perdre ma liberté, la peur de perdre ma liberté, d'aller plus loin, trop loin. De tomber amoureux. De tomber d’amour d’elle. Mais si je voulais avoir son corps, je m'en irais la conquérir avec passion et tendresse, dans un écoulement du temps las et impatient. Qu'importe la durée qu’il me faudrait ; une semaine, un mois, un an, car j’en avais fait ma plus belle et délicate de mes courtisanes, me refusant à porter atteinte à sa pureté par le joug d'une main trop violente ou une approche malhabile. A elle, je lui offrirais par amour du jeu les histoires des contes de fées, je me ferais prince sur des vers d'un Apollinaire appelant à l'éros pour que leur histoire piquante ne soit pas qu'une affaire de luxure. J’avais vu en elle, dès lors que j’avais posé mes obsidiennes sur ses courbes cette première nuit, dans nos rêves aux éclats d'éros et de romantisme, les délices fruités d'une histoire qui ne se tiendrait pas comme celles que j’avais habituellement. Je ne la voulais pas comme amante de passage, du moins pas selon les règles du jeu appliquées à toutes mes jolies victimes ; je la voulais poupée dansante et esclave de ma propre personne, dans une liberté à la fois restreinte mais pourtant présente. Et en retour, j’idolâtrais sa beauté en lui faisant hommage par des regards dévorants et des mots envoûtants.

    JAZZ – « si je finis dans tes draps, je veux être la seule. Enfin, jusqu’à ce que tu me délaisses… sauf si on est dans les mêmes draps au même moment ! »

    La main dans la sienne, le souffle lent et le sourire mutin, pas un mot ne s'était échappé des lèvres du sombre prince sous le regard de la belle. Autour de lui, beaucoup de spectres dansants avaient perdu leurs âmes, aussi peut-être ne dérogerait-elle pas à la règle. Elle mourrait asphyxiée du piège du loup ténébreux, sans le savoir encore, sans s'en soucier néanmoins, et le prince lui-même n'avait pas idée des blessures qu'il infligerait à la douce, lui qui, pour une fois, se voulait honnête et droit. Lui qui n’était rien d’autre qu’un monstre. Et il la désirait car il l'avait senti découper sa raison pour la peindre sur l'étouffant cercueil d'une logique envolée ; il la voulait parce que ses effluves enivrants l'obsédaient. Le noir du geai, c'était ce qu'il était, quand sa beauté à elle, blasphématrice tant elle était provocante, scandait lumineusement un "le blanc est pur". Jeunes gens opposés retrouvés sous la coupe d'un même jeu, jeu qui les desservirait bien plus loin qu'ils ne le penseraient. Elle s’était enfui, regard triste et sans le vouloir il l’avait blessé avant même que leur histoire ne commence. Mais le rendez-vous était fixés et ce soir serait une délivrance.

    Ainsi pénétrais-je sur les lieux de notre rendez-vous. La musique sourde cognait contre les parois des murs trop propres, emmenant dans sa transe des centaines de jeunes portant leurs verres aux lèvres, attendant que l'alcool leur monte à la tête pour tomber dans la débauche décadente et insolente.

    Je la vois, chancelante et au bord de l'apoplexie, elle m'horripile et me fascine à la fois, et ça m'exaspère. Car de toutes celles que j'ai côtoyées, draguées, sautées, approchées, charmées, il n'y en ait pas une seule qui a cette même attitude vaporeuse, ce même regard et ce même sourire qui se jouent sur des vers d'Apollinaire. Je la vois au loin avec un jeune homme, elle est là noyé sous la débauche, elle qui m’interdisais de côtoyer autre que sa beauté. Je sentais mon esprit dévier jusqu'à la démence. Au bord de la névrose, frappée par cette folie, je n'avais plus que des pensées dignes des plus grands psychopathes insondables. Je voulais la posséder, dans sa chair et dans son sang, jusqu'à pouvoir contrôler sa vie et y mettre un terme si elle avait ne serait-ce que l'idée de s'échapper, la séquestrer dans une pièce dont je me ferais l'unique gardien. Que ne donnerais je, pour qu'elle n'ait d'yeux que pour moi, pensée absurde par ailleurs, moi qui avais peur de perdre ma liberté. Car ma liberté m’es si précieuse. Et tel un voyeur, je la regarde de loin.

