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 nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès

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Bienvenue à Baltimore
JEE Ҩ Marche toujours vers l'avant et ne revient pas en arrière

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MessageSujet: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 15 Jan - 14:33


jezabel&hermès
« nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. »

Quand je regarde ma vie, je me dis que la déception et le drame sont ancrés en moi. Et j’ai cette impression que jamais, je ne pourrais sortir de ce tourbillon infernal. J’exagère peut-être un peu et ma nouvelle vie n’est pas si affreuse que ça. Je n’ai plus à passer des nuits à côté d’hommes que je n’ai jamais voulu et qui ne veulent que mon corps. Je n’ai plus besoin de faire semblant d’être quelqu’un et de refuser ce que je suis. Pourtant, je déteste toujours ce passé sombre et cruel. Et je déteste encore plus ces cauchemars que je fais continuellement. Ces cauchemars qui me réveillent en pleine nuit et qui m’empêche de dormir parce que j’ai peur de fermer les yeux et de revoir leurs visages couverts de sang. Comme chaque matin, je suis la première debout. Et la seule chose qui me permet de sortir tout ça de ma tête et de courir. Je cours jusqu’à en perdre haleine et dès que j’arrive au parc, je me laisse tomber sur l’herbe fraiche du parc. C’est calme et ce dont j’ai besoin. Loin du tumulte humain, loin de l’université, loin de l’organisation. Ce genre de moments me redonne confiance. Et je sais pourquoi, je suis là à me battre chaque jour un peu plus. Je me lève après avoir somnolé quelques minutes ou plutôt une bonne heure. Un retour à la maison. Une bonne douche.

« Jezabel, je t’ai préparé un petit déjeuner. » entendis-je en passant devant la porte de la cuisine. C’était Allan. Je me callais contre le battant et le regardais préparer des pancakes. On ne peut pas dire qu’il était doué pour ça. C’était plutôt le contraire. La pâte trônait partout sur le plan de travail et même sur son visage. Je souriais en lui lançant un torchon propre. « désolé mais j’ai quelque chose à faire, je vais manger un bout sur le chemin. » répondis-je en attrapant une veste et mon sac. Je vis une légère déception sur le visage d’Allan. Il devait croire que je détestais manger ce qu’il faisait. C’est vrai, c’était un peu le cas mais ce n’était pas vraiment horrible ce qu’il faisait. Ce n’était juste pas très agréable au gout. Je sortis de la maison et pris la direction de South Baltimore. Je connaissais un petit endroit tranquille où je pourrais manger tranquillement en étudiant quelques dossiers pour l’organisation.
J’avais l’habitude de me retrouver seule. J’ai dû mal à faire confiance aux gens qui m’entourent. J’ai toujours peur qu’on me mente comme certains l’ont fait après la mort de mes parents. Alors la plupart du temps, je reste en tête avec moi-même. J’éloigne les gens de moi de la sorte et je le sais pertinemment. Mais d’un certain côté, c’est une chose préférable que de les voir succomber. Je ne supporterais pas une seule seconde voir quelqu’un proche de moi mourir à cause de moi. Quand on vit à Baltimore, on marche sur un fil et on tient en équilibre avec difficulté. Le visage blafard et des cernes sous les yeux, à cause de ma nuit blanche ou plutôt de mes nuits blanches, les gens semblent me dévisager comme si je sortais d’un film d’horreur. Il devrait ne pas penser ça car les créatures sont pires que mon apparence. Je marche d’un pas lentement en laissant mon esprit divaguer légèrement. Divaguer au point que je rentrais dans quelqu’un. Ce n’était pas dans mon habitude d’agir de la sorte. L’organisation nous apprenait à être sur la défensive continuellement. Les créatures pouvaient être n’importe qui et certaines n’avaient pas peur de se balader en plein jour au milieu de la population. Etant qu’une simple humaine, je ne pouvais pas les reconnaître d’un simple regard. C’est vrai que j’arrivais parfois à repérer certains signes. Mais rien de certains avant de les voir en action. Je redressais la tête. « Excusez-moi. Vous allez bien ? » Je tendais à la demoiselle les papiers qu’elle avait laisser tomber pour ensuite l’éviter et continuer mon chemin.


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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 15 Jan - 16:51

    on chante, on danse, on tchatche, on s’embrasse, on rentre à la maison. elle est pas belle la vie ?
    Il arrive au temps de passer trop vite. Tout n’est qu’une question de secondes. Parfois tellement longues ; parfois si courtes. Des milliers de secondes s’écoulant lentement dans l’énorme sablier du temps. Des millions de minutes inoccupées. Des centaines d’heures incontrôlées. La vie battait son plein dans ces laps de temps que rien ni personne ne pouvait contenir. Parfois, les gens s’y perdaient. Ils devenaient alors les fous du temps. Ceux dont la réalité était si pâle que chaque seconde de trop était semblable à une cicatrice de plus dans un cœur déjà trop abîmés par des cigarettes mal consumées. Il y avait les fous du temps et les autres. Ceux qui prenaient plaisir à voir le temps s’envoler dans chaque volute de fumée. Ce qu’il y a de fou dans cette histoire, c’est que les fous tout comme les autres, avait cette unique et même passion en commun : la clope. Ce truc purement nocif qui n’avait qu’un but. Un but tellement immonde qu’on aimait prétendre que quoi qu’il arrive… on meurt tous de quelque chose. Parce que les cigarettes, c’est comme des petits bâtons de mort aux rats. Chaque bouffée inhalée est un pas de plus vers la fin du monde. La fin de votre monde. C’est assez enivrant d’offrir sa vie contre un bien-être passager. Un bien-être qui n’est que de courte durée. Car une fois le mégot atteint, il ne restait que le souvenir de la nicotine emplissant chaque parcelle de vos poumons. Enivrant lorsque l’on n’a aucun but dans la vie. Hermès écrasa la cigarette qui succombait aux bouts de ses doigts. Certes, il n’appréciait pas sa vie plus que cela, mais il n’était pas prêt à la vendre pour deux, trois tout au plus, minutes de bien-être et de relaxation. Il regarda l’heure qu’indiquait la petite montre qu’il portait au poignet. Et constata avec amusement qu’il avait rêvassé pendant un bon moment.

    Il flânait vainement, il vagabonder dans ses ruelles. Se laisser aller au gré du vent. Avancer sans but précis. Toujours tout droit, toujours devant. Les rues peu éclairées ne semblaient refléter que la débauche. Ce quartier en particulier. Il était un peu trop différent. Un brin trop animé. Et pourtant, tant de personnes arrivaient à s’y complaire. Par habitude, par envie ? La question était entière. Hermès Il se demandait ce qu’il pouvait bien faire là, à une heure aussi matinale qui plus est. Ce n’était pas son genre de se lever tôt, préférant plonger dans l’univers nocturne. Il n’aimait pas spécialement le bruit des passagers se dépêchant d’aller bosser, d’aller faire leur petite vie. Tout ici insupportait. Les attitudes odieuses, ces odeurs se répandant dans l’air, ces regards inexpliqués. Tout le dérangeait. Et pourtant, il était là. Las, endormi, ailleurs aussi. Mais bien là. Traversant les rues. Cherchant une distraction, une chose qui pourrait combler ce temps qui passe trop vite. Bientôt, après un nouveau va-et-vient, Hermès reconnu un visage et son cœur loupa un battement. Jezabel. Dans son égarement, elle semblait avoir bousculé une personne et l'aidait à présent à ramasser les affaires tombées au sol. C’était le moment idéal de lui faire perdre conscience, de lui crée « ma » réalité du monde. Lentement le champ de vision se rétrécit à mesure que la réalité ne devient autre.
    D’un soleil éclatant, il pleut. Quelques gouttes de pluies glissent le long de son visage, elle se retrouve en Russie. Neige, froid et pluie. Bien loin de Baltimore, il fait nuit, pas un lampadaire allumé, seule la lune peut lui servir de repère. Elle peut courir, elle peut crier au secours, en vain, elle est seule. Seule face cette réalité affreuse. Les gens passent mais ne s’occupe pas d’elle. Ils marchent de plus en plus vite, ils se mettent à courir, et à travers les rires, les paroles de ces personnes, j'entendis un chuchotement tout près de mon oreille « meurtrière ». La même voix répète « meurtrière », mais il n’y personne près d’elle. Et toujours cette voix qui résonne « meurtrière ».
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 15 Jan - 19:52

