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 PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.

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MessageSujet: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Mar 27 Déc - 14:23




PETER&SORALYNE ✝ I trust you even more than you can’t even think, over myself, over what I have been and over what I will be, even if you are with me or not. hellsangels




Je cherchais, beaucoup trop intensément, je dois l’avouer, une solution à tous mes problèmes. Une solution pour la protection de l’Organisation et de chacun de ces membres, une solution à ma relation tendue avec Peter à cause du baiser, une solution à la fin du monde, une solution qui règlerait une fois pour toute chacun de mes chagrins, autant pour mon mari disparu depuis maintenant cinq ans et pour la petite vie que j’avais porté en moi à cette époque. Je cherchais un moyen de me libérer de toutes ces petites choses pour que je puisse enfin aller de l’avant, autant dans ma vie que dans mon cœur.

Les laboratoires m’avaient semblé le meilleur lieu où mener quelques recherches, bien différentes de ce que j’aurais bien eu besoin de trouver, mais néanmoins nécessaire à l’ordre des choses. À la base, je ne savais pas trop ce que je cherchais, mais je savais pertinemment que je tenais un bon filon, que je devais creuser plus profondément pour enfin trouver la perle rare que recelait ce tissu que j’analysais depuis maintenant plusieurs longues heures.

Le fait de travailler sous terre ne me dérangeait pas plus que cela, puisque je travaillais avec de la matière que je connaissais et que j'appréciais énormément. Le fait que mon métier principal, professeur de biologie, me serve aussi à l'Organisation me permettait d'auhmenter mes connaissances, et m'emmenait un haut niveau de satisfaction personnel. Je me sentais utile, je me le devais, sinon je crois que l'abime qui s'était ouvert dans mon coeur après la mort de mon mari et de mon enfant m'aurait fait sombrer, beaucoup trop loin de la réalité et de la mission que je m'étais donnée pour rester vivante, soit protéger les vies de mes agents.

L'oeil dans le microscope, je regardais de plus en plus profondément le tissu, notant d'une main les résultats obtenus dans les moindres détails. Soudain, quelque chose attira mon attention. Je zoomai un peu plus, enlevai mon oeil du microscope, remis mon oeil en place, mais cela avait disparu. Déçue, je décollai mon oeil de la lentille et me frottai les yeux. Il devait être tard, très tard, et je n'avais pas dormi depuis je ne sais plus combien d'heures. Pourtant, je ne voulais pas dormir, je voulais arriver au bout de ce morceau, parce que je savais que cela pourrait les sauver, tous. J'avais besoin de les sauver, parce que je n'avais pas réussi à les sauver, eux.

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Dernière édition par D. Soralyne Johnson le Lun 16 Jan - 2:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Mer 28 Déc - 16:58



« When you can't love anymore, it's hell, only hell. »
Je ne serais dire si je suis un bon père. On ne peut pas dire que j’ai eu la chance de me préparer, d’avoir neuf mois pour me faire à cette idée. La nouvelle est arrivée du jour au lendemain : bravo vous avez une fille qui est en pleine crise d’adolescence. Entre nous, ce n’est pas la relation père-fille de l’année. Les disputes font partit de notre quotidien. Elle est pareille que moi, ça ne peut faire que des étincelles. Cependant, je tiens à elle plus que tout. Même si la plupart du temps, elle ne s’en rend même pas compte. Je comprends la partie d’elle qui me déteste. Pendant quinze années, je n’ai pas été dans sa vie. Elle pensait que j’étais un homme mort. Elle aura beau me déteste encore et encore, je serais toujours là. Assis sur le canapé, j’attendais son retour. Je ne suis pas patient et le fait qu’elle ne rentre pas à l’heure m’inquiète immédiatement. Je regarde à nouveau la pendule. « Bon sang, Harper. » Je me lève et attrape un bout de papier. Je gribouille un rapide mot lui disant que je rentrerais tard et qu’elle n’a besoin de m’attendre. Je me demande bien combien ça allait être encore comme ça entre nous avant qu’elle ne découvre mon mensonge. J’attrape ma veste et quitte la maison en prenant soin de vérifier que tout était bien en place autours de la maison.