    L'appétence du prince n'avait plus de limite, pas plus que sa raison qui s'était envolée au profit d'une démence trop violente de la voir avec autrui ; il la tuerait pour l'avoir tout entier pour lui, lui et personne d'autre, autant qu'il lui offrirait le monde si elle le lui demandait. Il s’approcha d’elle et les pensées d’Hermès auraient pu être diablement romantiques, si elles n'étaient pas entachées d'idées sombres et sanglantes, lui conférant l'aura d'un fou aux allures meurtrières. Car déjà, il s'était penché sur elle, humant son parfum délicat et envoûtant. Et il osa alors lui murmurer cette question qui lui brûlait les lèvres, et enflammait ses pupilles. « As-tu peur ? Car c'est moi ce soir qui doit me montrer craintif. » Ainsi achevait-il son laïus d'une once de provocation parfumée, soutenue en un sourire carnassier.
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Jeu 15 Mar - 19:36


La femme n'est pas en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d'objet de désir.

Jean Baudrillard




La raison n’est plus là préférant être aux abonnés absents. Sauf si la raison a pris l’apparence du laisser vivre. Une chose bien compliquée pour la petite Jazz. Quand on a vu du sang, des armes, entendus des cris et hurlements le monde parait laid et détestable. Alors, pour mieux le combattre, tout était devenu une question d’organisation. Si telle chose était prévue, cela en empêcherait une autre. Cet argument, elle l’avait entendu de ses petites oreilles alors qu’elle espionnait à travers un trou de serrure. Mais cette fois là, il ne s’agissait pas de rentrer plus tôt à la maison pour regarder un match, mais de faire un attentat pour la liberté. La petite a grandi, mais a gardé ce principe, non pas de tuer mais de planifier. Cherchant à connaître, à comprendre et maîtriser les situations. Se réfugiant derrière un masque de froide, inconsciemment, pour repousser les autres. Paradoxalement, sa solitude la ronge, pas assez d’amis mais son inconscient l’a cherché. Un manque d’amitié, un manque d’amour. Ce dernier mot l’exaspère, tout ce mensonge que le monde profère et développe. Tout ce bonheur dégoulinant, elle n’y a jamais cru. Jamais car ça fait trop mal. Pourtant, son être en veut, en a besoin. Manquant d’une présence le soir, manquant de bras réconfortant dans lesquels se blottir, des manques … Mais elle ne peut, elle ne peut travailler assez sur elle-même pour s’ouvrir assez. Se justifiant et se qualifiant d’inintéressante. Alors pourquoi des gens voudraient-ils me connaître ? Si on l’écoutait elle n’aurait que des défauts et des démons. Des démons se nourrissant allégrement de ses peurs et renforçant ses défauts. Des démons qui la nuit viennent la saluer comme par politesse et dans le noir complet d’une chambre leur formes se dessinent pour mieux la terroriser. Et même si elle a conscience que ce ne sont que des rêves elle ne peut s’empêcher d’avoir peur, peur de se retourner dans son lit et de voir l’étendu noir et aucun bras pour la rassurer, aucunes mains pour lui toucher les cheveux et aucune voix pour lui dire que c’est fini, que ce n’était qu’un cauchemar.

Et pour une fois, une petite fois dans sa vie, sa raison s’était mise en accord avec ses envies. Elle dira que sa raison c’est mise sur pause, pour se justifier. Alors qu’en réalité, la raison veut qu’elle se trouve quelqu’un. Elle ne parlera pas de cœur, le cœur n’est qu’un organe qui nous permets de nous maintenir en vie, dira-t-elle. Le mot sentiment pourrait passer la barrière de ses lèvres pour mourir dans une expression craintive. Parce qu’avoir un sentiment c’est risquer l’abandon, selon la demoiselle. Et ce soir, même si une part d’elle s’est mise en pause, cette peur continue de la ronger. De temps à autres comme pour lui rappeler de revenir sur terre. L’alcool n’est l’a qu’un moyen de faire taire ce sentiment, pas toujours une réussite. Alors pour faire le reste de la discussion elle décrète vouloir se laisser allée, s’amuser et profiter. Même si la chute pourra être douloureuse.