Je pouvais apercevoir l’enseigne de l’endroit que j’aimais voir comme un cocoon avec ses couleurs douces et claires. Le confort des fauteuils et la tranquillité du lieu. Mais aussi pour ce que j’appelle ma drogue. Depuis mon arrivée sur le terrain américain, c’est devenue le truc dont je ne peux me passer. C’est bien mieux que la vodka. Le remède contre la vie. Au début, l’alcool me montait à la tête mais c’est devenu une habitude. L’ivresse de n’être plus consciente de ses gestes me faisait garder ma dignité qui n’était plus qu’une larme au bord du menton. Je me suis battue pour en sortir et le café a été l’alternative. Mieux vaut se gaver de caféine que d’alcool ou d’une quelconque autre drogue. J’avais sauvé ce qu’il me reste d’un peu près correcte. Sauver pour quelques années parce que je ne ressemblerais pas à ses vieilles dames que je croise dans la rue. Je sens les rayons du soleil chatouillait ma peau et je dois dire que d’avoir un tel temps ne fait que donner un peu de morale. Je ferme les yeux pour sentir la chaleur contre mes paupières. Rien. Aucune chaleur. Une goutte s’écrase contre ma joue. Tout ne gardant mes yeux clos, je touche ma joue et sens la froideur d’une goutte de pluie. J’ouvre les yeux instamment et voit ce ciel noir. Cet air glacial s’engouffre sous mes vêtements me donnant la chaire de poule. La pluie raisonne contre le trottoir. Je ne bouge pas et regarde ses gens qui ne perdent plus une minute à profiter du soleil. Ils courent pour éviter d’être tremper. Je cherche en ma mémoire pour savoir si j’avais entendu quelque part que le temps deviendrait tel. Partout, on clamait que les températures seraient agréables et bien plus haute que les mois de Janvier précédent. Comment le temps peut changer brusquement ? Je fais un tour sur moi-même. Rien ne semble comme avant. Le paysage semble avoir changé. Je ne suis plus dans la rue de Baltimore. Non. Les murs froids et puis ce soleil qui a totalement disparu. La nuit. Non. Ma tête est prête à exploser à force de me poser toutes ses questions. Je suis perdue. Perdue dans ce changement brutal de situation. Et là, je me souviens. Je me souviens de ce magasin à ma droite et puis de cette chocolaterie dans laquelle papa m’emmenait chaque dimanche après la messe. C’était impossible. Tout ça était en Russie à Moscou. Plus, je regardais, plus je reconnaissais chaque détail. Des petits détails que je croyais disparu mais qui c’était bien ancré dans mon esprit.

Je ferme les yeux et les re-ouvrent pour voir si je ne rêve pas. Parce que ça ressemble à un rêve ou plutôt à un cauchemar. Je me pince. Rien. C’est toujours pareil. Je regarde un passant puis un autre. Aucun ne semble contrarier de la situation. C’est comme si tout était normal et que j’avais été à cette place depuis le début. Pourtant non. J’étais à Baltimore entrain de me rendre dans l’un de mes lieux préférés. Je bouscule des personnes essayant de les faire réagir, qu’ils me parlent, qu’ils crient ou je ne sais quoi. Mais non, ils ne me regardent même pas se contentant de rentrer chez eux. « meurtrière » le mot raisonne une première fois. Je regarde autours de moi cherchant la personne derrière ce mot. Ça recommence une deuxième fois. Je cherche encore et encore. Puis une troisième fois. Je passe mes mains sur mon visage essayant de me calmer. Ce n’est rien, c’est surement à cause de ma nuit blanche. Pourtant, je sais que je ne dors pas et que cette voix est réelle. « meurtrière de quoi ? » ce mot raisonnait faux à mon oreille. Je n’avais jamais tué personne. Je tue peut-être des créatures, des bêtes mais ce n’est rien. Ce ne sont même plus des êtres humains et je le fais pour une bonne raison. Ils blessent des personnes innocentes. Alors non, je ne suis pas une meurtrière. Je fais peut-être le sale boulot mais s’il faut des meurtriers, ce sont les créatures qui laissent des cadavres de personnes dans les rues sombres de la ville, qui détruisent des familles heureuses. Je me mets à nouveau à bousculer des personnes à la recherche de cette voix. je veux savoir qui est derrière ça, je veux savoir pourquoi je me retrouve ici à Moscou. Je suis presque sûre que c’est l’œuvre d’un démon ou d’un autre truc. Mais pourquoi me faire revenir ici. Pourquoi me faire souvenir de la douleur de savoir ce que j’ai perdue dans ce pays. Je ne veux même pas y songer une seule seconde. Je ne veux me rappeler de rien. Parce que je sais que si je vais tout droit et puis que je tourne à gauche, je tomberais sur la demeure de mon enfance. Une demeure qui avait été mon terrain de jeux, ma fierté quand j’étais enfant. Et puis, elle avait le lieu de la destruction de ma famille. Aujourd’hui, je ne voudrais pour rien au monde y remettre les pieds.


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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Mar 17 Jan - 22:02

    Si la nuit est noire, c'est pour que rien ne puisse nous distraire de nos cauchemars.
    On avait laissé la beauté de Baltimore pour une beauté froide, on pouvait à présent voir le gris des trottoirs, le macadam des routes. Et tandis que les mots meurtriers sont frappés dans le noir, l'écho se propage avec intensité dans le vide. L'ordre se fait dans le chaos, comme il est difficile d'avouer que cet ordre-là est un appel au désastre, l'appel du ROUGE dans toute sa splendeur. Le ciel devient presque écarlate, beaucoup de sang va couler, à l'intérieur comme à l'extérieur, les limites du corps n'existent plus. Un rêve parfait pour faire couler du sang, pour la faire souffrir. Le grand blond au teint diaphane se serra contre l'arbre auprès duquel il se cachait, sentant la moindre parcelle de sa peau gelé s'écraser contre l'écorce dure et froide. Il retint sa respiration prêt à passer à l'attaque. A peine une dizaine de mètre le séparait de sa proie et il se sentait comme un lion prêt à bondir sur sa proie inconsciente du danger. Pourtant, il préférait rester là, à observer. Elle bouscule les passants mais aucun ne réagit, les gens ne se soucier pas d’elle. Elle était seule, tout comme ce matin-là où elle avait découvert les corps de ses parents sans vie.

    Le décor était assez atypique, la lune brillante semblait éclairer seulement ce petit passage à gauche d’elle. Ce passage qui la ramènerait tout droit vers son ancienne demeure. Un sourire carnassier se dessina entre ses mèches de cheveux blonds fins qui s'abattaient comme un rideau autour de son visage. Il voulait qu’elle souffre, qu’elle se souvienne de ce jour horrible où elle avait perdu sa famille. Aujourd'hui encore, cette petite garce allait mourir, elle allait payer, sans doute pour une chose dont elle ne se souvenait même pas. Se souvenait-elle ne serrais-ce que d'avoir croisé Revenge un jour ? Sûrement pas. Il ne devait donc pas se rappeler la façon odieuse dont elle avait parlé de « ses monstres » comme elle l’aient appelés. Une discussion qu’il n’aurait pas dû entendre puisqu’elle ne l’était pas destinée mais Revenge était de ses gens qui ne marqué pas les esprits, qui passait inaperçu, il n'était pas de ceux qui laisser une trace dans l'histoire. Personne ne se souviendrait de lui, aucune des personnes qu'il n'a brièvement connu ne seront là pour dire qui était Hermès Tyler Revenge, quel enfer il avait vécu, comment la vie l'avait blessé et obligé à se rendre dans ses derniers retranchements. Il avait tout fait pour être un homme bien, mais, cette nuit encore, alors que la lune l'éclairait, il allait commettre l'irréparable. Mais il n'allait pas le regretter. Parce que pour quelqu'un, il existerait, encore et encore, pour toujours, refoulé dans un coin de son esprit comme le diable lui-même. Il se serra encore un peu plus contre l'arbre, l'écorce robuste commençant à entailler sa peau. Il devait le faire, maintenant. Mais une voix surgit de nulle part « meurtrière de quoi ? ». Il ne répondit pas, elle ne devait pas encore voir qui était le diable derrière tout ça.

    Lentement le décor change. Le gris des trottoirs se change en parquet ciré, le froid de la rue par la chaleur d’un habitat et la chocolaterie se transforme en une luxueuse chambre. Ils étaient chez elle et plus exactement dans sa chambre. On pouvait voir répandue au sol, un vieux doudou. Un lapin, un simple jouet fané. Se trouvé là le jouet, par terre, seul et abandonné comme elle avait pu l’être à la mort de ses parents. La Terre se referme en n’étouffant en rien des cris venant de la chambre d’à côté, l’odeur le parfum subversif et étrange qu’emplissait la chambre était fortement intriguant. C’était une odeur de mort, suave et frivole, démesurée et frénétique. Mon orifice nasal s’en délectait alors que je la regardais, allait-elle comprendre l’authentique sens, l’effroyable vérité de cette odeur ? Cette odeur de la mort.