Certains disent que je suis étrange, que je suis dans mon monde. Peut-être que c’est bien le cas. Mais au moins, je suis dans le bon monde. Je ne ferme pas les yeux sur la réalité des choses. Je sais ce qui je passe dans le noir et dans le dos de la population de Baltimore. J’agis pour que les choses changent. Et c’est en regardant l’organisation que je me dis qu’un lieu comme ça mérite d’avoir sa place. L’endroit pourrait être mieux, plus performant, c’est sûr. Et je fais tout pour qu’il devienne plus que ce qu’il est. Je me dirige directement vers mon bureau que je partage avec ma directrice adjointe : Sora. Je me laisse tomber dans mon fauteuil et pose mes pieds sur le bureau. J’attrape le premier dossier qui se trouve sur la pile. Une pile qui ne descend pas depuis deux semaines. Les rapports de mission que je devrais lire. J’ai une parfaite confiance dans les agents et je n’ai pas besoin de lire ça pour savoir qu’ils ont fait du bon travail. Quand je les lis, c’est surtout pour apprendre plus sur les créatures. Car chaque mission permet de rajouter d’en savoir un peu plus. Au bout d’une bonne demi-heure de lecture, mes yeux commencent à voir des lignes en double. Le signe que ça ne sert à rien que je continue. Je repose le dernier dossier que j’ai entre les mains. Sora devrait déjà être ici à cette heure-ci. Je n’aurais jamais pensé qu’un baiser entre nous, aurait pû faire naitre un tel climat entre nous. Je n’aurais peut-être pas dû poser mes lèvres sur les siennes. Je savais qu’elle n’avait pas oublié mon meilleur ami. Le problème, c’est que je n’avais pas réussi à me retenir. Ça devait de plus en plus difficile de me montrer normal en face d’elle. J’avais cette envie de lui dire, de lui dire que j’avais vu toujours en elle une femme extraordinaire dont je n’étais pas indifférent. Ça serait égoïste de lui faire ça. Et c’est pour cela que je préférais garder ça pour moi. Sortant du bureau, j’allais voir à l’accueil. La demoiselle était pratiquement tout le temps au courant de ce qui se passait ici. C’était un peu son job quand même. « Tu n’aurais pas vu Soralyne par hasard ?» lui dis-je en regardant le casier des papiers qu’on laissait à mon intention. « Si je l’ai vu arriver, il y a un moment. Il me semble qu’elle est allée du côté du laboratoire. » me répondit-elle en souriant. Je la remerciais et prenais le couloir en question. J’ouvrais la porte du laboratoire doucement afin de ne pas faire de bruit. Passant un bout de mon corps, je m’aperçus que Sora était bien ici. Je la regardais se frotter les yeux. Elle était surement entrain de faire des recherches. A pas de velours, je me dirige vers elle. Croisant les bras, je me place derrière elle. « Tu devrais rentrer chez toi. Tu as une petite mine, tu as besoin de dormir.» travailler à l’organisation n’était pas de tout repos. La journée, elle avait son poste d’enseignant à l’université et le soir, elle était ici. C’était le seul qui ne devait pas jouer les deux facettes. Ce n’est pas que je n’en avais pas envie mais je voulais ne penser qu’à l’organisation. Et la journée, ça me permettait de préparer certaines choses.

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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Jeu 29 Déc - 15:40




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De la peau de Djinns, c'était de la peau de Djinns. Avec les tattoos et tout. C'était assez impressionnant que les agents de l'Organisation ait réussi l'exploit de s'en procurer. J'avais lu le rapport se trouvant sur le bureau de Peter, que j'avais déposé expressement a cet endroit pour qu'il le lise, même si je savais pertinnement qu'il ne ferait pas. Mon directeur avait beaucoup trop confiance en ceux qui travaillaient pour nous, croyant toujours qu'ils travaillaient pour le bien et non pour atteindre un but précis. Oui, pour la plupart, ils étaient là pour les bonnes raisons, mais il y en avait toujours quelques-uns qui étaient là et ne devraient pas. Mais peut importait vraiment, parce que l'Organisation avait besoin de tous ceux qui voulaient bien en être, et qui avaient été recrutés pour leurs talents et leur intelligence.

Le fait d'avoir en ma possession un tel tissu me rendait nerveuse. Même si j'avais lu le rapport en long et en large, je savais que les agents avaient probablement fait beaucoup plus que ce qu'ils avaient bien voulu écrire. Combien de fois avaient-ils failli mourir pour me ramener un tel élément qui me ferait mieux connaître les Djinns? Combien avaient failli mourir? Est-ce qu'ils y auraient tous passés? Le fait de vouloir tous les protéger, coûte que coûte, contre ce monde terrible dans lequel nous vivons me ronge, me ronge énormément, mais je me dois de les sauver, comme je n'ai pas pu les sauver, eux.

J'examinais le morceau de peau à l'aide du microscope, examinant les tatouages sous certains angles, tentant de trouver ce à quoi ils étaient reliés, s'ils avaient une quelconque signification. Ce n'était certes pas mon domaine, mais je devais au moins faire une pré-analyse avant de l'envoyer à la personne qui aurait une chance de pouvoir découvrir à quoi ils sont associés. J'ai toujours aimé découvrir, chercher dans les livres, apprendre. Le fait d'avoir des connaissances en plus ne m'a jamais sembler être négatif, néfaste à mon être. Et puis, c'était plutôt positif que je puisse les réutilisées maintenant.