Une dernière fois pour la soirée la précaution revient. Sous forme d’un ultimatum elle se traduit. Demoiselle veut être la seule. Elle est assez censée pour ne pas lui dire pour toute la vie, elle ne se verrait d’ailleurs pas lui dire. Si une amie lui demandait, avec un rire cristallin elle répondrait : pour l’hygiène. Mais au-delà de sa, elle veut simplement être la seule. Physiquement et mentalement, même si le second lui semble être le moins possible. Mais implicitement elle le demande, il peut toujours lui mentir. Elle l’apprendra, c’est certain, cela fera d’elle « l’autre femme » et elle lui fera payer. Comment ? Elle ne sait pas encore car au fond, elle espère qu’elle n’aura pas à se poser la question. C’est un bout, un fragment de confiance qu’elle lui délivre s’il vient. Ne voulant le forcer, elle part ne lui laissant pas de limite de temps. Enfin, presque parce que la petite demoiselle ne va pas non plus attendre toute sa vie, quoi que …

Dans les faits, elle n’aura pas a attendre longtemps. Les lieux ont changé mais les protagonistes ainsi que les enjeux sont inchangés. Mais la demoiselle semble être plus frivole. Ce n’est qu’une façade, son esprit monopolisé par Hermès l’agace, alors elle s’est noyée dans la masse. De l’alcool, encore, et un compagnon de danse. Mais son esprit la rappel, toujours alors elle se lasse. A quoi bon continuer si ça ne fonctionne pas ?! Se trouvant un perchoir où elle pourra librement laisser son ennui l’emprisonner. Celui-ci progresse moins vite que prévu, freiné par une amie et par la suite freiner par LUI. L’ennui est même chassé à grand coup de pied, qu’il aille voir ailleurs. Le sourire de façade ne l’est plus, illuminant son visage. Mais sa chère conscience vient mettre son grain de sel : peut-être qu’il est là par hasard ! La demoiselle la repousse, mais elle reste en fond sonore. Repoussant par la même occasion son ami, avec de jolies paroles. Pas difficile à convaincre, elle retourne à la chasse. Laissant seule Jazz qui ne le sera pas pour longtemps, ce qui la réjouit.

Un léger mouvement d’épaule, mais pas de sursaut. Elle l’attendait et il est venu. L’apaisement l’emmitoufle pendant qu’une douce chaleur l’envahit. Mordillant quelques instant sa lèvre inférieure, elle se retient de ne pas prononcer de bêtise. Son souffle contre son coup est comme une caresse, une caresse qu’elle attendait tant sans oser l’imaginer. Sa phrase la fait sourire, lui qui devrait avoir peur ?! Lui qui parait si sombre, robuste déclare sans difficulté ceci, c’est étrange. Mais qu’importe. Toujours sur le perchoir, elle se retourne pour lui faire face. Crochetant son regard dans le sien, elle laisse passer quelques secondes avant de s’approcher de ses lèvres. Quelques millimètres, sentant leur souffle et la chaleur de l’autre. Mais ce qui aurait dû arriver dans la suite logique des choses n’arriva pas. Déviant son visage, sa bouche se retrouve près de son oreille.
« emmènes moi chez toi, discuter, me faire l’amour, me prendre dans tes bras… »

Le petit chaperon rouge se jette dans la gueule du loup. S’assaisonnant elle-même pour avoir meilleur goût. Mais le petit chaperon rouge se sent honteuse, légèrement. La peur du rejet la titille et une voix lui crie « tu crois vraiment qu’il va vouloir de toi ? » mais la musique plus que bruitlliante atténue ses peurs ainsi que sa proximité. Baissant la tête comme une enfant prise en flagrant délie de bêtise, elle va nicher sa tête contre son épaule. Fermant les yeux pour mieux savourer ce moment.
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Dim 18 Mar - 20:14