    REAVER – « Tu l’ai entends crier ? Sais-tu ce qui s’est passé lorsque tu dormais d'un sommeil profond et innocent ? Sais-tu comment « ce monstre » a tué sauvagement tes parents ? Veux-tu le voir ? Peut-être que cette fois çi tu arrivera à les sauver ? »
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Mer 18 Jan - 16:13

J’aurais tellement voulu crier, faire sortir cette rage qui naissait de plus en plus en moi. Portant mes mains à ma bouche, les cris restaient bloqués contre mes lèvres. Mon corps se déroba sous le poids de la tristesse. Un poids beaucoup trop lourd pour mes épaules. La froideur du sol ne me faisait rien. J’étais beaucoup trop absorber par cette lune aussi cruelle que le responsable de ce tourbillon. Mes poings frappèrent ce sol et mes mains se meurtrirent contre le goudron. Je les ramenais vers mon corps en les écorchant encore plus. Je voulais que la douleur de mon corps prenne le dessus sur celle de mon esprit. Mes mains avaient beaux être colorées de ce liquide rouge. La douleur de mon esprit était le seul maitre à bord du navire. Etais-je folle de voir des choses impossibles ? N'aie pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errant dans l'ombre. Mille étoiles vont briller, Mille étoiles pour te bercer. Ma voix n’était qu’un fredonnement léger à peine audible. La berceuse de maman. Les quelques mots qui rendaient mes nuits plus calmes et plus sereines. De nombreuses années que je n’avais chantonné ses mots en russe. La mémoire n’oublie rien, n’oublie pas ça. Mes paupières se fermèrent et je partais à la recherche de son visage. De son sourire radieux quand papa lui apportait des fleurs. Du parfum qui effleurait sa peau. De la tendresse de ses câlins. C’était de ça que je devais me souvenir et non pas de cette nuit. C’était ce souvenir que je devais ancrer dans ma tête. Et papa avec son costard toujours impeccablement disposé. Son rire quand je lui sautais dessus le matin. Le claquement de ses chaussures quand il essayait de rentrer en silence de son travail. Personne ne peut me prendre ses moments et ce n’est pas en refaisant ressortir le pire de ma vie. Le pire basse toujours au-dessus du meilleur. Mais jamais ne le fait disparaître. Il reste cacher bien au fond dans un endroit bien douillé en attendant qu’on vienne le délivrer.

On dit que si on pense très fort à quelque chose, ça se passe. Je plisse les yeux et pense à Baltimore. Je pense au soleil, à la douceur de l’hiver, à mon renouveau et à la beauté de ce que j’aime tant. Et pouf, j’ouvre les yeux. Mes mains ne touchaient plus un sol froid, ni humide. Cette matière, cette sensation, ne m’étaient pas inconnu. Ma peluche préférée jonchait le sol. Une peluche que je n’avais jamais pu récupérer. Un petit lapin rose avec un ventre qui sentait la rose. Un objet que j’avais tant de fois serrée contre ma poitrine, qui avait reçu mes larmes, mes cris et mes bêtises. Il avait été le spectacle de nombreuses choses. Je me relevais. Mes doigts effleurèrent les murs, la commode, mon lit à baldaquin. Une véritable chambre de petite fille, de princesse. Ma vie était digne d’un conte de fées. Pas de vilaine sorcière ou de cruelle demi-sœur. J’attrapais ce doudou et le serra contre moi. Je m’imprégnais de son odeur, de la facilité de ma vie de petite fille heureuse. L’objet sans vie reprit sa place sur le sol, à l’endroit exacte où je l’avais laissé il y a des années. Parce que c’est différent. Cette fois, j’attends les cris affreux dans la chambre voisine. Cette fois, je me rends compte que la mort planait. Je pose ma main sur la poignée de ma porte. Et tire d’un seul coup mais je me rends compte que le verrou est bloqué. Je place mon autre main et tire encore plus fort. « Tu l’ai entends crier ? Sais-tu ce qui s’est passé lorsque tu dormais d'un sommeil profond et innocent ? Sais-tu comment « ce monstre » a tué sauvagement tes parents ? Veux-tu le voir ? Peut-être que cette fois-çi tu arriveras à les sauver ?» Je secoue cette porte en essayant de l’ouvrir. Les larmes que je contrôlais, perlaient sur mes joues. Entendre leurs cris, c’est horrible. Je me mords la lèvre inférieure. Mon sang se glace au son de cette voix et en même temps, je la hais. Il posait ses questions, ses questions qui ne m’étaient pas indifférente. Combien de fois j’avais voulu savoir le visage du meurtrier ? Combien de fois j’avais fait ce rêve que je les sauvais ? Chaque parcelle de mes souvenirs, de mon esprit, il semblait les connaître. Je lâchais cette poignée sachant que la partie ne se déroulerait pas comme je le désirais. Je n’étais pas maitre de la situation. Je ne suis que le pantin qu’on fait avancer dans la direction désirée. Je me laissais glisser contre la porte en chêne. « Pourquoi vous me faites ça ? Pourquoi ? Votre cœur doit être dur comme de la pierre pour agir de la sorte. Rien ne pourra les faire revenir, même pas vous avec vos saloperies. On ne refait pas le passé, même si je sais qu’au plus profond de moi, c’est ce que je veux. » hurlais-je en me levant et en attrapant une petite chaise dont je me servais pour mettre ma poupée. Je la lançais contre la porte avec une rage que je contrôlais chaque jour. Chaque objet qui passait sous ma main vint heurter la barrière qui me séparait des cris.


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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Lun 6 Fév - 20:17

    L'humanité est comme un homme qui dort et fait un cauchemar. Ce cauchemar s'appelle l'histoire.
    REAVER – « … Veux-tu le voir ? Peut-être que cette fois çi tu arriveras à les sauver ? »

    Un murmure suave et bas à vous en faire frémir l'échine. Si Hermès pouvait être attachant, chaleureux et sympathique envers ses amis, il demeurait diaboliquement vénéneux avec ses proies et ses ennemis. Jezabel ne dérogeait pas à la règle ; de par son excès de douceur, et le fait de se laisser manipuler comme une poupée de son, elle était devenue son pantin. La marionnette tenue entre ses mains de sadique joueur. Et il était vrai que si la relation unissant le ténébreux jeune homme et la frêle demoiselle était diaboliquement satisfaisante pour lui, était plus qu'effrayante pour elle. Hermès ne lui épargnait rien. Ni le fait de lui faire revivre la mort de ses parents, ni es quelques humiliations encore gentillettes mais rabaissante. Hermès l'avait prise sous son joug, parce qu'il l'avait trouvée à son goût mais aussi et surtout parce qu'il s'amusait de cette situation dans une satisfaction malsaine et écœurante pour la jeune demoiselle qui ne pouvait rien y faire. Elle n’aurait jamais dû parler de façon odieuse, de le qualifier de « monstre » comme l’avait fait sa mère. Car une fois perdues entre ses griffes, les victimes de Hermès ne pouvaient que se débattre jusqu'à l'épuisement, ou demeurer sages et subir le jeu cruel du jeune homme. Certes, Revenge n'était pas ainsi avec tout le monde, il résidait des personnes, avec lesquelles il demeurait gentleman voire chaleureux et confiant, mais le paradoxe du jeune homme résidait dans le fait qu'il pouvait tout aussi bien demeurer votre ami que vous tomber dessus sans préavis. Si Jezabel avait pu finir comme toutes les autres, elle était devenue sa poupée personnelle et attitrée. Parce que le félin qu'il était avait voulu sa souris préférée, parce qu'il ne pouvait avoir une journée sans que son sadisme ne fasse surface, parce qu'il adorait la sentir trembler lorsqu’il pénétrait son esprit. Le diable en personne avait pris Jezabel sous son aile, et la belle ne pouvait rien faire ; humiliée et brisée, Hermès s'en amusait sans même penser à ses sentiments ni même la voir comme une jeune fille. Il la voyait d'avantage comme un divertissement de torture dont il finirait sans doute par se lasser. Demain peut-être, dans un mois ou deux, allez savoir. Pour le moment néanmoins, la pauvre petite brebis restait sa martyr, dans une relation malsaine et perverse, sans que jamais Revenge n'appose le mot concret de "tortionnaire" quant à sa relation envers la douce. Et pourtant il la martyrisait bien en la forcer à se souvenir de ce jour horrible où elle avait perdu sa famille, sans jamais vraiment penser ce mot atroce. Dans l'esprit du jeune homme, il n'en était rien, mais paradoxalement il avait tout à fait conscience du fait qu'il torturait corps et âme de la brunette, sans jamais mettre un terme à son jeu. Un jeu cruel et tout à fait inutile en somme, car se souvenait-elle d’Hermès ? Elle ne devait avoir aucune idée du pourquoi il était sadique avec elle. Mais au final, cette satisfaction malsaine et vicieuse lui allait amplement, aussi il continuait son jeu selon ses règles sadiques. Il la regarda se débattre avec la poignée de la porte ; voulant à tout prix sortir de cette chambre pour allait rejoindre le cocon familiale qui était en train de se faire massacrer.

    JEZABEL - « Pourquoi vous me faites ça ? Pourquoi ? Votre cœur doit être dur comme de la pierre pour agir de la sorte. Rien ne pourra les faire revenir, même pas vous avec vos saloperies. On ne refait pas le passé, même si je sais qu’au plus profond de moi, c’est ce que je veux. »

    Toisant la belle dans un regard froidement amusé, un sourire diabolique aux lèvres portant des effluves ténébreuses à vous en faire frémir l'échine, il écouta la voix de sa poupée sans pour autant venir la couper dans son élan ; plus Hermès laissait des silences, plus la tension était à son apogée, et plus la belle perdait son sang-froid essayant de me viser avec une petite chaise en bois et d’autre objet.