La fatigue me tomba dessus tout d'un coup. Vous savez, ces moments où soudainement, vous sentez toutes vos forces vous quitter, où tout ce que vous désirez, c'est enfin pouvoir dormir en paix, oublier vos problèmes pendant quelques heures et enfin pouvoir dire, oui j'ai réussi à dormir. Ce que je n'avais pas dit depuis des siècles. Les nuits d'insomnie se succédaient, l'une après l'autre, suivant un court inconnu même de moi qui les vivait. Depuis maintenant cinq ans, je pouvais compter sur mes doigts les nuits que j'avais dormis sans même me réveiller, et surtout celles où je n'avais pas utiliser des somnifères. Encore ce soir, je ne pourrai pas dormir, même quelques heures, sans le pouvoir de petites pilules magiques, même si le plus grand sommeil du monde pèse sur mes épaules. C'était comme ça, je n'y pouvais strictement rien. Au lieu de quoi je pouvais rendre la vie de d'autres meilleures, ou du moins limiter les problèmes auxquels ils feront face dans l'avenir. C'était mon job, prévenir au lieu de mourir.

« Tu devrais rentrer chez toi. Tu as une petite mine, tu as besoin de dormir.»

Je sursautai. Je ne l'avais pas entendu entrer, et encore moins se glisser jusqu'à moi. Peter, la voix de la raison. Je savais bien qu'il avait raison, mais je savais aussi qu,il comprenait, à quelque part, pourquoi j'étais encore ici à cette heure, au lieu d'être chez moi en train de corriger des copies ou tout simplement en train d'essayer de dormir.

« Tu sais bien que je ne le ferai pas, Peter. Pas avant d'être arrivée à la fin de mon analyse, au minimum. »

Vite, changer de sujet avant qu'il ne me réprimande et ne me dise que je pourrais tout simplement la terminer demain, cette analyse. Parler d'autre chose, c'était rendu une des seules choses que je faisais en compagnie de Peter, depuis la fameuse nuit du baiser. Je voulais à tout prix qu'on ne revienne pas sur le sujet, surtout depuis la fois où je l'avais planter là, lui les bras balants, dans le bureau que nous partagions.

« Comment va Harper? »

Je n'avais pas pu trouver mieux en si peu de temps. Pourtant, je savais qu'il m'en parlerait, si le coeur lui en disait, parce que c'était sa fille et qu'il tenait à elle, peut importe ce qu'il en disait. La situation de Peter était certes étrange, sachant qu'il venait tout juste de savoir qu'il était père, mais tout de même, je l'enviais. Je l'enviais, de tout mon être, qu'il puisse être père en de telles circonstances, comparativement à moi qui ne pourrait être mère sans le savoir, il ne va s'en dire. Je l'enviais, mais je le soutenais aussi.


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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Mer 18 Jan - 21:22

Les laboratoires, si ce n’était pas moi qui avais fait les plans et décidait de l’organisation de chaque pièce, ce lieu serait comme un lieu maudit. Je ne devrais pas utiliser ce mot ça sonne trop religieux. La religion et moi, on ne joue pas vraiment dans la même cours. La religion me donne de l’urticaire, rien qu’en sachant que des gens s’imaginent un Homme qui veille sur eux. Ça rime avec le mensonge et la naïveté des gens. Un dieu ne condamnerait ses créations à un abandon, et à la destruction lente mais réelle. Il est absent et il laisse le monde sombrer dans le chaos sans bouger le petit doigt. Alors parler de malédiction, d’enfer ou encore de paradis, je passe mon tour. Tout ce qui rime avec ce sujet, passe dans la case de ce que je déteste et ce que j’évite de comprendre. J’avoue, je suis un homme de terrain. Un homme qui se lance dans la bagarre en donnant les coups. Je ne vois pas la science comme inutile à la société ou néfaste. Elle doit exister et avoir sa place. Cependant, j’ai dû à adhérer au concept. Rester derrière un bureau à analyser pour trouver une solution miracle à un mal qui nous envahit un peu plus chaque jour. Il existe bien des miracles mais un pour ça, ça serait une rêverie légèrement naïve de mon point de vue. Je ne juge personne et loin de là. Chacun aime agir à sa façon. Et moi, qui adorait être sur le terrain, je me retrouve à remplir de la paperasse afin de garder une trace de ce qu’on fait. Parce que je sais bien qu’un jour ou l’autre, je devrais céder ma place. Mon âge pourra être la cause ou bien un drame sur une mission. Je ne peux dire quand mon tour viendra. Tout ce que j’espère, c’est qu’il viendra avant les autres. Perdre les gens que j’aime, je ne veux pas. J’ai déjà perdu mon meilleur ami il y a quelques années. Je ne pourrais vivre un autre drame de la sorte.