    On a tous, une double personnalité, deux personnes plus ou moins différentes que l’on fait apparaitre selon notre humeur et les circonstances. Comme chacun Il y avait cette personne, dans ma tête, cette personne qui aimerait avoir sa place au soleil de temps en temps. Il est brillant, compétent, adorable, compatissant. Il peut gérer tout ce que je ne peux pas gérer en temps, normal, il sait ravaler sa fierté de temps en temps, il sait se calmer quand il faut. C'est quelqu’un de bien, vraiment de bien. C'est moi, mais en beaucoup mieux, personne ne le connait c’est tout. Et pourtant, avec elle tout était différent. Parce que j’osais croire qu’elle avait cette vision sur le monde bien trop optimiste. Voyant de la lumière où les ténèbres régnaient en maître, croyant aux contes de fées alors qu’il ne s’agissait que d’une histoire d’horreur. Elle était sa pureté, sa douceur. Elle était sa touche de douceur dans son monde, son environnement trop agressif, le rayon de soleil, la brise d'air frais, le soulagement de son âme noircie et le remède au poison coulant dans ses veines. Je me trouvais comme désintoxiqué de toute substance vénéneuse lorsqu'elle était dans les parages, me guérissant par sa pureté délicate. J’étais un autre, j’étais loin d’être cet homme vil et fourbe avec elle. Mais j’avais peur, j’étais terrorisé tout simplement. Terrorisé comme un gamin de huit ans, terrorisé par ce qui menaçait de se dévoiler en moi à chaque fois qu’elle était là. Cette fille pouvait briser mes barrières, voir derrière mon masque si jamais je lui laissais entrevoir le reste de ma personnalité. Ouais, fallait bien l’avouer, je crevais de peur à l’idée qu’elle sache ce que je ressentais pour elle. Moi, le type de vingt-trois ans, égoïste et froid, tombant amoureux de cette teigne… C’était tellement pathétique à mes yeux. Comment cette petite chose avait-elle fait pour prendre une place si importante en moi ? J’avais juré de ne plus jamais m’attacher à personne, tellement pommé dans mon passé que je faisais souffrir les gens par inadvertance. Sauf avec elle.

    JAZZ - « emmènes moi chez toi, discuter, me faire l’amour, me prendre dans tes bras… »


    Et mon coeur loupa un battement. Il n’est pas toujours possible de décrire ce qui ne veut être expliqué. L’amour, la passion, la haine… Tant de sentiments ressentis et dont on ignore tout en vérité, incapable d’évoquer réellement leurs origines, leur fonctionnement exact. Et bien que différents, ils allaient ensembles avec tous pour cible cet organe si fragile : le cœur. Et l’on se sentait capable de tout dès que le palpitant se trouvait en proie à l’une de ses émotions : de tuer, d’aimer passionnément… Nul n’épargnait jamais le pauvre petit oiseau qui ne demandait sans doute rien. Et nos deux êtres si différents allaient passer par ces émotions, dans une histoire qui n’aurait peut-être pas dû naître. Qu’était-elle cette jeune fille au regard de velours ? D’un regard, elle était devenue une douce obsession qui s’était nichée dans la conscience du ténébreux prince, venant le hanter par son regard mystérieux et ses sourires mutins.

    HERMES – « Je t’emmènerai où tu voudras… mais plus la mer tempêtera, plus ses assauts seront audacieux, et plus le port se fera lointain. » murmura-t-il au coin de ses lèvres, veillant tout de même à la mettre en garde contre ce qu’il savait le consumer à la manière d’un venin à la course trop vivace pour être brisée.