    HERMES – « Quelle malpolie, tes parents ne t’ont pas appris de quel façon il faut recevoir un invité ? Pourquoi je te fais ça ? » D'un geste furtif et expérimenté, comme le loup pratiquant depuis toujours la chasse à la brebis, il attrapa ses deux mains et se plaça à califourchon sur elle, la toisant de son regard brûlant. Tout chez le jeune homme n'était que provocation ; de son rictus satisfait à son regard imposant et froid, jusqu'à sa voix terriblement suave et sensuelle ; il la défiait de vouloir se dérober à lui. « Par amusement, seulement par amusement. » Et si le jeu pour l'instant ne t'amusais pas cela ne devrait pas tarder.
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Lun 6 Fév - 21:47

La violence n’a pas de prix. Elle ne fait que justifier la réalité la chose. Elle est ce qui fait ressortir le pire de nous, le plus ignoble. Elle nous fait prendre des décisions qu’on n’aurait jamais prise, faire des choses contre notre nature. Pourquoi le monde n’est pas plus facile ? Pourquoi ne suis-je pas comme les autres ? il a fallut que ça soit moi qui tombe entre les mains de ce fou, de cet être qui ne peut pas avoir de cœur pour faire naitre des souvenirs aussi difficiles. Il n’est qu’un lâche qui n’ose même pas se montrer et affronter le pantin dont il est entrain de tirer les ficelles. Invisible à l’œil, il préfère se tapir dans l’obscurité et ne parler qu’avec cette voix basse et spéciale qui parcoure votre corps et fait ressortir la peur par chaque pore, chaque endroit. Le désastre a ensevelit la pièce si magnifique, les meubles ne sont plus que des lambeaux de bois contre la porte, des morceaux de verre éparpiller sur un sol en bois, des papiers mélangés avec le sang de mes mains. Mes mains n’ont plus la chance de pouvoir frapper la barrière qui me sépare des cris que je ne cesse d’entendre. Je repose à nouveau mes mains sur cette poignée. Mais elle ne cède toujours pas. J’ai beau tirer, la tordre, pousser, m’acharner dessus. « Quelle malpolie, tes parents ne t’ont pas appris de quel façon il faut recevoir un invité ? Pourquoi je te fais ça ?» la voix raisonne et prend toujours cette tournure. J’ai l’impression de parler à un fantôme, de faire un dialogue avec moi-même. Un jugement si fort. Un jugement mettant en doute les valeurs de ma famille. Il pouvait se jouer de moi, me faire du mal, jouer avec mes souvenirs et mon cœur. Mais j’interdisais qu’on puisse juger mes parents surtout avec des propos tels que les siens. Mes parents étaient des êtes exceptionnels. Des personnes qui n’avaient pas peur d’aider les autres, qui se comportaient comme d’honnêtes citoyens. La bonté incarnée malgré le fait qu’ils aient toujours vécu une vie dans le luxe et les paillettes. L’éducation de leur fille était au summum de la liste. Il voulait faire d’elle la fille parfaite, la fille la plus responsable, la fille dont tout parent serait fière. Se tenir droite. Manger correctement. Avoir une conversation agréable et souriante avec tout le monde. Ne jamais prononcer de gros mots. Des règles d’or qui devaient être ma ligne de conduite continuellement. Maman ne flanchait jamais et j’avais le droit à une punition exemplaire tandis que papa lâchait souvent prise en fermant les yeux certaines fois, beaucoup de fois.

Je vis pour la première fois son visage. Un visage avait des traits plutôt durs mais en même temps une once de douceur. Il ne me disait rien. Nos chemins n’avaient jamais dû se croiser. Et pourtant, il était là à jouer avec mes nerfs, avec ma douleur et mes souvenirs. J’étais agile, pourtant ça ne servit à rien puisque je n’eu pas le temps de percuter l’action avant de me retrouver plaquer le dos contre le parquet de ma chambre. Ses mains serrant les miennes et son corps m’empêchant de me relever. Il était sur moi tel un lion venant d’attraper la gazelle. « Par amusement, seulement par amusement.» Je me débattais. J’essayais de faire glisser mes poignets entre ses doigts afin de sortir de cette prison. Ça ne marchait vu l’emprise qu’il avait sur moi. Sa force n’était pas la même que la mienne. Son poids non plus et encore moins son espèce. Il n’était même pas humain et je le comprenais parfaitement. J’arrivais à lire cette cruauté le visage. Une cruauté qu’il avait envers moi. Qu’avais-je fait pour mériter d’être puni de la sorte, pour être le pantin d’un homme dont je n’avais jamais croisé la route. Mon avis sur eux n’était que plus que vrai dans pareil situation. Ils ne méritaient pas de vivre. Ils n’étaient que le mauvais, le cruel et le sadisme. Les Hommes sont des barbares et le seront peut-être toujours. Mais les créatures sont bien plus que ça. Elles viennent de partout et de nulle part. Elles vous transforment en repas ou en amusement comme il me l’avait si bien dit. Rien de justifier son acte. Je n’avais pas tué sa famille. Ni sa femme. Ni je ne sais quelle personne de son entourage. « L’amusement, c’est tout ce qui vous intéresse à vous. Après il faudrait qu’on vous accepte. Mais comment ? La cruauté est dessinée sur vos traits, l’horreur nait de vos actions. » lui crachais-je au visage en montrant que je n’avais pas peur. Il pouvait très bien tout faire de moi mais jamais il ne m’enlèverait l’idée que les créatures sont des monstres. Chaque jour, je m’accroche un peu plus à cette idée. Parce qu’en fin de compte, chaque fois que ma route croise la route de l’un d’eux, c’est seulement pour voir du sang et de la souffrance.

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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Lun 13 Fév - 21:05

    S'il y a un endroit où tout est possible c'est dans vos rêve.
    La vie n’était qu’une illusion, berçant nos rêves, alimentant nos cauchemars, mais nous permettant au final de continuer notre chemin, peut importait ce que le destin nous avait réservé. Car il était le seul maître à bord, laissant parfois l’espoir s’infiltrer que nos choix avec un impact conséquent, mais il reprenait si vite le contrôle, que cela en devenait effrayant. Et parfois, lorsqu’une malédiction avait jeté son dévolu sur quelqu’un, il ne pouvait en échapper, quoi qu’il fasse, il n’était jamais maître de sa destinée. La sensation d’être prise au piège était sans doute ce qu’il y avait de plus terrible. C’était si simple pour Hermès de créer une réalité alternative et de faire comprendre à sa proie que quoi qu’elle fasse, elle ne pourrait en sortir, importait la force avec laquelle elle se battait, peu importait les armes dont elle disposait. Mais peut-être que c’est cette conviction qui le détruira ?

    Il n'était plus que prince dépravé, tombé dans les affres de « pouvoir satanique » et de ses pièges qui happaient l'âme humaine avec trop de force, il avait en quelque sorte vendu son âme au diable. Preuve en était qu’Hermès s'apprêtait à vouloir faire du mal à un ange, chose que jamais, il n'aurait fait sans doute si l'embrigadement de son enfance n'avait pas porté ses fruits ; dans son esprit voler la candeur de la belle demeurait son but ultime. Ce soir, il la voulait, et pas seulement en tant que poupée dont il s'amuserait de son mental, mais de son corps également ; c'est ainsi que le sombre prince s'était approché de la jeune fille, et tel un lion il bondit sur sa proie lui tenant ses poignets afin de lui permettre quelconque issue. Meilleur ou bien pire bourreau.... que serait-il donc advenu de Hermès, s'il n'avait pas vécu pareille enfance.
    Horrible blasphémateur, hérétique infidèle qui osait venir souiller de ses touchers seulement légers la peau de l'ange. La belle était désirable, et malheureusement pour elle le bourreau n'avait pour lui ni conscience du bien, ni même du mal. Tout, n'était que question de point de vue. Aussi, pourquoi ne pas profiter de ses charmes, pourquoi, après tout, s'en plaindrait-elle s'il venait à lui ôter sa candeur ? Certes, il était vil et bas sans doute de se faire aussi bestial envers une jeune fille, pour autant ce n'était pas encore vraiment rentré tout à fait dans les moeurs d’Hermès. Les abus de ce genre pour lui n'en étaient pas vraiment ; il avait toujours vécu dans la débauche et la décadence, avait grandi élevé dans le principe même qu'il était un monstre en devenir, un tueur, un prédateur, une arme destructrice. Il n'était pas de ceux qui devaient se soumettre à la normalité de la société, Hermès avait ses acquis, il avait en sa possession les personnes qui l'entouraient ; corps ou âme, parfois les deux.... Non pas une mégalomanie aiguë, mais c'était là ce que sa mère lui avait ressassé sans cesse depuis des mois : c'était un prédateur né, il n'y avait en lui ni bon ni mauvais fond, il était simplement régi par une âme rongée par la noirceur du monde qu'on lui avait apporté. Et tout alors pour lui ne s'apprêtait plus qu'à un terrain de jeu, sur lequel il jetait les dés et se refusait de perdre. Ce soir même, tout n'était qu'amusement, il remporterait la partie s'il parvenait à lui arracher sa candeur.... C'était si grisant. Puis la voix de la douce s'éleva avec véracité, elle était loin d’être la jolie poupée de chiffon naïve et sans aucune défense et ça faisait d’elle une proie plus important pour Hermès.

    JEZABEL - « L’amusement, c’est tout ce qui vous intéresse à vous. Après il faudrait qu’on vous accepte. Mais comment ? La cruauté est dessinée sur vos traits, l’horreur nait de vos actions. »

    Un silence s'installa, durant lequel le sombre prince dardait les prunelles satinées de Jezabel dans un sourire semi dessiné sur ses lèvres. Puis la voix du jeune homme s'éleva sans une once de cynisme ou de provocation, elle s'était faite étrangement posée, calme et incandescente.