Me décalant, d’un pas, je me calais contre le bureau vers son microscope. Ce petit engin à la fois si fragile qui pouvait répondre à de grandes questions. La seule fois où j’avais voulu regarder à travers, une énorme marque rouge avait couvert mon œil pendant un jour. « Tu sais bien que je ne le ferai pas, Peter. Pas avant d'être arrivée à la fin de mon analyse, au minimum. » J’aurais beau sortir tous les sermons du monde, elle n’écouterait pas. Elle était comme moi. Quand elle avait une idée en tête, rien ne pouvait la faire changer. J’aimais passer des nuits entières au claire de lune à trainer dans les cimetières, les coins sombres. On aurait pu me sermonner aussi surtout que maintenant, je partageais ma maison avec ma fille. Elle me connaissait assez au point de contrebalancer la chose et d’entamer un autre sujet. « Comment va Harper? » Ma fille, le sujet qui préoccupait le plus depuis qu’elle avait débarqué du jour au lendemain. Parfois, j’avais l’impression de mal prendre les choses en mains. J’arrivais à maitriser des créatures et je n’arrivais même pas à maitriser une demoiselle de vingt ans. « Tu sais Sora, je te connais depuis le temps. Ce n’est pas en une nuit que tout changera et tu le sais. Tu as le droit de prendre du temps pour toi. Tu en as besoin. » dis-je avant de répondre à sa question sur ma fille. Ce n’est pas parce qu’on fait partit de l’organisation qu’on doit oublier de vivre ou bien d’être heureux. Je m’éloigne du bureau et commence à marcher de long en large. Rester immobile est le truc que je ne peux pas faire. J’aurais préfère emprunter la voix d’un autre sujet. Un sujet dont aucun de nous deux n’avait vraiment mis sur le tapis. La dernière fois, les choses avaient été brutales que je n’osais même prononcer le mot « baiser » avec elle. Je n’ai pas honte de ça et si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais pu gouter encore à ses lèvres. Ce n’était pas bien tout ça. C’était ternir mon amitié avec son mari. « Oulà, Harper et moi, c’est un peu le froid en ce moment. Je ne l’ai pas croisé de la semaine. Je ne sais plus ce que je dois faire. J’ai l’impression de m’éloigner de plus en plus d’elle. Chaque fois qu’on se parle, ça finit en dispute. »

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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Jeu 16 Fév - 0:39




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Les laboratoires avaient beau être un endroit sombre, où des odeurs étranges, stériles et parfois nauséabondes flottaient, où on ne savait jamais ce qu’on pouvait trouver en salle d’opération ou à la morgue, c’était un de mes endroits favoris à l’Organisation. Pas que j’appréciais concrètement toutes ces choses, mais plutôt qu’elles amenaient une onde de mystère, de découverte, que j’adorais sentir déferler en moi. Certes, la vie dans ces sous-sols n’était pas toujours rose, mais je savais quand dans les labos, je pourrais toujours trouver un moyen d’aider ceux que je m’étais fait un devoir de protéger, coûte que coûte, par des procédés chimiques ou par des recherches variées. Et puis je m’y sentais à l’aise, chez moi, dans mon élément. Les sciences avaient toujours été mon domaine d’expertise, donc un laboratoire me convenait très bien comme maison, la nuit. Le seul inconvénient qui venait avec le fait que je passais mes nuits à l’Organisation et mes journées à l’université, c’est que je négligeais et mon chien d’amour, et ma sœur chérie. Oui, je sais, c’est mal, mais mon travail me passionnait tellement que je passais carrément à côté de ma vie. Ou pas, en fait. Parce qu’au moins, j’arrivais à oublier, tout au moins quelques heures, les malheurs du passé, cette douleur qui me vrillait le ventre dès que j’avais l’esprit libéré, le sentiment de solitude qui me prenait quand je me couchais dans mon grand lit au petit matin, l’impression qu’il était toujours à mes côtés, mais que plus jamais je ne le reverrais. Oui, au moins je pouvais oublier et me sentir bien pour un temps. Mais seulement pour un temps. Parce que ce n’était jamais définitif. Je sais qu’un jour ou l’autre, je devrai tourner la page, mais pour l’instant, c’est toujours trop frais, toujours trop proche de moi. Jusqu’à m’en pourrir la vie.