    Silence incontournable, imparable. Calme insoutenable, blafard. L’ambiance blême m’éprend, et je m’y fonds, sans doute le premier dedans. On avance jusqu'à son chez moi. Silence, aucun de nous ose parler. Et inlassablement je pose ma main sur son bras et électrifiant l'atmosphère, faisant monter entre eux cette tension brûlante qui avait toujours été. Du moins chez moi. Je n'avais qu'une envie, être enfin arriver et abaisserait toutes les barrières qu'il avait jusque là érigées entre nous. Et voilà que mes prunelles prennent une lueur un peu plus perverse alors que je porte enfin mon regard ambré sur elle alors qu'on venait d'arriver.

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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Mar 20 Mar - 21:33






On a tous des fantômes. Jazz pourrait ouvrir une maison hantée. Dans son regard à lui, elle les a vu. Par milliers. Et l'espace d'un instant, quand il posa son regard sur elle quelques minutes auparavant, elle crut voir ces démons disparaître. hé oh jazz ! c'est pas toi qui va le sauver ! Une fois de plus, elle se sous-estime mais en même temps peut-être qu'elle pourra le sauver, un peu. Mais ce n'est pas volontaire, elle veut juste être à ses côtés. Car, sans pouvoir se l'expliquer, elle se sent mieux, apaisée. Alors pour renforcer cette sensation elle se fait "un shoot" de son odeur en se nichant dans son coup. Aussi peut être un moyen de profiter une dernière fois, au cas où il la repousserait.

Au lieu de ça, elle eut un avertissement. Du genre ne regarder pas ce film vous êtes trop cessibles dû à votre âge, attention ses images peuvent choquer. Mais Jazz n'est plus une enfant, des horreurs elle en a vu, mais elle reste sensible, ne supportant pas la violence gratuite mais ça c'est un autre sujet. Et puis pourrait ... ça sous entendre qu'il se préoccupe d'elle, comme ne voulant pas la blesser. Et ça la mit en confiance, en un sens. Même s'il n'avait pas prévenu elle serait restée. Parce qu'il n'y a que lui. Que lui qui lui fait cet effet, cet effet qu'elle ne parvient pas à décrire.

Ils s’éloignent, plus de musique, un soupir de soulagement, ça fait du bien à ses petites oreilles. Un mordillement de lèvre, de l'hésitation, puis se décide a entremêler ses doigts avec les siens. Ce petit geste, anodin pour certains, la fait se sentir plus légère. Le contact se rompt, il ouvre sur son monde. Nouvelle preuve de sa confiance, il lui présente son chez lui. Un sourire énigmatique se peint sur son visage. Elle est fatiguée, dormirait bien quelques heures auprès de lui, d'un autre côté s'il l'entraîne et l'attache n'importe où pour lui faire l'amour ça ne la dérangerait pas trop ... rho Jazz, petite coquine ! Mais en même temps, attendre ne rend-il pas meilleur l'acte ?

" je te fais confiance..."

Un grand mot, énorme. Jamais elle ne l'a donné, des bribes oui mais pas dans son entièreté. merde ! ça pourrait l'effrayer ! Mordillement de lèvre. Pour se distraire, elle fait glisser sa veste et la dépose une chaise proche. Son corps se dévoile. Un corps marqué par les fantômes, un corps qui raconte son histoire. Une sorte de brûlure sur son épaule : une balle. La hanche une autre balle. Sur le haut de sa cuisse une trace, fine, une seconde sur le mollet droit. Oui ça raconte son histoire, ses fantômes. Elle serait sans doute ravie que des griffures viennent rejoindre les autres marques, ses griffures. Preuve de la passion qu'ils pourraient partager.

"ce que tu veux..."

Un murmure. Un murmure que des milliers d'hommes apprécieraient sans doute. Comme honteuse. Elle se livre, toute entière à lui. Ce qu'il veux, rien de moins. Son regard, elle la baisse mais parvient à le relever pour plonger ses iris dans les siennes. Un pas et elle peut enfin sentir son souffle contre sa peau, cette chaleur si douce, si agréable.
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MessageSujet: Re: Kill me, kiss me [PV]   Mar 17 Avr - 12:21

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