    HERMES - « Crois-tu que vous humain somme meilleurs que nous ? Être barbare, vous cherchez juste qui vous ferez penser le contraire, qui vous ferez croire que malgré vos guerre entre votre race, malgré vos coup de traites, il y a pire. »
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Mar 14 Fév - 17:32

L’amusement ne réside pas dans le fait qu’on soit deux personnes à ressentir le délice de la joie et du plaisir ? Alors pourquoi n’avais-je pas de sourire sur mon visage, n’étais-je pas toute radieuse. Peut-être que lui, il s’amusait à me torturer de la sorte, à faire ressortir ma culpabilité. Et bien pour moi, c’est de la cruauté. Se délecter de voir des gens souffrir. Un spectacle écœurant pour toutes personnes possédant un minimum de cœur. Ce qui ne devrait pas vraiment être son cas vu la direction que prenait la situation. Moi qui allais simplement déjeuner dans un endroit tranquillement, je me retrouvais dans mon ancienne chambre avec cet homme au-dessus de moi. J’en pouvais plus des cris de haine qui voulaient sortir de ma bouche pour le frapper en plein visage. Seulement fallait-il que j’y arrive. Mes poignets commençaient à me bruler à cause de mes tentatives de fuite, et je sentais encore le liquide visqueux rouge dégoulinait de mes écorchures. Ma vie serait donc ainsi jusqu’à la fin. Aurais-je le droit à une souffrance continuelle sans trouver le chemin vers la tranquillité et l’apaisement. Je ne cessais de vouloir savoir ce qui ferait de moi. J’avais l’impression d’être à nouveau cet objet de plaisir. Cet qu’on forçait à assouvir des fantasmes ou des besoins de chair. Je voulais qu’il me frappe, qu’il me taille en pièce. Je préférais sentir les coups, sentir le sang dans ma bouche et la douleur dans mes membres, plutot que d’être dans cette position qui me rappelait tant de choses. « Crois-tu que vous humain somme meilleurs que nous ? Être barbare, vous cherchez juste qui vous ferez penser le contraire, qui vous ferez croire que malgré vos guerre entre votre race, malgré vos coup de traites, il y a pire. » Personne ne peut juger du meileur ou du pire. Mais on peut signaler le drame, la méchanceté et la cruauté. J’aurais pû croire à la bonté des créatures, à leur côté bénéfique et agréable. J’aurais pû. Cependant ça ne sera jamais le cas. J’ai vu le pire d’elles et je le vois encore aujourd’hui. L’être humain n’est peut-être pas parfait, ils se montrent souvent méchants et barbares. Seulement, au-delà de ça, il peut aimer. Il peut se montrer généreux. Il peut donner sa vie pour autrui. La bonne facette ne va jamais sans la mauvaise. Le bien va toujours avec le mal.

Me taire aurait pû être une solution de facilité, une solution de simplicité. Ça serait trop lui donner qu’il se croit supérieur. Ça serait lui donner du pouvoir sur moi alors qu’il n’en a pas. Ou pas vraiment. Il peut très bien être plus fort, plus audacieux, remplit de pouvoirs et de tours. Cependant, il ne peut pas me faire penser différemment. Mon esprit n’appartient qu’à moi. Et c’est dans les yeux que je le regarde. Sans baisser le regard, sans montrer aucune peur, aucune faiblesse, aucune larme. « Peut-être que nous sommes barbares et traites, mais nous au moins on peut aimer, on peut mourir par amour. Et puis, on n’a pas besoin de chercher bien loin puisqu’il suffit d’ouvrir les journaux pour voir apparaître vos crimes. » dis-je en cabrant mon dos pour mettre mon visage plus près du sien et pouvoir le fixer encore plus. Chaque jour, la même chose arpentait les titres des journaux de Baltimore. Chaque jour, on apprenait le meurtre de quelqu’un de plus. Et chaque jour, les journalistes pensaient que c’était le coup d’un Homme ou d’une bestiole. Mais nous, on savait pertinemment que c’était eux. Qu’ils sont au centre de la noirceur de la ville, qu’ils se cachent dans les ruelles sombres ou dernière des postes de personnes ordinaires. Ils essayent de se fondre dans la normalité de l’humain mais au final, ils sont différents. Ils ont besoin de nous pour notre sang, notre chair ou je ne sais quoi. Sans nous, ils ne pourraient survivre. Alors oui, il peut très bien dire des tonnes de choses sur mon espère, la sienne est bien pire. Mais un débat là-dessus, ça m’est bien égal. Parce que je sais que ce qu’il est entrain de me faire, ce n’est pas pour avoir mon opinion sur son espèce. « Au lieu de me faire ton petit discours, vas-y tue moi. Torture-moi… fais ce que tu as à faire qu’on en finisse une bonne fois pour toute. » lançais-je en n’ayant pas reculer mon visage du sien. Il ne m’aurait pas. Non ça jamais. Je me remis à bouger. Si seulement, je n’étais pas partit sans armes. Mais en même temps, je n’en aurais pas eu l’utilité étant donné que c’était totalement dans ses griffes.

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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Jeu 23 Fév - 21:54




    Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre compte en banque, vous n’êtes pas votre voiture, vous n’êtes pas votre portefeuille, ni votre putain de treillis, vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout. fight club
    Le sourire carnassier du jeune homme persistait, ses doigts blancs et froids se refermaient sur la peau douce de la jeune fille, alors que ses lèvres brûlantes cherchaient avec avidité le cou de la demoiselle attrapée au détour d’une ruelle pour finir la nuit dans son ancienne chambre d’enfant. Il voulait la sentir frémir et frissonner de peur entre ses bras, il voulait ressentir ses émois terrifiés et ses battements de cœur soudain. L’ombre ne lâchait pas la part de lumière qu’il avait entre les griffes, avide de souiller à nouveau cette pureté pour sa simple satisfaction morbide.

    Et d’un sourire carnassier, ses lèvres blêmes ne cessaient de flirter avec le cou fin et blanc de la belle égarée, humant son parfum et frôlant dans un doux frémissement sa peau d’opaline de ses doigts glacés. Froideur du mort sur la chair encore tiède du vivant convoité, il n’avait de plaisir que lorsqu’il entraînait les autres dans les abysses, comme pour les faire payer cette injustice qui lui était tombé dessus sans crier gare, effroyable jeu cruel de la fatalité. Ils payaient tous pour ce manque d’amour et ce qu’il était, cette épopée déchirée et ce cœur brisé, tous autant qu’ils étaient devaient leur dette au diable, parce que le jeune homme en avait décidé ainsi. Et de la voir ainsi, si belle et si délicate, petite poupée de porcelaine, il n’avait seulement l’ardent désir de la briser et de mettre un terme à cette perfection que lui n’avait pas eu. Et à la fois il brillait dans les yeux d’Hermès cette envie de sa chair comme un lion dévore les ligaments froids d’un cadavre. Désir violent et brusque à la fois, qui se ressentit dans ses gestes plus secs, plus saccadés et plus imposants. Ses mains se resserraient sur les hanches de la jeune fille, laissant ses mains libres mais empêchant alors la petite poupée de bouger. Ce n’étaient plus des préludes qui s’entendaient à l’oreille de la proie, mais bel et bien l’annonce d’un nouveau jeu cruel qui se dessinait. Hermès avait pour lui cette détermination morbide, qui faisait qu’il obtenait très souvent ce qu’il souhaitait. De gré ou de force, par manipulation, séduction ou violence, mais il était inutile de nier que le jeune homme était en maître en la matière. Il ne lâcha pas sa petite proie malgré ses menaces qui ne firent qu’élargir son sourire carnassier.

    HERMES – « Le Destin a cru bon de te ramener à moi. »
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Ven 24 Fév - 12:57


La chaleur d’un être qui n’en est plus vraiment un. Des mains baladeuses n’ayant pas leur place sur ma peau découverte par endroit. Un souffle qui s’écrase contre mon cou. Une proximité si indélicate qui semble le ravir bien plus que moi. La peur ne cessait de grandir en moi. Cette peur si brutale qui vous attrape seulement dans des situations extrêmes. C’est comme si je sautais en parachute d’un avion sans sac, sans avoir la certitude de finir par course vivante. Cependant, je savais que pencher de ce côté ne ferait qu’agrandir la perversion qui avait dans ses yeux. Des yeux qui auraient être le reflet de beaucoup d’autres choses qu’une cruauté sans pitié. C’est nos actes qui font ce que nous sommes. Naître différent n’est pas la raison, une raison, de propager la douleur et l’atrocité. On peut changer les choses. On peut faire tourner la roue et faire en sorte de changer le regard des gens sur un être qu’on ne veut pas être. Ma bouche se déformait face au dégout que je ressentais face à son contact. Je fermais les yeux essayant de dévier mon cou afin qu’il ne me touche plus. Le calvaire ne s’arrête jamais au moment où on le déchire le plus. Ça empire pour nous foutre un coup de pied dans notre esprit. Il n’avait pas de limites et je préférais me dire qu’il ne fallait pas attendre de lui le moindre arrêt. Personne ne pouvait savoir ce qu’il tramait dans son esprit. A chacune de mes respirations, je reprenais un peu de courage. Je ne devais pas baisser les bras. J’étais peut-être seule sur ce champ de bataille. Cependant, je ne montrerais pas mes failles. Je n’en ai pas le droit. Il n’aura pas le droit à mes larmes. Des mains qui s’emparaient de mes hanches. La pression de mes poignets n’existait plus. Ils avaient retrouvé une liberté que je pensais perdu.