Peter s’approcha de moi, prenant appui sur la table à laquelle je travaillais. Je pouvais sentir son odeur, cette senteur qui me faisait penser à lui et que je retrouvais un peu partout à l’Organisation, de notre bureau commun jusqu’au placard du bout du couloir. Cette odeur qui m’avait hantée la nuit où nous nous étions embrassés, et que je pourrais reconnaître même les yeux bandés. Je sais que je n’aurais pas dû le rabrouer au sujet du conseil qu’il me donnait, mais je savais tout de même qu’il ne m’en tiendrait pas rigueur. Il me comprenait, lui, au moins, pas comme certains agents qui trouvaient exagérer de travailler jusqu’à bien trop tard dans la nuit. À des heures auxquelles il était sans aucun doute étrange de rentrer à la maison. Je n’avais pas vraiment de problème avec cela, sachant que je n’avais personne qui m’attendait, mais Peter devait sans doute en avoir, lui, avec Harper, qui ne devait sans doute pas comprendre ce qui prenait à son père de quitter la maison et d’y revenir, plusieurs heures plus tard, sans explications plausibles. « Tu sais Sora, je te connais depuis le temps. Ce n’est pas en une nuit que tout changera et tu le sais. Tu as le droit de prendre du temps pour toi. Tu en as besoin. » Je secouai la tête. Il m’était inconcevable de partir maintenant. Tout à l’heure, oui, mais pas maintenant. Peter s’éloigna de moi, incapable de rester plus longtemps à son poste d’observation de ma petite personne. S’il y avait quelque chose qu’il n’était pas capable de faire, c’est bien rester immobile; il semblait, parfois, avoir des fourmis dans les jambes. Cet aspect de sa personnalité me le rendait que plus charmant, comme si son activité constante était d’une positivité à toute épreuve. « Oulà, Harper et moi, c’est un peu le froid en ce moment. Je ne l’ai pas croisé de la semaine. Je ne sais plus ce que je dois faire. J’ai l’impression de m’éloigner de plus en plus d’elle. Chaque fois qu’on se parle, ça finit en dispute. » Harper n’avait jamais été très disciplinée, j’avais pu le remarquer les quelques fois où je l’avais rencontrée, et surtout aux nombreux commentaires à ce sujet que grommelait tout bas Peter. J’espère que tout ira bien dans la semaine qui arrive pour toi, dans ce cas. Mais tu sais bien que tu n’y peux pas grand-chose. Harper est quand même une adolescente que la vie n’a pas ménagée, et découvrir que son père était toujours vivant a dû lui créer un de ces chocs. Pas qu’un petit, si vous voulez mon avis. Mais je savais que Peter faisait tout le nécessaire pour qu’Harper se sente à l’aise avec lui. Même si celle-ci ne semblait pas trop apprécier la situation. Je veux bien essayer de lui parler, si tu veux. Peut-être qu’une oreille féminine lui ferait du bien. Mais c’est seulement si tu le désires. Je ne veux pas interférer dans tes histoires de famille. J’avais failli ajouter ‘Et ton orgueil de père’ mais j’ai cru bon de ne pas me diriger dans une telle direction. Ni lui ni moi ne voulions nous engueuler, j’en étais certaine.

Je me levai et commença à ranger mes instruments. Il avait raison, il se faisait tard, et je n'avais maintenant plus le goût de travailler depuis qu'il était à mes côtés.




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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Sam 18 Fév - 12:39

L’horreur du monde, ou devrais-je dire l’horreur de notre ville, devient sans cesse plus importante. J’ai peur, c’est vrai. J’ai peur qu’un jour, les choses deviennent catastrophiques au point que nos forces ne servent même plus. Alors quand je vois Soralyne s’investir corps et âme dans ses recherches, j’espère au plus profond qu’un antidote puisse exister. Pure rêverie. Cependant, l’espoir peut faire de grandes choses. Et si je n’avais pas eu d’espoir dans ma vie. Je n’aurais jamais mis en place de l’organisation. Je n’aurais jamais conçu ce projet. Parce que j’espère, j’espère qu’un jour les choses s’arrangent. J’espère que les humains puissent dormir sur leurs deux oreilles et ne pas avoir peur de sortir le soir et de prendre des chemins peu fréquentés. Ma fille, ce sujet revenait des plus souvent. Je n’étais désormais plus seul à préoccuper seulement de moi. Elle était là. Et je voulais la protéger. Trop, ça je le savais. «J’espère que tout ira bien dans la semaine qui arrive pour toi, dans ce cas. Mais tu sais bien que tu n’y peux pas grand-chose. Harper est quand même une adolescente que la vie n’a pas ménagée, et découvrir que son père était toujours vivant a dû lui créer un de ces chocs.» Le choc est venu des deux côtés. Autant pour elle que pour moi. J’aimais sa mère, d’un amour aussi fort. Et ça depuis que je l’avais rencontré. Mais parfois, le destin met des barrières sur notre route et fait qu’on se sépare. Rentrer dans l’armée était un choix de ma part et je ne voulais pas qu’elle souffre d’attendre un homme qui pouvait mourir n’importe quand. Je ne voulais que son bonheur. Et j’espère qu’elle a pu avoir ce que je rêvais pour elle. Cependant, je lui en veux pour Harper. Pour m’avoir mis à l’écart dans la vie de ma fille. Même si avoir une fille n’était pas dans mes projets, j’aurais accepté cette idée et je ne serais pas dans cette situation aujourd’hui. « Je le sais très bien et j’accepte cette idée. Mais en cinq ans, j’aurais aimé que les choses changent un peu. » dis-je en étant toujours debout. Et en marchant en même temps.