« Le Destin a cru bon de te ramener à moi.. » Le destin peut aller en enfer si c’est lui qui a manigancé cette rencontre. S’il est le responsable de cette emprise sur moi et mon esprit. De toute façon, j’ai toujours vu le destin comme un être ressemblant étrangement au Diable, aimant faire de nous des pauvres petits agneaux perdus au milieu de nulle part. Perdu dans la jungle sanglante de l’obscurité. Mes mains libres, je me sentais en bien meilleur posture. De cris de désespoir silencieux. Cris de haine perdus dans ma bouche. Je ne suis plus que l’esclave de sa perversité et de sa cruauté. Danger d’être au centre d’une guerre que certains n’imaginent pas. Je me consolais dans le fait que je pouvais toujours me battre. Défendre mon honneur jusqu’à l’épuisement s’il le fallait. Il était peut-être trop tard pour revenir en arrière ou imaginer une seule seconde que j’allais me réveiller tout à coup. « Toi, l’être qui n’a jamais fait partit de ma vie et dont je ne connaissais pas l’existence avant que tu décides l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête. » dis-je en ramenant mes mains vers mon cou. Je pouvais encore sentir l’endroit où il les tenait si fermement. Fermant à nouveau, les yeux se concentraient mes dernières forces qui n’étaient plus qu’un petit flux avec toutes mes tentatives de sortir de cette prison. Je ne lâchais jamais prise, je ne laissais jamais personne me dire que je ne suis pas capable. Les gens essayent sans cesse d’être la barrière invisible pour nous empêcher d’y arriver. Quand on veut vraiment quelque chose, on peut y arriver. Il suffit d’y croire assez fort et de mettre tous les avantages de son côté. L’espace d’un instant mes mains étaient silencieuses près de mon corps, tandis que les secondes suivantes, elle s’abattait sur mon tortionnaire. Je frappais encore et encore ne sachant pas où mes coups se perdaient. La seule chose que j’espérais, c’est qu’il soit assez fort pour qu’il me lâche. Je prenais certainement le mauvais chemin. Ma décision pouvait finir dans le drame encore que ça ne l’était déjà. Finir ce qu’il voulait faire de moi, voilà ce que je voulais. Et même si ça voulait que j’allais mourir dans mon ancienne chambre sous le regard d’un décor que je connaissais trop bien. la case départ.

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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 11 Mar - 22:12




    Que la Destinée était bien faite. L’ange blanc s’étiolait, happé par le souffle de l’ombre noire qui lentement tentait une nouvelle fois de noyer cette partie lumineuse sous une souillure immonde. La petite poupée d’opaline de ses mains joueuses venait de frapper son torse avec courage. Le sourire du « monstre » ne s’effaça pas, ses yeux sombres et avides de sang plongèrent alors dans les prunelles douces et suppliantes de la jeune fille, assassins, sanglants et vicieux.

    JEZA - «Toi, l’être qui n’a jamais fait partit de ma vie et dont je ne connaissais pas l’existence avant que tu décides l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête.»
    HERMES - «Tu es simplement l’instrument de ma vengeance entre mes mains. Tu n’aimes pas ce jeu ? »


    Le djinn haussa alors les sourcils, comme s’il parlait à une enfant et qu’il cherchait à déceler le problème. Hermès attrapa les mains de l’ange avant d’allait caresser sa joue, ne détachant jamais son regard du sien. Son regard ne cessait de fixer le sien, et ce fut alors sur ce moment funeste que la créature de la nuit usa de ses pouvoirs afin de déstabiliser la victime. Il avait ce don, comme tout djinn, de fondre et modeler les pensées et les souvenirs, ainsi Hermès n’épargna pas Jezabel en l’obligeant à vivre ce qu’il allait se passer cette nuit, un bien sombre cauchemar que la jeune fille vivait alors en pensées. Elle pouvait dores et déjà voir cette lutte vaine de son frêle corps contre celui plus imposant du monstre, cette danse macabre, ces coups et cette violence ignoble, sa propre voix tentant de le supplier, et ses coups de rein toujours plus violents. Il s’en était délecté, et dans son regard luisait encore cet amusement et cette satisfaction malsaine de voir Jeza vivre ce moment qu’il lui imposait par la pensée. Le djinn cessa alors de lui imposer cette vision, mais se refusait de laisser ainsi la faible torture stopper ici. Il s’amusait cruellement, se nourrissant de la douleur de la jeune fille, rien ne pouvait dès lors l’arrêter. Sa main froide alla alors caresser de nouveau la joue de l’ange, finissant sa course sur les lèvres de la jeune fille. Au vu de son regard brûlant de désir, il était à prévoir que le démon ne tente de s’offrir une « nouvelle fois » les courbes de la belle –après le rêve en réalité-… une fois qu’il se serait amusé.

    Et la créature d’user de nouveau de ses pouvoirs afin d’accélérer atrocement le cœur de sa victime. Une douleur atroce et innommable s’empara alors du palpitant de la jeune fille, qui battait alors d’une cadence endiablée, suppliant de sortir de sa poitrine tant la souffrance se faisait insoutenable. Les artères se dilataient, le palpitant se rétractait, le rythme cardiaque s’emballait pour finalement augmenter de trop le flux de sang coulant dans ses veines. Hermès, de son cynisme froid, prit alors la jolie Jeza dans ses bras, lui susurrant alors quelques mots atroces, tels que : « Comme les secondes sont longues, tu ne trouves pas ? ». C’était donc ainsi que la petite victime allait mourir, d’une douleur insoutenable brûlant alors sa gorge de cris de douleur et de rage. C’est alors qu’ Hermès eut la curiosité de fouiller intimement dans les sentiments de la belle Jezabel, il voulait sa peur et sa souffrance, sa crainte et sa détresse… C’est alors qu’il tomba sur quelques émotions qui l’étonnèrent lui arrachant un sourire. Amoureuse ? La petite brebis était amoureuse… N’y avait-il pas pire cruauté que de briser le cœur plutôt que le corps et l’âme ? Hermès cessa alors sa torture physique, ne laissant cependant aucun repos à la jeune fille.

    Hermès – « Mon ange, crois-tu vraiment que cet amour est réciproque ? Il ne t’aime pas, il en aime une autre. Pourquoi aimerait-il quelqu’un comme toi, chérie ? Tu es si… insignifiante et fade. Tu le sais… Tu le sais que tu ne fais pas partie de sa vie, pourquoi t’obstiner ? » Le djinn marqua alors une pause, pesante et lourde, avant de reprendre dans un sourire. « Demain, il t’oubliera. Tu n’es rien à ses yeux, seulement une petite poupée qu’il peut manipuler. Pauvre petite brebis…. Je sens ton cœur saigner, laisse-moi te soulager. »

    De nouveau, le pouvoir d’Hermès força Jeza à penser de telles choses. Qu’elle n’était rien aux yeux de son bien-aimé, que son amour était inutile et vain, qu’elle n’était qu’un fantôme passant dans la vie de son amant. Les lèvres du monstre vinrent alors se poser sur celles de la jeune fille, n’ayant plus qu’un arrière-goût amer et âpre de la mort et de la peine. Le dernier baiser, avant qu’il ne décide de faire plus et de l’abattre dans l’agonie.
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Lun 12 Mar - 19:56

Quand il ne reste plus rien, on se laisse tomber dans le vide. On ferme les yeux et on se laisse partir dans les profondeurs du néant. Partir pour ne plus revenir. Parfois, c’est ce qu’on aimerait faire. Pourtant, notre humanité est présente et nous force à nous battre. A s’accrocher à la dernière lueur dans le ciel sombre. Je m’accroche plus que je n’aurais dû. Me laisser partir aurait pû une bonne alternative et le fin d’un cauchemar. « Tu es simplement l’instrument de ma vengeance entre mes mains. Tu n’aimes pas ce jeu ?» Je stoppais mes coups sous la révélation de ce qu’il faisait et un petit pourquoi. Une vengeance ? Une vengeance sur le monde, sur les autres. Je n’étais qu’une parmi d’autres et ce n’est pas en s’en prenant à moi qu’il frapperait l’humanité entière. L’humanité ne repose pas dans les mains d’une seule personne. Elle se trouve dans chaque cœur, chaque être humain. Le vent du hasard m’avait frappé moi alors que ça aurait pû n’importe qui, qui aurait pû finir comme moi. En même temps, je préférais que ça soit moi plutôt que quelqu’un de mon entourage. J’avais la force de l’affronter même si la peur ne faisait que grandir à l’intérieur de moi. J’arrivais à la contrôler un temps soi peu. « Comment je pourrais aimer un jeu dont je suis la victime. Et puis qui voudrait jouer avec un monstre comme toi. Tu dégouterais n’importe qui d’un simple regard. » lui crachais-je au visage en n’oubliant pas de lui balancer de la salive sur la joue. De mon côté, je ne jouais pas. Je ne voyais rien dans son regard. Je me demandais bien s’il pouvait se montrer doux, humain ou attentif. Foutaise. Les monstres n’ont pas de ça. L’inverse les caractérise à merveille.