«Je veux bien essayer de lui parler, si tu veux. Peut-être qu’une oreille féminine lui ferait du bien. Mais c’est seulement si tu le désires. Je ne veux pas interférer dans tes histoires de famille.» Je crois que ça ne serait pas la meilleure chose à faire. Elle verrait que ça vient de moi. Et elle m’en voudrait immédiatement de mettre un intermédiaire entre nous. Il fallait que j’essaye de lui laisser une marge, que je lui laisse faire ses propres erreurs et être là pour la soutenir et la consoler si ça ne va pas. C’est cette voie que je veux prendre. Mais étant donné mon côté têtu, je ne vais que la surprotéger. « Je sais que tu serais parfaite pour faire ça. Mais elle m’en voudrait. Il faut mieux que je me débrouille. » C’est comme ça que je deviendrais un bon père en faisant des erreurs, en cherchant et en me débrouillant. Elle se leva pour ranger ce qu’elle avait sortit. Je me dirigeais vers la table. Je voulais l’aider. J’allais poser ma main sur un des objets lorsque sa main se posa aussi sur le même. Le contact de ma peau contre la sienne me donna une ribambelle de frissons. Cette sensation me mettait toujours dans un drôle d’état et me rappelait notre baiser. Ce baiser hantait mes pensées. Sans que je m’en rende vraiment compte ma main serra légèrement la sienne. Mon regard se fond dans le sien, mon visage se rapproche du sien. Mon souffle se saccade légèrement. Je n’ai envie que d’une chose posait mes lèvres contre les siennes pour ressentir cette vague de bonheur que j’avais ressentit la première fois. Si je me lançais dans ce chemin, je passerais pour un égoïsme sachant tout ce qu’elle avait vécu et la douleur qu’elle avait encore. Je n’en avais pas le droit et pourtant dans une telle situation, on n’est plus maitre de rien. Notre corps prend possession de tout et nous laisse pas le choix. Toujours maitre des situations avec elle, je me perdais. Et je ne maitrisais plus rien. La regarde me suffisait à avoir la force de commencer une journée. J’aimais regarder ses petits tics, ses manières. Je pouvais l’observer des heures et je me gênais pas à le faire dans notre bureau commun. « excuse-moi… » murmurais-je en gardant mon regard dans le sien.

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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Mer 7 Mar - 16:21

Je n’arrivais pas à oublier. À oublier qu’Allan était mort. À oublier que j’avais perdu mon enfant dans une bataille que je ne réussirais pas à gagner seule. À oublier que Peter m’avait embrassée. À oublier que je l’avais embrassé en retour. À oublier le sentiment de paix que j’avais ressenti à ce moment-là. À oublier que j’aimerais, que j’adorerais même, que l’on recommence. À oublier que je délaissais ma sœur et mon chien à volonté. À oublier que la ville était remplie de créatures plus atroces les unes que les autres. À oublier que ma vie se résumait à un désastre depuis cinq ans. Je n’arrivais pas à m’oublier, à lâcher prise pour enfin me libérer de mes démons, sans mauvais jeu de mots aucun. Peut-être était-ce la ville qui me hantait, cette ville où j’avais grandi et qui avait suivi mes moindres faits et gestes depuis ma tendre enfance, cette ville où chacun suivait un code de conduite tacite et qui ne semblait déranger personne, cette ville où l’on pouvait rencontrer n’importe qui, ou encore n’importe quoi, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, cette ville qui parfois me faisait peur et me faisait faire des cauchemars. J’avais déjà pensé à fuir, il y a longtemps, durant à peine une fraction de seconde, mais j’étais déjà trop curieuse à l’époque pour lâcher l’affaire aussi facilement. Et regarder où tout ça m’avait mené aujourd’hui. La vie pouvait être aussi belle que cruelle ici, à Baltimore. Pourtant, je sais que je ne quitterais la ville pour rien au monde, puisque mes racines sont ici, bien ancrées. Et aussi parce que je suis une vraie tête de mule. « Je le sais très bien et j’accepte cette idée. Mais en cinq ans, j’aurais aimé que les choses changent un peu. » Je secouai la tête. « Les choses ne changent pas en cinq ans, Peter. Surtout pas dans cette ville. Et puis, regarde-moi, est-ce que ma situation à changer, est-ce que j’ai réussi à oublier, à me dire que c’était terminé, que je devais tourner la page et passer à autre chose? Non, bien sûr que non. » Je m’en voulais de lui asséner ma vérité comme ça, sans préambule. Mais je lui devais bien, et je me le devais aussi. Peut-être que comparer mon histoire à celle d’Harper n’était pas la meilleure chose à faire dans de telles circonstances, mais je trouvais que le rapprochement était logique, presque naturel.

« Je sais que tu serais parfaite pour faire ça. Mais elle m’en voudrait. Il faut mieux que je me débrouille. » Je hochai la tête. Je comprenais, Harper avait été difficile avec lui durant ces dernières années, et la situation le dépassait souvent. « C’est une brave gosse, Peter. Je suis certaine qu’elle te rendra la pareille quand elle sera prête. Tu es un bon père pour elle, après tout. » Ramassant mes affaires, je m’éloignai de lui. Un scalpel ici, une petite scie là, un bout de papier à main dans la poubelle. Chaque chose avait sa place, dans le laboratoire, et si j’attrapais un de mes étudiants à mal ranger ses outils, je lui passais un savon. Mais juste un petit. J’étais la gentille, dans l’histoire, quand même. Maman Sora. Revenant à la table, j’allais m’emparer d’un nouvel objet quand la main de Peter voulut s’en emparer aussi, se retrouvant sur la mienne. Je savais qu’il ne l’avait pas fait exprès, mais sentir ses doigts sur les miens me donna une bouffée de chaleur. Comme si j’étais gelée à l’intérieur et que je ne m’en étais même pas rendue compte. Comme si mon corps n’attendait que ce contact pour recommencer à fonctionner. Mon cœur eu un raté. Il était si proche, sa main serrant la mienne doucement, ses magnifiques yeux dans les miens, la chaleur de son corps à quelques centimètres de moi. Je m’étais retournée sans m’en rendre compte, comme si mon corps avait instinctivement suivit ses propres règles, à savoir tout faire pour être proche de Peter. « Excuse-moi… » Il l’avait murmuré tout bas, comme on récite une prière. « Pour quoi? », lui répondis-je sur le même ton. Pour n’avoir pas pu protéger Allan il y a de cela cinq ans? Pour la fausse couche que j’ai faite? Pour m’avoir fait t’aimer un peu plus chaque jour? Décrochant difficilement mon regard du sien, j’allai accoter ma tête contre son torse ferme, passant mes bras autour de sa taille. Je ne savais pas si c’était la bonne chose à faire, mais c’est ce que je ressentais, ce que j’avais besoin de faire. Comme si c’était vital. « Tu n’as rien à te faire pardonner.. C’est moi, l’égoïste dans l’histoire. » Et je le crois vraiment. C’est moi qui néglige tout ceux que j’aime, ma sœur, mon chien, mes parents, lui. C’est moi qui suis en faute, et j’ai besoin de lui pour devenir meilleure.


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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Lun 12 Mar - 15:03

«Les choses ne changent pas en cinq ans, Peter. Surtout pas dans cette ville. Et puis, regarde-moi, est-ce que ma situation à changer, est-ce que j’ai réussi à oublier, à me dire que c’était terminé, que je devais tourner la page et passer à autre chose? Non, bien sûr que non. » C’est vrai que le changement n’était pas vraiment le mot d’ordre de la ville. Mais j’espérais que ça pouvait changer dans une relation. Je ne demandais pas non plus la lune, seulement un semblant de relation stable entre ma fille et moi. Je rêvais peut-être trop. J’avais trop dans l’idée des parfaites fins de films. Et Sora avait parfaitement de me sortir la vérité directement. J’avais besoin de cette remise en place pour pouvoir me mettre en tête la bonne chose à faire. Et même si je détestais l’entendre ceci, je ne pouvais pas la blâmer d’être ainsi. elle aurait dû partir d’ici, partir loin pour ne pas avoir à se rappeler de certains endroits, de certains moments… et puis, les créatures sont cesses entrain de remettre sur le tapis, la vie qui ne change pas. On en voit chaque fois plus, chaque fois des différentes comme si jamais on ne se battait pour les faire disparaître. Pourtant on se battait chaque jour un peu plus, un peu ardemment pour sauver quelques vies. Beaucoup auraient abandonné l’idée. Seulement, ce n’est pas en voyant le pire qu’on peut changer le monde. Il faut se dire qu’une petite goutte peut tout changer. Et que la notre changera peut-être un jour la notre. C’est ce que j’espère. « Je suis bien placé pour le savoir. Rien qu’à avoir les graphiques de l’organisation, j’ai l’impression de ne rien faire. Mais quoi qu’il arrive, je me battrais toujours jusqu’au bout que ce soit pour ma fille ou encore pour les habitants de Baltimore. » je fis une pause. J’avais bien entendu ce qu’elle avait dit. Je ne voyais pas les choses comme elle le faisait. De ce côté-là, elle était trop pessimiste. C’était la meilleure femme que j’avais rencontré, la plus forte, la plus battante. Elle avait ça dans les veines. « Elle changera, Soralyne. Elle changera parce que tu en es capable. Regardes-toi à veiller sur ces personnes comme si c’était tes propres enfants. Un jour, tu te rendras compte que tu mérites au bonheur comme tout le monde. » dis-je en la regardant droit dans les yeux. Je pensais vraiment ce que je disais. Même si ça pouvait paraître des paroles idiotes pour quelqu’un de l’extérieur. On me voyait comme un bourru incapable de ressentir quelque chose pour quelqu’un ou sortir des mots gentils. C’est mal me connaître. Ma carapace est seulement là pour éviter de me retrouver avec le cœur en miettes ou de montrer mes faiblesses aux créatures. Je veux paraître dur pour pouvoir ne pas succomber à la moindre conscience d’un sentiment.