Le moindre mouvement qu’il faisait sur ma peau ne raisonnait pas comme une caresse et encore moins comme un frisson de plaisir. Reprenant le contrôle de mes mains, il m’enlevait encore ma liberté de le frapper. Des pensées vinrent jusqu’à mon esprit. J’avais beau essayer de les faire disparaître. Rien. Il était le dictateur à l’intérieur de ma tête. C’était horrible. Ça me glaçait le sang. Je ressentais toutes les sensations. Mon dégout, ma peur, ma colère, mes cris. Des cris que j’aurais pû pousser en même temps que la pensée. Non, ça ne pouvait pas arriver. Non jamais, je le laissais me faire ça. Ça ne dura que quelques secondes. Mais ce fut un supplice, je n’arrivais pas à retirer les images. Une larme coula le long de ma joue. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas, pas devant lui. Ravalant ma tristesse, ce fut la seule qui échappa de mon œil. Pas une de plus. Sa main vint à nouveau sur ma joue, passant sur mes lèvres. Mais n’étant prête à voir se réaliser pour de vrai les pensées, je lui mordais les doigts avec violence. Ce n’était pas jusqu’au sang mais si je l’aurais pû, je l’aurais fait. Personne n’avait de contrôle sur moi. Il n’aura jamais mon corps. Je sortirais de l’impasse avant qu’il ne puisse pouvoir me faire sienne. S’il voulait s’envoyer en l’air, il n’avait qu’à aller dans un bordel. Il trouverait bien une pauvre jeune femme prête à le faire en échange de quelques billets. J’avalais difficilement ma salive. Mon cœur s’emballait. Les pulsations étaient rapides et affolées. Ça brulait et ma respiration était vraiment difficile. Respire Jeza, ce n’est qu’une illusion stupide. Tu es maitre de ton corps. Ça ne me marchait pas mais ça me permettait d’être plus sereine. Si je partais maintenant au moins, je n’aurais rien eu de pire. Mourir d’une crise cardiaque était préférable à un viol. M’attrapant dans ses bras sans que je puisse reculer, je laissais ma tête sur le côté pour ne pas avoir affaire à lui. « Comme les secondes sont longues, tu ne trouves pas ? » Non, je ne crierais pas pour son propre plaisir. Je garderais la tête haute jusqu’à la fin. Personne n’aura ma fierté. On me l’avait trop de fois enlevé pour que ça soit à nouveau le cas. Mon cœur avait beau être dans une course poursuite, un sourire se dessina sur mes lèvres. « Délecte toi du spectacle ! Car c’est la seule chose que tu auras de moi. » murmurais-je difficilement tout en gardant un sourire. C’était de pire en pire mais je luttais. Je luttais comme une grande fille. Je luttais pour ceux qui partageaient ma vie. Je luttais pour mon oncle. Je luttais pour ma meilleure amie. je luttais pour les gens qui pleureraient si je venais à succomber.

Et c’est lui que je pensais durant quelques secondes. Deux nuits avec lui dont l’une qui n’avait été des bribes à cause de l’alcool. Je ne pouvais pas parler d’amour ou d’un quelconque sentiment car je ne savais pas exactement. Une histoire d’amour naissante ? Surement pas. Je ne suis pas de celle qui aime. « Mon ange, crois-tu vraiment que cet amour est réciproque ? Il ne t’aime pas, il en aime une autre. Pourquoi aimerait-il quelqu’un comme toi, chérie ? Tu es si… insignifiante et fade. Tu le sais… Tu le sais que tu ne fais pas partie de sa vie, pourquoi t’obstiner ?» comment pouvait-il au courant d’une telle partie de ma vie ? Je n’en parlais jamais. Ma vie personnelle restait un secret pour tout le monde. Je n’avais eu dans l’idée d’avoir le monopole du cœur de Liam. Il pouvait parfaitement aller voir ailleurs, en aimer une autre. Parce que je ne lui avais jamais dit de m’aimer moi, je faisais même le contraire en repoussant toutes tentatives de sa part. C’est vrai que je tombais dans le filet. Seulement, ce n’était pas par amour. Le plaisir, c’est tout. Tout ce qu’il me disait, ne m’était pas inconnu. C’est ce que je pensais constamment. Je ne me voyais comme le genre de personnes à aimer. Je n’avais rien d’enviant ou de différent. « Demain, il t’oubliera. Tu n’es rien à ses yeux, seulement une petite poupée qu’il peut manipuler. Pauvre petite brebis…. Je sens ton cœur saigner, laisse-moi te soulager. » Mais il y a bien une chose que je n’étais pas une petite poupée. On ne me manipule pas de la sorte et je savais qu’il ne le faisait pas avec moi. J’étais maitre de mes mouvements et j’aurais pû dire non à chaque fois. Je me mis à rire. Un rire à la fois pour me foutre de lui et en même temps un rire nerveux. Je ne serais jamais la fille qu’on aime mais toujours celle qui passe dans la vie d’un homme et qui lui fait rencontrer la bonne. « je n’ai jamais cru à l’amour alors n’essaye pas de me faire culpabiliser. Il peut très bien partir du jour au lendemain, tomber dans les bras d’une autre. Je n’en ai que faire. Je ne suis pas faite pour être aimer. Même toi, tu n’arriverais à m’aimer. Alors non, je n’ai pas besoin de toi pour apaiser une quelconque souffrance puisqu’elle n’hésite pas. » dis-je avant de sentir ses lèvres sur les miennes. Le dégout s’emparait de moi. Je scellais mes lèvres le plus possible afin d’éviter qu’il n’aille plus loin. Ça me donnait assez envie de vomir alors imaginer n’importe quoi de lui me donner envie de vomir.

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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 18 Mar - 12:42




    JEZA - « Comment je pourrais aimer un jeu dont je suis la victime. Et puis qui voudrait jouer avec un monstre comme toi. Tu dégouterais n’importe qui d’un simple regard. »

    Elle avait fait le geste de trop. C’était comme si il n’était qu’une pourriture, une ordure qu’on pouvait lui cracher à la gueule. C’était trop. Il aurait pu prendre une carabine et tuer entre les deux yeux de sang-froid Jezabel. Il avait juste envie de lui sauter à la gorge, de la tuer, de l'immoler, de la déchirer, de l'écarteler juste pour qu'elle sente la douleur qu'elle venait de lui procurer rien qu'avec cette simple phrase et ce geste. Ne prenant même pas la peine de réfléchir si cela paraissait très gentleman et "politiquement correct", il la prenait soudainement mais non violemment afin de ne pas non plus l'étouffer par son étreinte à la gorge pour la soulever et la plaquer contre le mur. J’étais proche d’elle beaucoup trop proche. Furieux, je voulais la détruire, la frapper. Mon poing était partie, de manière inébranlable et mon regard était aussi noir que les ténèbres. J’avais assommé le mur de mon poing à quelques centimètres de sa tête. Et j’avais lâché un cri tout en prenant Jeza par le cou et la collant contre le mur.

    HERMES – « Ne fais plus jamais ça. Jamais. Sinon je te promets que la prochaine fois je te tue ! »

    Son excès de rage avait dû sûrement résonner dans toute la pièce. Son corps collé au sien, Hermès, à fleur de peau, calmait rapidement son excès de colère, sa main toujours empoigné à la gorge de Jeza, sans aucune réelle étreinte cependant, son pouce commençait malgré lui à effleurer les lèvres de la jeune femme, rajoutant avant que ses lèvres ne se catapultent aux siennes : « ne t’inquiète pas, je profiterais du spectacle pour deux. » Commençant à lui donner un baiser fougueux et passionné et il se plaisait à voir cette larme coulait car chacune de ses larmes versées pour lui et pour lui seulement, en sacrifice de la laisser partir, chose que le bourreau ne ferait pas ; Jeza le rejette rapidement en le mordant sauvagement le doigt qui attise le désir du jeune homme. Ses yeux brûlant de désirs avant de la recoller au mur pour lui redonner un deuxième baiser toujours aussi fougueux et passionnée. Hermès attrape alors ses deux mains pour les coller en l'air contre le mur avec les siennes, maintenant qu'il a le champ un peu plus libre il commence à lui baiser l'épaule, une de ses jambes se calant entre les siennes avant de remonter ses baisers vers son cou pour venir lui susurrer : « Alors, comme ça tu n’as jamais cru à l’amour ? Surement parce qu’il ne t’a jamais combler ? Dans ce cas-là, je vais prendre le relais … dis-moi, quand je fais ça... » une de ses mains descendant du bout des doigts le bras de Jezabel, venait descendre jusqu'à ses jambes pour aller en dessous de sa robe venir lui griffer les jambes de façon sensuel. Hermès la regardait alors, un sourire au coin il ajoutait : « Tu ne ressens absolument rien? J'veux dire à côté de Liam c'est probablement de la merde j'en conclues. J'vais donc me donner une seconde chance, si je fais ça... » sa bouche continuant de baiser sa joue, lui faisant quelques suçons appliqués, sa main en dessous de sa robe s'approchant alors de son intimité pour y faire son terrain de jeu quelques instants, y introduisant deux de ses doigts lentement mais profondément, il finissait par ajouter, un sourire presque sadique aux lèvres, ses lèvres gravitant autour des siennes : « Toujours rien? » ll finit par retourner soudainement et sauvagement la jeune femme contre lui, le dos de Jeza se trouvant contre son torse avant d'ouvrir en deux secondes à peine la robe de cette dernière, descendant l'ouverture jusqu'en bas, la robe tombant alors en moins de deux à terre, Jezabel se retrouvant en sous-vêtement. Hermès commençait alors avec la même passion et ardeur à caresser sa poitrine puis son ventre, caressant le bord de sa petite culotte, son autre main fermement accroché à la taille de la jeune femme : « Tout ce que t'as à faire, c'est te laisser aller. » finit-il par achever, au creux de l'oreille de Jeza, se mettant à légèrement mordiller son lobe d'oreille, avant de descendre sa bouche dans sa nuque.
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MessageSujet: Re: nos cicatrices sont la preuve que le passé n'était pas un rêve. Ҩ pv hermès   Dim 18 Mar - 19:44