«C’est une brave gosse, Peter. Je suis certaine qu’elle te rendra la pareille quand elle sera prête. Tu es un bon père pour elle, après tout. » je n’étais pas sûr qu’un jour, elle me pardonne d’avoir été aussi longtemps absent de sa vie. Une absence qui n’était pas vraiment de ma faute étant donné que je ne connaissais pas son existence. Si j’avais sû, les choses auraient été bien différentes. « J’espère qu’elle tient de sa mère pour ça. Parce que je dois dire que je ne suis pas du genre-là. » dis-je en souriant. Si elle me ressemblait, elle ne fera jamais ce pas. Vu que je n’étais même pas capable de le faire moi. J’aurais pû me montrer plus gentil, la laisser sortir dès qu’elle le désirait. Faire le naïf sur les dangers de l’extérieur. Je la surprotège et tant qu’elle sera chez moi, je ne changerais guère. Je la regardais ranger avec minutieux et rapidité. Je voulais l’aider et pas la regarder faire. Alors j’avais attrapé le truc en même temps qu’elle. Je ne pus m’empêcher de garder sa main dans la mienne pour la serrer. Sentir son contact, chose que j’aimais le plus. J’aurais pû retirer ma main, mais non. Je la gardais bien venant même caresser le dos de sa main. Je sortais un mot d’excuses sachant que je n’avais pas le droit d’agir de la sorte avec elle. «Pourquoi?» Je me sentais coupable d’aimer la même femme que mon meilleur ami. De ressentir ces trucs insensés en moi. ça n’a jamais vraiment été mon truc de piquer la copine de quelqu’un. Je ne devrais pas puisqu’il est partit. Je ne fais rien de mal. Pourtant, c’est tout comme. C’est tout comme s’il allait rentrer d’un seul coup dans le laboratoire et nous trouvait comme ça. « De me comporter de la sorte avec toi. » C’était pas très explicite mais je savais qu’elle comprendrait. Mon regard toujours dans le sien, je n’arrivais pas à le décrocher. On se perdait facilement dans les prunelles de ses yeux. je ne pensais pas qu’elle allait faire pourtant elle passa ses mains autours de ma taille posant sa tête contre mon torse. Mes bras vinrent l’envelopper, la serrant un peu plus contre moi. Je pouvais sentir son souffle chaud à travers mes vêtements. J’embrassais le haut de son crâne d’un baiser délicat. « Tu n’as rien à te faire pardonner.. C’est moi, l’égoïste dans l’histoire.» Elle n’était pas égoïste loin de là. Elle a vécu un vrai calvaire en perdant son mari et son enfant. il faut du temps pour en guérir et passer à autre chose. Si elle disait qu’elle était égoïste, elle ne savait rien de moi. J’étais l’égoïste parfait. J’avais quitté la mère d’Harper avant de rentrer dans l’armée juste parce que j’étais incapable de lui dire que je l’aimais. Et que je préférais partir au combat sans sentiments. « Égoïste, tu rigoles, j’espère. Tu as un cœur énorme. Tu as connu les pires choses et tu tiens encore debout. Peu aurait été capable de rester dans cette ville ou de se battre encore. »

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MessageSujet: Re: PETER&SORA ღ When you can't love anymore, it's hell, only hell.   Jeu 17 Mai - 21:46

« Je suis bien placé pour le savoir. Rien qu’à avoir les graphiques de l’organisation, j’ai l’impression de ne rien faire. Mais quoi qu’il arrive, je me battrais toujours jusqu’au bout que ce soit pour ma fille ou encore pour les habitants de Baltimore. » Peter avait toujours été déterminé, malgré les chiffres et les mauvais résultats que nous semblions recevoir. Il avait toujours plus cru en la situation que moi, sans aucun doute. Pas que je ne croyais pas que nous pouvions débarrasser Baltimore de toutes ces créatures, leur nombre augmentant de jours en jours peu important ce que nous nous efforcions de faire, mais je suis réaliste. Je sais que cela prendre du temps, beaucoup trop de temps. Et probablement que j'y laisserai ma vie, comme l'ont fait mon mari et mon bébé. Mais je veux y croire, plus que tout. Ce que Peter fait déjà et que j'admire en lui.


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