Mon geste avait accompagné ma pensée. Le geste que je faisais pratiquement jamais. Je détestais voir les gens crachaient. Mais je voulais faire naitre en lui, le dégout qu’il me procurait. Je sentis sa main se refermait autours de mon cou. Je l’avais amené au bout du rouleau et j’en étais fière. Le calvaire se terminerait tout de suite et je n’aurais plus cette douleur qui s’empare de moi à chaque minute qui passe. Il se contenta de me plaquer contre le mur. Je le fixais de mon regard, le gardant bien ancrée dans le sien. Voyant son poing, je m’apprêtais à recevoir le coup. Un coup qui ne serait pas sans conscience vu la puissance supérieur d’une créature. Cependant, j’étais prête ayant une habitude à les avoir ailleurs. Il était rare que je me fasse frapper au visage mais j’arrivais à maitriser ma douleur. Le mieux serait que le coup m’enlève la vie. Instinctivement, j’avais fermé les yeux. Aucune douleur. Rien. J’ouvrais un œil pour apercevoir son point juste à côté de ma tête. Il avait frappé le mur. Son cri rompu le silence qui c’était installé depuis quelques secondes. Il me colla encore un peu plus contre le mur ayant toujours sa main autours de mon coup. « Ne fais plus jamais ça. Jamais. Sinon je te promets que la prochaine fois je te tue !» Il n’était pas aussi cruel en n’ayant pas fait son geste. De ce côté-là parce que sa cruauté, je l’avais parfaitement compris au moment même, il avait créé cet environnement douloureux. Il me donnait cet ordre. Les ordres, je détestais les recevoir. Il avait de la chance que je ne veuille le pousser à bout un peu plus. J’aurais pû lui cracher une nouvelle fois au visage sans avoir peur de mourir. Est-ce que j’aurais fait la même chose si on m’avait fait ça ? Non, je ne crois pas. En Russie, j’avais eu le droit à une telle chose à cause d’une autre prostituée qui disait que j’étais la chouchou de Viktor. A mourir de rire quand on savait comme il me traitait quand il n’y avait personne dans la pièce. J’étais plus jeune qu’elle et les choses étaient encore pires pour ma part. J’étais la petite princesse qu’il fallait dresser pour que je devienne docile comme les autres. Combien de coup avais-je dû cacher sous du fond de teint ou des vêtements plus longs. J’avais fait la preuve d’abandonner tout ce que je vivais et faire comme si j’étais dans un cauchemar. Un cauchemar qui se terminerait un jour ou l’autre. J’ai eu la chance de quitter le cauchemar pour rentrer dans un « rêve ». « Monsieur n’ose pas faire le sale travail. C’est trop dur de te salir les mains. Il te suffit de resserrer l’étreinte de ta main. » dis-je malicieuse. Il voulait se jouer de moi et bien tant mieux parce que je jouais dans la même catégorie.

Il aurait pû avoir les lèvres délicieux. Il aurait pû embrassé comme un dieu. Je ne me souciais guère de tout. J’essayais juste de le repousser afin qu’il cesse ce geste. Un geste qui était vraiment déplacé par rapport à la situation. Je n’avais pas montré le quelque intérêt pour lui alors pourquoi un baiser de la force. Sentir mes dents contre sa peau me fit un bien fou. Je pouvais encore me défendre face à lui. Je n’allais pas le laisser gagner. Je m’attendais qu’il s’énerve encore une fois pour avoir planter mes crocs dans sa chair. Pourtant, l’inverse se passa. Il me recolla contre le mur m’embrassant une nouvelle fois. Que voulait-il à la fin. Il disait vouloir jouer mais le chemin qu’il prenait, était loin d’être le jeu auquel je m’attendais. Un jeu bien plus cruel que celui de revivre la mort de mes parents. J’aurais préféré qu’il continue sur ce terrain. Parce qu’au moins, je savais la réalité. Je savais qu’ils étaient morts et que rien ne pourrait y faire. Mais il usait de mon corps. Il attrapa mes mains pour les faire placer au-dessus de ma tête. J’étais plus douée avec mes mains mais à force d’entrainement, j’avais acquis certains petits trucs avec mes jambes pour me sortir de situation imprévisible. Au moment où je sentis sa bouche venir arpenter la peau nue de mon épaule, je bougeais les bras essayant de me libérer. Sa jambe se plaça entre les miennes. « Alors, comme ça tu n’as jamais cru à l’amour ? Surement parce qu’il ne t’a jamais comblé ? Dans ce cas-là, je vais prendre le relais … dis-moi, quand je fais ça... » Chaque mot que je prononçais, il les gardait pour les utiliser contre moi. Ne pas avoir été comblé. Qui était-il pour savoir si j’étais comblé ou pas. Pour mon propre intérêt, de ce côté-là, je ne pouvais pas dire que j’allais mal. Liam avait toujours réussi à me rendre ce plaisir et je n’avais jamais dû simuler la moindre chose. Simuler, chose que je faisais à la perfection. Il ne faut pas croire que j’étais le genre de prostituée à aimer ce métier ou essayer de ressentir du plaisir. Non, je mentais à chaque fois et me contentais de partir dans un autre univers bien plus joyeux et plus adorable. Il n’eut pas d’autre choix que de me lâcher une main pour venir mettre sa main sur ma cuisse et de la griffer. « Tu ne ressens absolument rien? J'veux dire à côté de Liam c'est probablement de la merde j'en conclues. J'vais donc me donner une seconde chance, si je fais ça...» Je le regardais normalement. Un geste tout à fait anodin en vu de la situation comme si j’allais lui dire de le refaire encore et encore, et que ça me plaisait. Il ne s’arrêta pas là. Ah ça non. Il voulait aller bien plus loin et ces gestes le montraient clairement. Il ne pourrait jamais être un de ceux qui m’ont comblé. Jamais. Même ses doigts dans les méandres de mon corps ne me procuraient rien. Du moins, c’est ce que je laissais paraître. Parce que ça fait quand même quelque chose. Quelque chose de totalement animal qui ne mérite pas que j’essaye de me laisser charmer par ce geste déplacé. « Toujours rien?» Je n’avais pas vraiment percuté qu’il avait prononcé le prénom de Liam. J’étais concentré à réfléchir à me sortir de là avant qu’il n’aille bien plus loin. Comment pouvait-il connaître le prénom de l’homme avec qui j’avais couché deux fois. Je refusais qu’il puisse jouer de la sorte. Je restais de marbre avant d’ouvrir la bouche. « Tu veux que simule et que je cris ton prénom encore et encore… Pfff c’est toi qui a besoin d’être comblée parce que ce que tu fais, ne t’apportera rien. Je ne bougerais pas. Je n’aurais aucune sensation. Je serais une statue ou une poupée comme tu le dis si bien. C’est ce que tu as envie d’avoir le contrôle. » prononçais-je au moment où il me retournais comme une bête. Sa sauvagerie n’avait pas de borne. C’était une bête et il le restera à tout jamais. Né monstre, monstre pour toujours. Je sentis la fermeture de ma robe descendre le long de ma colonne vertébrale. Elle tomba au sol. Ses mains sur mon corps avaient cette froideur qui fait que ça ne fait que vous répugnez. Aucune magie. Aucune envie. Rien que du dégout. « Tout ce que t'as à faire, c'est te laisser aller.» comme je détestais, cette façon dont il avait de sortir ces mots au creux de mon oreille. Il agissait comme si ce qu’il me faisait, me plaisait. Comme si j’étais de celle qui était tombé sous son charme. S’il avait comme en secret, je me préparais à faire une chose qu’il allait détester. Une chose qui allait le rendre furieux. Je me retournais le regardant droit dans les yeux. « Tu devrais savoir que la brutalité n’est pas le genre de toutes les femmes. » dis-je avant de porter un coup qui ne lui ferait pas du bien. Mon genoux se releva pour le frapper à l’endroit où aucun homme n’aimait être frappé. Je ne suis pas son objet et s’il croyait me rajouter à sa collection, il pouvait tirer un gros trait sur ça. « Tu n’as qu’à aller dans un bordel si tu veux assouvir tes envies. Je suis sûre que tu trouveras ton bonheur. » murmurais-je à son oreille avant de lui tourner le dos prête à partir pendant qu’il serait au sol souffrant de mon coup.

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